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Bryan Fuller revient sur la mort qu’il n’a pas pu réaliser dans Hannibal

Cela dit, rien ne l’empêche de se rattraper avec sa nouvelle série, American Gods.

© NBC

La violence trop extrême sur le petit écran, ça ne passe pas. Du moins, pas sur les grands networks, qui doivent obéir au code déontologique des Standards & Practices, soit le département d’une chaîne surveillant le contenu de ses productions. Sur l’antenne publique, il devient alors d’autant plus complexe d’être trop explicite quant aux scènes de violence. Et pourtant, en 2013, Hannibal est venue changer la donne en s’octroyant davantage de libertés, montrant ou suggérant des meurtres étonnamment gores et violents.

Parmi les mises en scène les plus perchées de la série, on pense notamment à celle d’un totem entièrement constitué de parties de corps humains ou encore d’un cadavre transformé en véritable violon humain. En bref, Hannibal ne lésinait pas sur le morbide dérangeant, le doublant d’une imagination sans bornes. Cela dit, Bryan Fuller révèle qu’il existe bien une scène qu’il n’a pas pu réaliser pour le show.

Pour Entertainment Weekly, le showrunner de la série regrettée dévoile qu’il avait d’autres plans pour le personnage d’Abel Gideon, un meurtrier qui traque ses anciens psychiatres et les tue en leur tranchant la gorge et faisant ressortir la langue à travers la blessure béante. Miam. À l’origine, Bryan Fuller comptait opter pour une autre technique tout aussi répugnante. Le tueur aurait dû appâter la blogueuse Freddie Lounds jusqu’au bureau d’un des psychiatres et allumer un interrupteur. Le déclenchement de ce dernier aurait alors activé une hélice insérée dans l’abdomen du psychiatre en question, l’éventrant instantanément.

En théorie, si cette méthode avait été appliquée, on aurait pu voir des morceaux d’intestin de la victime voler dans les moindres recoins de la pièce. "C’était la seule scène où NBC s’est demandé comment j’allais pouvoir faire ça, précise Bryan Fuller. On aurait insisté si on ne nous avait pas dit que, financièrement, on ne savait pas comment on aurait pu se permettre de produire une telle scène." Aussi ingénieuse que cette mort puisse paraître, le showrunner n’a pas de regrets à avoir. Hannibal restera quoi qu’il arrive dans les annales pour son esthétique et son originalité.