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Nos 10 épisodes de séries préférés de l'année 2016

Ils nous ont émus, époustouflés, poussés à réfléchir, fait marrer ou pleurer... Ces épisodes ont marqué, d'une façon ou d'une autre, l'année sérielle qui vient de s'écouler.

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Si les créations prestigieuses des grandes chaînes câblées ont souvent les honneurs des traditionnels tops de fin d'année, dont le nôtre, toutes les séries, même les plus anodines ou confidentielles, peuvent avoir des moments de grâce. À la grande loterie des "meilleurs épisodes de 2016", tout le monde a sa chance, sans distinction de chaîne, de budget de production, de genre... C'est beau.

Du coup, notre classement reflète cette diversité : on y retrouve, parmi les morceaux choisis, des épisodes épiques, des moments de comédie qui flirtent avec le drame de la plus belle des façons, des sommets de délicatesse et d'émotion, du blockbuster nerveux, de l'audace ou du cynisme. Voici donc, sans plus attendre, notre top 10 des meilleurs épisodes de l'année !

#1 BoJack Horseman : "Fish out of Water" (S03E04)

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Voilà un épisode qui capture parfaitement toute l'essence de la série animée de Netflix. En se rendant bon gré mal gré à un festival sous-marin, BoJack Horseman trouve le prétexte idéal à un épisode entièrement muet. Incapable de communiquer, notre héros se prend sa solitude en pleine face. Par un concours de circonstances, il devient le père de substitution d'un bébé hippocampe tandis que le spectateur est invité dans la bulle de BoJack, dans son introspection. C'est non seulement l'épisode le plus audacieux, délicat et maîtrisé de l'année selon nous, mais c'est également à ce jour le meilleur de la série.

#2 Game of Thrones : "The Winds of Winter" (S06E10)

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Ce n'est pas parce qu'on a une relation compliquée avec Game of Thrones qu'on ne sait pas reconnaître du grand spectacle quand on nous l'agite sous le nez. Et si cette saison a fait couler beaucoup d'encre, entre le retour de Jon Snow et sa Bataille des Bâtards, c'est véritablement au moment du final que la série nous a laissés pantois. Un épisode qui signe enfin la revanche des femmes, de la plus spectaculaire des façons (enfin... sauf pour Margaery). Game of Thrones a ce don de nous entourlouper sur 8 ou 9 épisodes, pour enfin nous mettre K.O. avec un feu d'artifice (au sens propre comme au figuré) d'action, de twists, d'effets spéciaux et d'enjeux absolument colossaux qui se mettent en place. "The Winds of Winter" est un concentré de ce que la série fait de mieux.

#3 Fleabag : (S01E06)

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Vous prendrez bien un petit uppercut en plein dans le palpitant ? Parce que c'est l'effet qu'a provoqué en nous ce final, d'une justesse folle, de Fleabag. Phoebe Waller Bridge, créatrice et interprète principale, a joué avec le cerveau et le cœur de ses téléspectateurs. On pensait s'être embarqués dans une comédie irrévérencieuse comme seuls les Anglais savent les faire, et sans prévenir, on s'est retrouvés pris au piège de cette confession télévisuelle. Véritable testament d'une femme qui donne l'impression de tout savoir, mais qui s'avère totalement paumée et dévastée par le décès de sa meilleure amie, Fleabag nous assène le coup de grâce dans son final où tout se met en place et révèle la supercherie. On n'en sort pas indemne.

#4 You're the worst : "Twenty-two" (S03E05)

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Ce n'est pas la désavouer que de dire que la plus grande force de You're the worst réside dans ses personnages secondaires : Lindsay (Kether Donohue) et Edgar (Desmin Borges). Les sidekicks des imbuvables mais tordants Jimmy et Gretchen leur volent souvent la vedette. Et justement, cet épisode vient percer le vernis "comédie" pour atteindre la couche "drama". Edgar, l'ancien soldat revenu d'Afghanistan, souffre de PTSD (syndrome post-traumatique) dont sont bien trop souvent victimes les vétérans. Ses amis ne le remarquent même pas, mais Edgar est en souffrance et chaque jour qui passe est autant une victoire qu'une épreuve. Un épisode poignant, centré sur un personnage incroyablement attachant.

#5 The Night Of : "The Beach" (S01E01)

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The Night Of a peut-être raté sa sortie, mais son entrée en la matière, elle, est exemplaire. Un premier épisode qui est parfaitement dans son rôle et remplit tous les critères : introduction du héros, check. Caractérisation de ce héros : check. Mise en place des enjeux dramatiques : check. Instaurer le doute : check. Mais au-delà d'une réussite formelle, on entrevoit les prémices d'une grande série. À travers le dédale, les détails qui nous parviennent de la nuit où tout a commencé sèment le trouble. Mais aussitôt après, la seule présence de Naz à l'écran, interprété par Riz Ahmed, fait tomber nos résistances tant le jeune homme paraît chétif, doux, honnête, bref : innocent.

#6 Black-ish : "Hope" (S02E16)

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La marque des grandes comédies, c'est de pouvoir utiliser leur meilleure arme, l'humour, pour évoquer des sujets de société sérieux. Black-ish, sous ses airs de sitcom familiale tout ce qu'il y a de plus classique, a su subvertir à plusieurs reprises l'espace qu'on lui offrait pour discuter de sujets d'actualité loin, très loin des frivolités d'Hollywood. Dans "Hope", les Johnson confrontent tour à tour leurs visions des choses sur une thématique forte et terriblement contemporaine : être noir en 2016, qu'est-ce que ça implique ? Dans cet épisode quasiment tourné en huis-clos, notre belle famille parle de racisme, des violences policières, de la présidence d'Obama (le fameux "espoir" du titre)... Un beau morceau de bravoure pour une série trop souvent ignorée (et qui, hélas, ne sera probablement jamais diffusée chez nous).

#7 Black Mirror : "San Junipero" (S03E04)

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Que n'a-t-on déjà dit sur "San Junipero" ? S'il se distingue autant des autres épisodes, c'est parce qu'en plus d'avoir la pertinence et la vivacité d'écriture auxquelles nous a habitués Black Mirror, c'est un épisode qui tranche résolument avec le ton pessimiste et alarmiste des précédents. Bien sûr, il est triste. Mais il est beau aussi, et on sent poindre à l'horizon une lueur d'optimisme ou, du moins, de douce résignation. Débarrassée de la critique technologique, "San Junipero" est avant tout une histoire d'amour, celle de deux femmes qui se donnent rendez-vous à l'infini, dans un monde imaginaire créé de toutes pièces où rien ne peut plus leur arriver.

#8 Girls : "The Panic in Central Park" (S05E06)

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La série de Lena Dunham nous a tous surpris cette saison, en sortant un peu des rails. Cet épisode choisit de se concentrer sur Marnie, probablement la plus irritante des héroïnes, et réussit le prodige de la rendre incroyablement attachante en l'espace d'une trentaine de minutes. Lorsqu'elle réalise que son mariage n'est déjà plus que l'ombre de ce qu'il était, c'est comme un voile qui se lève devant ses yeux. Au lieu d'être paumée, Marnie va, pour la première fois de sa vie d'adulte, lâcher prise. Elle rencontre alors l'ancien amour de sa vie, Charlie, et constate qu'il a radicalement changé. Marnie a cette tendance à tout idéaliser pour éviter d'affronter les problèmes qui la feraient se remettre en question. Mais cette fois-ci, elle reçoit l'Épiphanie qu'elle attendait. En anglais, on appelle ça un "reality check". Ça pique, mais c'est beau.

#9 Veep : "Mother" (S05E04)

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La cinquième saison de Veep a du faire face à un défi majeur : c'était la première sans son showrunner et créateur Armando Iannucci. Quand le capitaine quitte le navire, surtout quand le navire en question est le fleuron de la comédie US, ce n'est jamais un bon présage pour la suite. Pourtant, David Mandel, son successeur, a fait un travail exemplaire et on n'y a vu que du feu ! Pour cet épisode en particulier, notre désespérante et désespérée Selina Meyer va vivre un ascenseur émotionnel sans précédent, sur deux fronts distincts : elle perd sa mère (d'où le titre), et la présidence lui glisse entre les doigts. Pire, c'est elle qui doit prendre la décision de débrancher celle qui lui a donné a vie et avec laquelle elle a toujours eu une relation compliquée. Le résultat est un mélange acide d'humour noir, de cynisme et d'une ambition qui ne saurait souffrir d'aucune contrariété. Tout simplement brillant.

The OA : "Invisible Self" (S01E08)

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La première saison toute entière était un mystère... que l'on n'est pas sûr d'avoir élucidé, même après avoir vu cet ovni en huit parties. Le final de The OA, nouveauté Netflix sortie en catimini et sans annonce, fait l'effet d'une gifle puis d'une caresse suivie d'une autre gifle, avant de nous souffler doucement sur la joue pour calmer le tout. Une scène en particulier se distingue, dans les toutes dernières minutes. Elle y mêle le contexte douloureusement familier des fusillades dans les lycées, et une chorégraphie façon Maddie Ziegler dans les clips de Sia. Mais qu'est-ce que l'on vient de voir ? Un drame sur la jeunesse désillusionnée ? Une fable métaphysique ? Une série SF et fantastique sur les expériences de mort imminente ? Oui. Tout à la fois. Et cette dernière danse du cygne, dont on n'a pas encore décidé si c'était totalement grotesque ou d'une poésie absolue, résume assez bien la stupéfaction dans laquelle nous a laissés The OA.