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Des Razmoket à Code Lyoko, les années jeunesse de France 3 en 10 séries

Plutôt Tommy ou Angelica ? Tom-Tom ou Nana ? Aelita ou XANA ? Pas de doute, le créneau jeunesse de France 3 des années 2000 savait diviser les sales gosses que nous étions.

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Soyons honnêtes, l’enfance des kids de la génération Y était rythmée par les toupies Beyblade, la collecte de cartes Pokémon (ou de papier à lettre Diddl, chacun son camp) et, par-dessus tout, le mercredi matin passé devant l’écran télé. C’est là que les choses se corsent. Là où certains optaient pour suivre les mésaventures hautes en couleur des Totally Spies de Tfou, d’autres préféraient volontiers se brancher sur France 3. Toowam, France Truc ou encore Les Minikeums, le créneau dédié à la cible jeunesse n’a cessé de changer de nom au fil des années. Une chose est sûre : on avait de sacrément bons dessins animés dans les années 2000.

Les Razmoket (1991-2004)

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© Nickelodeon

Un grand classique pour tout millenial qui se respecte, Les Razmoket se sont fait leur nid sur France 3 dès les 90’s avant de rencontrer un succès inespéré. Casse-bonbon, La Binocle, les Grumeaux et toute cette clique de bambins n’avaient pas froid aux yeux et se confrontaient à chaque épisode au monde des adultes. Certains ont encore le générique enfantin du dessin animé en tête, ou restent encore hantés par la poupée quasi scalpée d’Angelica. Les histoires complètement surréalistes de ces sales gosses nous ont fait prendre conscience que oui, les gamins en bas âge sont très probablement sous acides.

Détective Conan (1996-)

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© TMS Entertainment

La palme du dessin animé le plus improbable est décernée à… Détective Conan. Le pitch ? Après avoir entendu par mégarde une conversation top secrète, un lycéen se fait empoisonner et subit le plus terrible des effets secondaires, se retrouvant physiquement rajeuni à l’état de gamin. Déterminé à retrouver les coupables, le jeune Shinichi Kudo se fait appeler Conan et accompagne le détective privé Kogoro Mouri sur le terrain. À chaque enquête, Conan réussit à résoudre le mystère, endort son mentor avec un tranquillisant et le "fait parler" avec un nœud papillon modifiant sa voix de gosse prépubère. On vous avez prévenus, difficile de faire plus capillotracté comme synopsis !

Les Zinzins de l’espace (1997-2008)

Ils s’appellent Etno, Gorgious ou encore Bud. Ils ont une grosse tête (parfois deux), la peau bleue (ou rouge vif) et ressemblent plus à des insectes qu’à des êtres humains. Non, nous ne parlons pas du clan Le Pen mais bel et bien des Zinzins de l’espace. Avant de nous faire perdre la tête avec Oggy et les cafards, le producteur Marc du Pontavice a d’abord fait ses preuves sur le petit écran avec une bande d’aliens aussi névrosée que complètement timbrée. Ces joyeux colocs partagent une immense baraque sur notre planète et s’amusent de nos coutumes de terriens. Ah, et pour ceux qui se posent la question encore aujourd’hui, Candy était bien de sexe masculin.

Angela Anaconda (1999-2002)

Plus qu’un dessin animé lambda, Angela Anaconda, c’était surtout la quintessence du bizarre visuellement parlant et très probablement la source de bon nombre de cauchemars. Le synopsis est bien simple : une gamine de onze ans à l’imagination débordante s’efforce de ne pas se laisser mettre des bâtons dans les roues par Nanette Manoir, son ennemie jurée. Pour lutter contre ce démon aux boucles blondes, Angela peut compter sur ses amis, notamment Gina, sa BFF goulue au possible, et Johnny, son sidekick légèrement stupide sur les bords. Un mot pour la route ? "Choubidoubidouwawa."

Sourire d’enfer (2001-2005)

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© Nelvana

On oublie les enfants immatures, bienvenue dans les joies de l’âge ingrat avec Sourire d’enfer. Lycéenne ordinaire, Charlotte Spitz doit concilier ses premiers émois amoureux, le divorce imminent de ses parents ainsi que la malédiction qui l’empêche d’avoir confiance en elle : son appareil dentaire. Plus engagé que les dessins animés précédents, Sourire d’enfer était une sorte de Lizzie McGuire en version animée et peut se targuer d’avoir introduit l’un des rares personnages homosexuels des programmes jeunesse (Dion, son camarade du cours de stylisme, car on ne peut pas être innovant sans tomber dans les clichés of course).

En revanche, ceux qui ont porté des bagues durant leur adolescence peuvent accuser la série de publicité mensongère : avoir un appareil dentaire ne permet pas de détourner des conversations téléphoniques. Dommage. Croyez-le ou non, l’intégrale de Sourire d’enfer est dispo sur YouTube.

Quoi d’neuf Scooby-Doo ? (2002-2005)

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© Hanna-Barbera Productions

En comics, en version long-métrage bien cheap ou en dessin animé, le Scooby Gang est sur tous les fronts, et ce depuis des lustres. Au début des années 2000, la Mystery Machine s’est payé un lifting plus soigné que les anciens opus avec Quoi d’neuf Scooby-Doo ? Le modus operandi reste inchangé : quatre jeunes, un chien totalement déglingué, et une affaire surnaturelle à résoudre d’urgence. Prévisible au possible, le dessin animé avait tout de même le mérite de nous faire rire le dimanche matin.

Martin Matin (2003-2006)

Qui n’a jamais rêvé de se réveiller un beau matin et être une toute autre personne ? Pour Martin Matin, c’est possible (ou presque). Plutôt que de prendre son petit-déjeuner et de se brosser les dents avant d’aller à l’école comme le commun des mortels, ce gosse de neuf ans change d’identité à chaque nouvelle journée. Il peut devenir super-héros, vampire ou encore roi, tout est possible. Bon, c’était bien sympa, mais quitte à choisir un seul Martin, on opte direct pour Martin Mystère.

Code Lyoko (2003-2007)

Diffusée et rediffusée encore et encore, Code Lyoko a su diviser en deux camps la cour de récré : ceux qui étaient fans et ceux qui n’aimaient pas et prenaient un malin plaisir à le dire. Pourtant, le format du dessin animé était assez novateur dans le sens où il se calquait sur le modèle des séries d’aujourd’hui, proposant de temps en temps des cliffhangers ainsi qu’un fil rouge qui évoluait et savait tenir en haleine. De plus, Code Lyoko était une œuvre hybride, mélangeant un style 2D avec de la 3D. Ah, le pitch ? Des collégiens se rendent régulièrement dans un monde virtuel pour combattre une entité informatique malfaisante. Pour les puristes, sachez que le dessin animé a eu droit à une infâme suite en live-action en 2013. Un vrai flop.

Winx Club (2003-)

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© Rainbow S.r.l.

Si TF1 avait sa dose au rayon girly avec les Totally Spies, France 3 a sans doute voulu contre-attaquer avec les fées du Winx Club. Avec ses couleurs presque saturées et des storylines édulcorées, le dessin animé importé tout droit d’Italie était niais comme pas deux. Mais, n’en déplaise à leurs détracteurs, les héroïnes soudées d’Alféa (l’école des fées, suivez) ont encore de beaux jours devant elles avec une suite intitulée World of Winx proposée sur Netflix. En parallèle, on peut éventuellement regretter que les W.I.T.C.H., plus matures, n’aient pas connu le même succès.

Toupou (2005)

Une rouquine sauvage habite dans les arbres de Central Park avec son écureuil apprivoisé. Ce sera tout, merci !