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De Suburra à The Last Kingdom, 5 pépites européennes à découvrir sur Netflix

Parce que les séries sont la meilleure méthode pour apprendre une nouvelle langue.

© Netflix

OK, oui. Quand on évoque Netflix, on pense forcément à Stranger Things ou Orange Is the New Black, deux gros cartons de la plateforme… venant tout droit des États-Unis. Mais Netflix, c’est aussi des productions plus discrètes, importées des quatre coins de notre continent européen. Voici cinq pépites à dévorer d’urgence.

Suburra (Italie)

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Vous avez dévoré Gomorra et vous êtes en manque de séries sur la mafia italienne ? Pas de panique, Netflix a pensé à vous avec cette série qui, comme sa grande sœur, est d’abord un livre (de Carlo Bonini et Giancarlo De Cataldo, sorti en 2013) qui a aussi donné lieu à un film, réalisé par Stefano Sollima en 2015. Pour couronner le tout, ce réalisateur a aussi œuvré sur la série Gomorra. On a donc vite fait de comparer les deux, sauf que Suburra s’intéresse à la criminalité romaine, de la mafia aux gangs locaux, en passant par l’implication du gouvernement et de membres du Vatican.

L’intrigue se centre sur l’alliance improbable entre trois jeunes hommes ambitieux venus de milieux très différents. Ils vont s’unir pour faire chanter un membre du Vatican avec, en toile de fond, la lutte pour une ville côtière près de Rome, où clubs et casinos vont se monter. Au programme : jeux de pouvoir, règlements de comptes ultraviolents et explosion du noyau familial. On a un petit faible pour le personnage de Spadino Anacleti, un jeune mafieux d’origine gitane, incarné par Giacomo Ferrara, qui tente de s’imposer dans son milieu tout en luttant avec son homosexualité refoulée. Les amateurs de séries sur l’univers de la mafia devraient y trouver leur compte. Netflix en tout cas n’a pas tardé à renouveler Suburra pour une saison 2.

The Last Kingdom (Royaume-Uni)

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Avis aux amateurs de drames historiques. The Last Kingdom nous plonge dans les tourments de l’Angleterre en 866 après Jésus-Christ, alors divisée en différentes régions. La Northumbrie est en proie à des raids de Vikings qui pillent, violent et kidnappent des Anglo-Saxons sans vergogne. Un jour, le jeune Uhtred est enlevé par les Scandinaves et sera élevé en personne par le roi des guerriers nordiques, un certain Ragnar. Des années plus tard, Uhtred se retrouve tiraillé entre ses origines saxonnes et l’amour pour ses frères vikings.

Cette adaptation anglaise du recueil de romans historiques The Saxon Stories de Bernard Cornwell (HarperCollins, 2015) offre un nouveau point de vue sur la mythologie scandinave. Moins violente que Game of Thrones, plus sérieuse dans son traitement factuel que Vikings, elle se positionne parfaitement entre les deux mastodontes comme une série bien produite sur un combat pour l’identité. Avec ses joutes à l’épée sanglantes, ses discours épiques et le charisme d’Alexander Dreymon (American Horror Story), The Last Kingdom tient toutes ses promesses d’outsider.

Las Chicas Del Cable (Espagne)

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Netflix l’a transformée pour nous, pauvres Français, en Les Demoiselles du téléphone, mais franchement, avouez que Las Chicas Del Cable, c’est plus fun à prononcer ! Et plus authentique puisque cette série se déroule dans les années 1920, et suit la trajectoire d’une poignée de jeunes femmes fraîchement embauchées dans la plus grande compagnie de téléphone de Madrid. Le personnage central, Alba (Blanca Suárez), est empêtré dans un chantage avec un fonctionnaire espagnol. Elle débarque dans cet univers contrainte et forcée, avec tous ses secrets. Elle y trouvera, contre toutes attentes, des amies fidèles, prêtes à beaucoup pour lui sauver la peau.

Si vous n’avez jamais visionné une série espagnole, autant vous prévenir tout de suite, elles ne font en général pas dans la dentelle dans le genre historique. On se souvient des intrigues soapesques de Gran Hotel, le Downton Abbey local. Ici, on a affaire à un Mad Men beaucoup moins subtil, qui mélange joyeusement un vrai engagement féministe et un romantisme à l’eau de rose complètement désuet. Le tout sur une musique pop surprenante. Alors, il faut aimer le mélange des genres, mais si le genre du soap ne vous rebute pas, et que vous êtes sensible aux thématiques féministes (travailler seule à Madrid dans les années 1920, faire face à un mari violent qui veut vous empêcher de travailler, etc.), laissez-vous emporter par les histoires de ces héroïnes attachantes. La série fonctionne en tout cas très bien, puisqu’une troisième saison doit arriver en avril sur Netflix.

Bonusfamiljen (Suède)

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Renommée Notre grande famille en version française, cette dramédie suédoise fait les présentations avec Patrick et Lisa, des trentenaires qui tombent raides dingues l’un de l’autre et fondent une nouvelle famille… composée de leurs familles respectives déjà existantes. Comme beaucoup de couples contemporains, ils ont eux-mêmes des enfants d’unions précédentes et d’anciens conjoints toujours présents dans leur vie.

En somme, Bonusfamiljen s’intéresse à la notion de famille recomposée et établit un portrait tantôt désopilant, tantôt larmoyant, de ces familles 2.0. La bonne nouvelle, c’est qu’une saison 2 a d’ores et déjà été diffusée dans son pays d’origine et ne devrait pas tarder à débouler sur Netflix.

Grenseland (Norvège)

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Fraîchement débarquée sur la plateforme, Borderliner (le titre choisi à l’international) s’inscrit dans la droite lignée des drames nordique néonoirs. On y retrouve Tobias Santelmann (Ragnar dans The Last Kingdom, également présente dans notre liste, tiens, tiens) dans la peau de Nikolai, un détective de police poussé dans ses retranchements. Suite à une sordide affaire, celui-ci est amené à maquiller une scène de crime pour protéger sa famille, ce qui va lui attirer bien d’autres ennuis dans la foulée.

En clair, si vous êtes un adepte de thrillers haletants à l’atmosphère pesante et à l’esthétique sombre mais soignée, Grenseland est faite pour vous.