Toutes les références cachées dans la saison 4 de Black Mirror, épisode par épisode

Plus que jamais, Black Mirror a confirmé l’interconnexion de ses volets dans sa quatrième saison fraîchement débarquée.

Depuis que les saisons de Black Mirror s’accumulent, les médias s’évertuent à vouloir faire avouer à son créateur que les épisodes de son anthologie sont reliés les uns aux autres. Or, avec son aura de mystère légendaire, Charlie Brooker s’obstinait jusqu’ici à esquiver cette question, sans jamais confirmer ou nier l’interconnexion de ses épisodes. Désormais, ça y est ! Avec la mise en ligne de sa quatrième salve sur Netflix, le show britannique a (enfin) prouvé que chaque chapitre peut être associé aux autres. Pour vous faciliter la tâche, on a décrypté les épisodes de cette saison 4 pour en dénicher les moindres easter eggs.

"USS Callister"

En plus de se payer des caméos plutôt cool en loucedé, le premier volet de cette saison possède son lot de clins d’œil que seuls les puristes de Black Mirror ont pu déceler. Dans le jeu vidéo de science-fiction auquel joue Robert Daly, le protagoniste de l’épisode, deux planètes fictives sont mentionnées : Skillane IV et Rannoch. La première fait référence à Victoria Skillane, le personnage central de "Black Bear" (saison 2, épisode 2), alias la criminelle vouée à répéter la même journée en boucle pour le divertissement d’inconnus qui la torturent.

© Netflix

Quant à Rannoch, ce nom renvoie à Iain Rannoch, le complice de Skillane qui est mentionné dans le même chapitre. Pour pousser le vice un peu plus loin, le nom de Rannoch a également été évoqué dans l’épisode "Hated in the Nation" (saison 3, épisode 6), tandis que le détective Coulson assure avoir travaillé sur son cas.

"USS Callister" met aussi en images Robert Daly en train de boire une brique de lait, dont la marque n’est autre que Raiman’s Milk. Raiman est en réalité le patronyme du personnage de Hunter, apparu dans l’épisode "Men Against Fire" de la saison 3, qui a d’ailleurs mentionné que sa famille possédait une ferme. En parallèle, on note que la série favorite de Robert s’intitule Space Fleet et serait disponible sur Netflix. Un clin d’œil assez explicite à la plateforme de streaming états-unienne qui a racheté Black Mirror en cours de route.

"Arkangel"

Ce n’est pas vraiment un easter egg, mais il semble nécessaire de remarquer que la technologie mobilisée dans cet épisode fait étrangement écho à celle retrouvée dans "Men Against Fire", où des soldats voient leur vision brouillée, percevant leurs cibles comme de véritables monstres. Ici, un procédé quasi similaire est employé, alors que la jeune Sara voit par exemple un chien qui aboie et pourrait l’effrayer se faire flouter. Cette référence est d’autant plus mise en exergue alors qu’un clip de "Men Against Fire" est montré à la jeune Sara lorsque la scientifique montre à sa mère les effets de l’implant.

© Netflix

Un autre indice caché dans cet épisode se trouve dans la chambre de Sara alors qu’elle est désormais adolescente. On y trouve un poster de Tusk, un rappeur fictif qui avait été pris pour cible par les abeilles tueuses du chapitre "Hated in the Nation". Enfin, on notera une référence discrète à l’épisode "The Waldo Moment", quand Marie accompagne sa fille au parc de jeux, équipée d’une lunchbox à l’effigie dudit Waldo.

"Crocodile"

Alors qu’elle se trouve dans sa chambre d’hôtel et qu’elle doit couvrir le meurtre de son ami, Mia, l’héroïne de l’épisode, décide de mettre du porno en fond pour que cela lui serve d’alibi. Avant de sélectionner un film d’Erika Lust (qui, coïncidence ou non, a son propre docu-série sur Netflix), Mia fait défiler plusieurs titres disponibles en visionnage. Parmi les noms qui passent sur l’écran, on repère un film appelé Best of Wraith Babes, qui n’est autre que le porno dans lequel a joué Abi, le personnage principal dans "Fifteen Million Merits" (saison 1, épisode 2), après avoir été évincée de Hot Shots.

© Netflix

À un autre moment, Mia brûle un article publié dans un journal appelé UKN Online, qui s’avère être la chaîne de télé fictive présentée dans le tout premier volet de Black Mirror, "The National Anthem". Enfin, on assiste à une livraison de pizzas par la compagnie Fences, qui apparaît aussi dans "USS Callister".

"Hang the DJ"

© Netflix

Le quatrième épisode de cette nouvelle saison est probablement le plus pauvre en références cachées, étant donné qu’il n’y en a… aucune. On peut tout de même préciser que l’application de rencontres présentée dans ce volet est également repérée dans l’épisode "USS Callister". En effet, Elena, la secrétaire blasée de la société Callister, passe son temps à swiper sur cette appli pour, on suppose, trouver le grand amour.

"Metalhead"

© Netflix

Ce chapitre n’est pas non plus des plus fournis. On repère tout de même qu’une carte postale renvoyant à "San Junipero" (saison 3, épisode 4) est visible dans un tiroir, alors que Maxine, le personnage central, fouille une baraque. Le lien avec cet épisode est encore davantage souligné par l’immatriculation d’un véhicule, lequel arbore les lettres TCKR. Celles-ci renvoient à la compagnie du même nom qui est derrière l’eldorado virtuel de San Junipero.

"Black Museum"

Pas de place au doute, "Black Museum" est indubitablement l’épisode le plus étoffé en matière de clins d’œil, à tel point qu’on espère n’en avoir raté aucun. Arrivant dans l’antre bien glauque de Rolo, la jeune Nish observe avec fascination les multiples artefacts de ce musée atypique. On reconnaît alors les outils technologiques au cœur de nombreux épisodes de Black Mirror : une abeille robotique issue de "Hated in the Nation", la tablette fracassée de "Arkangel", le scanner d’ADN provenant de "USS Callister", la baignoire criblée d’hémoglobine dans "Crocodile", le masque de ski utilisé dans "White Bear"…

© Netflix

On reconnaît également, dissimulés en arrière-plan, le jeu vidéo troublant de "Playtest", puis l’homme pendu qu’on avait déjà aperçu dans "The National Anthem", et enfin une image projetée en grand écran de Victoria Skillane, la tueuse d’enfant de "White Bear".

Ce volet de l’anthologie comprend plusieurs micro-histoires imbriquées. La première, celle d’un chirurgien devenant fou à cause d’un implant, contient une petite référence : les souris de laboratoire du protagoniste s’appellent Kenny et Hector, qui s’avèrent être aussi les prénoms de personnages dans l’épisode de la saison 3, "Shut Up and Dance". Dans une autre histoire séparée, le personnage de Jack feuillette un roman graphique, retraçant vraisemblablement les événements de l’épisode "Fifteen Million Merits".

© Netflix

Enfin, le dérangé Rolo Haynes évoque son ancien employeur, en l’occurrence St. Juniper, qui renvoie bien évidemment à "San Junipero" (même les plus hispanophobes ont dû le deviner). Si la référence était trop subtile, l’épisode se charge de clarifier les choses, en précisant que Rolo bossait pour TCKR, la boîte ayant développé la technologie de San Junipero.

La saison 4 de Black Mirror est disponible dès maintenant sur Netflix en intégralité.