Bryan Cranston revient sur sa réplique préférée dans Breaking Bad (et ce n’est pas "I am the danger")

Ni "Say my name", ni même "I am the one who knocks"

© AMC

Pour célébrer les dix ans (déjà !) de la série culte Breaking Bad, Entertainment Weekly a réuni une très grande partie du casting. Aaron Paul, Giancarlo Esposito, Anna Gunn et le reste de la clique en ont profité pour poser dans un décor reconstitué d’Albuquerque ou se prêter au jeu des interviews retour dans le temps. À cette occasion, la star de la série, Bryan "Heisenberg" Cranston, est revenue sur des points précis de l’intrigue. Après avoir confessé sa scène préférée, il dévoile au magazine sa réplique favorite.

"Say my name" dans l’épisode 7 de la saison 5, "I am the danger" et "I am the one who knocks" dans l’épisode 6 de la saison 4, "Stay out of my territory" dans l’épisode 10 de la saison 2… On ne compte plus le nombre de punchlines délivrées par Walter White. S’il semblait évident que son interprète pencherait pour l’une de ses célèbres répliques, aujourd’hui inscrites au panthéon du mème et du gif, il n’en est finalement rien. Bryan Cranston a opté pour une phrase très personnelle et assez surprenante, qui tient en deux petits mots : "Tread lightly".

Le passage en question sorti de son contexte, il est difficile de se le remémorer. Il s’agit d’une discussion intense entre Hank et Heisenberg dans l’épisode "Blood Money" de la saison 5, qui se déroule dans le garage des Schrader. La scène survient peu après la terrible découverte de l’agent de la DEA, qui comprend que son beau-frère est en réalité un baron de la drogue impitoyable.

"C’est son credo"

"Je ne sais pas qui tu es… qui est l’homme qui se tient devant moi", lance Hank à Walter pendant la séquence. Ce à quoi le criminel répond : "Si c’est la vérité, si tu ne sais pas qui je suis, alors le mieux serait peut-être d’agir avec prudence" (le fameux "tread lightly"). Bryan Cranston y va alors de sa petite anecdote pour justifier ce choix, et expliquer pourquoi c’est cela qu’il écrit le plus souvent sur les demandes d’autographe : "Tout d’abord, c’est seulement deux mots donc ça s’écrit vite. Je l’avoue, j’apprécie l’aspect expéditif, économique de la chose. J’aime la concision en général".

Puis l’acteur poursuit : "C’est son credo. À bien des égards, il était très prudent, surtout quand il marchait sur des œufs. Il ne suivait pas cette devise quand il échouait, par exemple, quand il a tiré sur Mike. C’était très émouvant. Il y a aussi son orgueil démesuré qui entre en jeu, comme la fois où il dit à Jesse : 'J’ai vu Jane mourir'. Ce n’était pas nécessaire d’être aussi cruel et brutal à ce moment-là. Il ne suit pas ce credo quand il se retrouve dans les pires situations".