Trump a utilisé Game of Thrones pour faire passer un message politique, et ça ne plaît pas du tout à HBO

Tout est bon pour gagner des voix.

Ceux qui suivent l’actualité politique américaine le savent : mardi 6 novembre, des élections de mi-mandat décideront de la nouvelle majorité au Congrès américain. Traditionnellement, elles sont défavorables au parti en place. Et vu la division qu’a créée Donald Trump dans le pays, on s’attend à une vague démocrate. Tout est alors bon pour gagner des voix.

Vendredi dernier, sur Twitter, l’homme politique à la mèche blonde a encore fait des siennes, en reprenant le style graphique de Game of Thrones et en détournant la devise des Stark dans la série, le fameux "Winter is coming", par "Sanctions are coming", avec la date du 5 novembre. Le tweet en question faisait référence au fait que son administration a décidé de réinstaller des sanctions contre l’Iran, qui avait été levées suite à un accord avec Obama en 2015.

HBO a réagi dans la foulée face à cette récupération politique d’un phénomène de pop culture. Sur Twitter, le compte officiel demande : "Comment dit-on abus de marque déposée en dothraki ?" Ce n’est évidemment pas la première fois qu’une personnalité politique utilise une série culte pour faire passer un message politique, mais en tout cas, HBO n’a pas apprécié ce clin d’œil d’un goût douteux. La chaîne câblée a fait savoir à Entertainment Weekly : "Nous n’avons pas été mis au courant de ce message et nous préférerions que notre marque déposée ne soit pas utilisée à des fins politiques."

HBO peut-elle vraiment attaquer Donald Trump pour cela ? Vu l’utilisation du conditionnel dans le communiqué, c’est peu probable. En attendant, les filles Stark ont aussi tenu à faire savoir leur désapprobation. Sophie Turner a réagi par un "Ew" dégoûté, tandis que sa pote Maisie Williams a, elle, répondu par une réplique de son personnage, Arya Stark : "Not today." Clairement, si Donald Trump devait se balader quelque part dans Game of Thrones, ce serait dans la peau d’un Lannister. Et on sait qu’une fille qui n’a pas de nom en aurait alors après lui.