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Charlottesville : Jeffrey Dean Morgan monte au créneau avec véhémence contre Donald Trump

Ou quand Negan menace de donner un coup de batte au président des États-Unis.

Depuis quelques jours, la petite bourgade de Charlottesville, située dans le sud conservateur des États-Unis, est au centre de toutes les attentions. Ce n’est pas à cause de sa prestigieuse université ou de Monticello, l’ancienne demeure de Thomas Jefferson, mais pour des raisons bien plus sombres et dramatiques. Une violente manifestation de l’extrême droite républicaine, notamment composée de membres du Ku Klux Klan et de néonazis, a tourné au drame après le décès d’une opposante antiraciste. Le problème, c’est que l’actuel président des États-Unis a une position plus qu’ambiguë sur ce rassemblement de haine.

Au lieu de condamner ces actes racistes, Donald Trump a préféré accuser les deux camps, comme l’explique très bien cet édito du Monde, mettant sur le même pied des extrémistes de droite et de gauche (comprenez les antiracistes, non de véritables démocrates progressistes). Rapidement, de nombreux acteurs, réalisateurs et talents d’Hollywood ont haussé la voix pour dénoncer les paroles transgressives du président, mais aucune prise de position n’a été plus tonitruante que le tweet de Jeffrey Dean Morgan, l’interprète de Negan dans The Walking Dead.

Traduction : "Va te faire foutre. Sérieusement. Va te faire foutre pour tout. Et aujourd’hui ? Va te faire foutre pour nous obliger à devoir expliquer le racisme à nos enfants."

Sur ce cri du cœur, on croirait véritablement entendre le leader des Sauveurs s’exprimer, lui aussi spécialiste des "f-bombs". Derrière ses injures, Jeffrey Dean Morgan souligne toutefois un point important, la banalisation terrifiante du racisme aux États-Unis. Les faits devraient bien entendu être fermement condamnés par le chef de l’État, lequel reste protégé par la notion de liberté d’expression.

Mais au lieu de s’interroger sur ces questions, et rendre un véritable hommage à Heather Heyer, l’opposante tuée lors des manifestations, Donald Trump a préféré mettre en concurrence les "alt-right" avec les "alt-left", tout en concédant tout de même que "le racisme [était] le mal". Sans déconner, ça serait pas aussi évident qu’un zombie dans The Walking Dead ?