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Du Caméléon à Buffy, la regrettée Trilogie du samedi en huit séries

Parce que La Trilogie du samedi était la soirée incontournable des sériephiles des années 1990-2000. Bonjour le coup de vieux.

C’est bon, le générique est dans votre tête ? Ne nous remerciez pas et replongez-vous dans l’ambiance sombre et mystérieuse de la Trilogie du samedi. M6 avait pour habitude de consacrer ses soirées du samedi aux séries américaines de science-fiction. Après avoir tâté le terrain auprès de son public, en diffusant quelques épisodes de X-Files et des Contes de la crypte en 1995, la petite chaîne qui monte sent le bon filon et décide de lancer Les Samedis fantastiques l’année suivante.

Après ce premier essai concluant, M6 adapte le format américain “Thrillogy” de NBC et la case est renommée "La Trilogie du samedi" à partir de décembre 1997 avec les séries Le Caméléon, Dark Skies : L’Impossible Vérité, Profiler et The Sentinel. L’émission, faisant la part belle aux séries fantastiques, connaît un véritable succès auprès des sériephiles de l’époque et devient vite une soirée incontournable.

La Trilogie du samedi aura fait connaître pas moins de cinquante séries au public, dont certaines devenues cultes aujourd’hui. Malheureusement pour nous, la soirée plateau télé de M6 s’achève en 2008, avec des audiences en berne. Les derniers choix de la chaîne en matière de séries, laissant clairement à désirer, ont eu raison de la case, qui a disparu sans laisser de trace, dans l’indifférence la plus totale.

Buffy contre les vampires (1997-2003)

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On doit l’apparition de notre super-héroïne préférée, vêtue de cuir et toujours armée d’un pieu, à Joss Whedon. Étudiante le jour et tueuse de vampires la nuit, l’ange gardien de Sunnydale consacre sa vie à la chasse aux démons. Aidée par le Scooby Gang, avec Alex, Willow, Giles et compagnie, Buffy doit aussi affronter les problèmes que rencontre tout adolescent de son âge : les cours, les histoires d’amour, l’avenir, le bal de promo…

Pendant sept saisons, elle affronte vampires, démons et autre déesse, enchaîne les histoires de cœur vouées à l’échec et les aléas de la vie d’adolescente, puis d’adulte. On n’oublie pas, bien sûr, la mort de Joyce Summers, l’un des moments les plus déchirants de la série. Mais surtout, Buffy a été l’héroïne la plus badass du petit écran, symbole d’un incroyable empowerment féminin. Seulement, une question nous taraude toujours malgré l’arrêt de la série : team Angel ou team Spike ?

Alias (2001-2006)

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© ABC

Créée par J. J. Abrams, Alias raconte l’histoire de la jeune étudiante Sydney Bristow, qui doit jongler entre plusieurs vies. Elle travaille pour le SD-6, qu’elle pense être une division secrète de la CIA. Mais lorsqu’elle découvre que cette agence est en fait un ennemi, elle finit par jouer les agents doubles avec la CIA pour mieux détruire la SD-6 de l’intérieur. Son fiancé tué par son ancien patron, Sydney n’a plus rien à perdre et sa vie va devenir bien plus compliquée qu’elle ne l’était déjà.

Interprétée brillamment par Jennifer Garner, Sydney est passée maître dans l’art du camouflage en revêtant costumes et autres perruques afin de mener ses missions à bien. On se souvient de sa fausse tignasse rouge et de ses scènes de combat maîtrisées. Et surtout, on dégoulinait d’amour devant son histoire en dents de scie avec Vaughn.

Charmed (1998-2006)

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© The WB

Qui n’a jamais rêvé de se découvrir tout à coup des pouvoirs extraordinaires ? Les sœurs Halliwell en font l’expérience lorsqu’elles se retrouvent réunies dans la maison de leur grand-mère à San Francisco. Mais qui dit sorcière dit forcément démons à combattre, et c’est toujours la même histoire dans la lutte entre le bien et le mal. Avec l’aide de leur être de lumière, Léo, et du précieux Livre des Ombres, Prue, Piper et Phoebe vont user d’incantations et de potions afin de venir à bout des forces du mal, contrôlées par la Source.

Avec une vie déjà bien remplie, les sœurs Halliwell ne peuvent malheureusement pas user du pouvoir des trois pour régler leurs problèmes personnels. Après la disparition de Prue, les scénaristes nous sortent une quatrième sœur de derrière les fagots, Paige, afin de poursuivre l’enchaînement de situations rocambolesques pour le clan de sorcières jusqu’à un grand happy ending. Mais avec le recul, on se rend compte qu’Aaron Spelling nous a quand même produit des effets spéciaux bien cheap.

Le Caméléon (1996-2000)

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© NBC

Vous avez été traumatisés par le Centre, qui emprisonnait des petits génies pour leur infliger des simulations et autres expériences secrètes ? Nous aussi. Heureusement, l’un d’entre eux, appelé Jarod, s’en échappe, après trente-trois ans de captivité (quand même !), et décide de devenir un justicier. Traqué par mademoiselle Parker, le Caméléon arrive toujours à déjouer les pièges du Centre grâce à son intelligence hors norme.

Son surnom lui vient de sa faculté à se fondre dans n’importe quel milieu, pour se cacher de ses ennemis. Alors qu’il tente tant bien que mal de comprendre les codes et les normes de la société, qu’il n’a jamais connus, Jarod est aussi en quête de la vérité sur son passé, avec l’aide du psy Sydney. Tout un programme.

Smallville (2001-2011)

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© The WB

Alors qu’une pluie de météorites s’abat sur Smallville, en 1989, les Kent, un couple de fermiers, découvrent un enfant de trois ans dans un vaisseau extraterrestre. Ils vont le recueillir et l’élever comme leur propre enfant. Comme tout bon alien, Clark essaie de vivre une vie normale en essayant de cacher ses pouvoirs à ses amis Lana, Pete et Chloé et surtout au dangereux Lex Luthor.

Avant d’accomplir sa destinée et d’arracher son tee-shirt pour devenir Superman, au bout d’une dizaine de saisons tout de même, Clark va perfectionner ses abdos et aussi devenir journaliste au Daily Planet pour travailler avec une certaine Loïs Lane, après des années mouvementées au lycée. Le super-héros, à la coupe de cheveux douteuse, doit aussi se battre contre de redoutables ennemis tout en essayant au maximum d’éviter la kryptonite.

Roswell (1999-2002)

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Comme son nom l’indique, la série prend place à Roswell, dans le Nouveau-Mexique, où une soucoupe volante s’est prétendument crachée en 1947. En sont sortis trois adolescents, Max, Isabel et Michael, qui ont réussi à se fondre dans la masse et à mener une existence humaine tranquille. Mais les complications arrivent lorsque Max utilise ses pouvoirs pour sauver Liz, une lycéenne qui ne le laisse pas indifférent.

Les aliens vont pouvoir compter sur son aide et celle de Maria afin de protéger leur véritable identité des autres et surtout de la police. Bien sûr, la série n’échappe pas aux clichés des teen drama avec son lot d’histoires d’amour, de problèmes adolescents et de trahisons que la naïve Liz note dans son journal intime. Surtout, impossible de passer à côté de la musique du générique, "Here With Me" de Dido, qui a bercé bon nombre d’adolescents à l’époque de la diffusion de la série.

Stargate SG-1 (1997-2007)

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© Showtime

La série de science-fiction a été créée suite au film Stargate : La Porte des étoiles de Roland Emmerich et ce bon vieux colonel Jack O’Neill est toujours au cœur de l’intrigue. Son équipe et lui doivent garder la fameuse porte des étoiles, une sorte de portail spatio-temporel, faite d’effets spéciaux douteux, et qui séparent plusieurs univers. Le commando l’utilise souvent pour découvrir de nouveaux mondes et des civilisations lointaines.

Le général Hammond, le colonel O’Neill et le reste de l’équipe sont souvent confrontés à leurs pires ennemis, les Goa’ulds, lors de leurs expéditions. Oui, oui, il s’agit bien du nom donné à cette race d’extraterrestres parasites. Ne me demandez pas d’où ça sort. Mention spéciale aussi à Teal’c, qui faisait un peu flipper avec sa voix rocailleuse et son autocollant doré sur le front.

Dark Angel (2000-2002)

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À l’instar du Caméléon, la jeune Max Guevara s’est échappée d’un centre militaire, le Manticore, avec onze autres enfants génétiquement modifiés. Quelques années plus tard, la jeune femme, inséparable de sa moto, est exilée à Seattle, alors que les États-Unis sont devenus un pays sous-développé suite à une attaque terroriste qui a détruit l’ensemble des systèmes informatiques. Se servant de ses facultés physiques et de son intelligence hors du commun, Max tente de retrouver ses collègues qui ont fui Manticore avec elle, avec l’aide de Logan, un cyber-journaliste.

La série a révélé la jeune Jessica Alba et un certain Jensen Ackles, qu’on verra plus tard dans Supernatural. Malgré son héroïne badass et son style rappelant 1984, Dark Angel n’aura tenu que deux petites saisons. Dommage.

Les samedis soir des années 1990 et 2000 ont été rythmés par des séries qui, certes, se ressemblent, mais qui ont inspiré les teen drama d’aujourd’hui. Bien sûr, la liste est très loin d’être exhaustive et la case de M6 a vu passer d’autres shows inoubliables (ou pas) tels que Bones, Dead Zone, Freaky Links, Hex : La Malédiction, Jake 2.0, John Doe, Kyle XY, Medium, Missing : Disparus sans laisser de trace, Mutant X, Mysterious Ways : Les Chemins de l’Étrange, Nick Cutter et les Portes du temps, Numb3rs, Tru Calling : Compte à rebours et bien d’autres encore.

La Trilogie du samedi a bercé l’enfance et l’adolescence de toute une génération et les millennials gardent un souvenir mémorable de leurs samedis soir passés devant M6 à avaler plusieurs épisodes de leurs séries préférées, lançant la carrière de nombreux acteurs et actrices. À l’ère de la Peak TV et avec la profusion de plateformes de vidéos à la demande, beaucoup de sériephiles ont délaissé le poste de télévision. Pourtant, une soirée entière, faite pour nous, manque au paysage audiovisuel français actuel, croulant sous les rediffusions de procedural américains. Reviens, Trilogie du samedi.