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Legends feat

Legends of Tomorrow ou la Justice League du pauvre

C'est l'histoire d'une chaîne qui voulait avoir sa ligue de justiciers mais a du se contenter des seconds couteaux. Et au final, c'est pas plus mal.

Il y a quelques jours, The CW lançait sa nouvelle série super-héroïque : Legends of Tomorrow. Enfin, lançait... Chacun des membres de cette équipe extraordinaire, on les connaissait déjà puisque la chaîne et le studio DC avaient pris le soin de nous les présenter bien en amont.

Une Justice League low cost

Rip Hunter est un voyageur temporel. Envoyé depuis le futur dans notre époque, il doit constituer une équipe de super-héros afin de vaincre le terrible Vandal Savage, un tyran qui ne rêve que de destruction. Il tente donc de convaincre White Canary, Atom, Firestorm (soit le Professeur Stein et Jefferson Jackson), Captain Cold, Heat Wave, Hawkman et Hawkgirl de l'aider dans sa mission.

Derrière ce tableau très manichéen de la lutte du bien contre le mal se cache une série plus prometteuse qu'il n'y paraît. Mais avant d'en dire du bien, arrêtons-nous un instant sur ses handicaps. Legends of Tomorrow se traîne dès le départ un énorme boulet... et non, on ne parle pas de Dominic Purcell.

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On peut difficilement reprocher à l'heureux couple DC Comics et CW de vouloir tout plein de rejetons. Arrow et The Flash ont grandi et ont su trouver leur voie, chacune avec des ambitions distinctes. Contrairement au concurrent Marvel, qui a permis des passerelles entre ses films aux budgets astronomiques et les différentes séries télé qui sont en orbite autour du MCU, DC Comics a préféré couper les ponts.

Les séries concurrentes DC's Legends of Tomorrow et Marvel's Agents of S.H.I.E.L.D. ont en en commun de devoir s'affranchir des poids lourds du box office et exister par elles-mêmes avec des seconds couteaux pour têtes d'affiche. Ainsi, Rip Hunter, le Nick Fury low cost, se constitue une équipe avec Atom, l'Iron Man low cost, White Canary, la Veuve Noire low cost, et ainsi de suite.

L'idée même de constituer cette super team avec des membres que l'on vient à peine de rencontrer (on pense au couple Hawk ou à Jefferson Jackson) ne présageait rien de bon. Et puis un méchant qui s'appelle Vandal Savage (pour sa défense, il existait déjà dans les comics), soyons sérieux...

Une série décomplexée

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Et pourtant, elle ne s'en sort pas si mal, cette Justice League du pauvre. Si la comparaison avec Marvel et ce que la firme a déjà accompli en matière de séries est inévitable, Legends of Tomorrow a choisi comme mot d'ordre "zéro complexe" !

Voilà une série qui a parfaitement conscience de ce qu'elle est et de ce qu'elle peut faire. Le premier épisode ne montre sans doute pas une grande maîtrise dans l'écriture dramatique mais il est fun, rythmé, bref, il divertit. C'est tout ce qu'on lui demande et c'est précisément ce qu'elle a à offrir.

Legends of Tomorrow ne prétend pas refaire le match des titans. Ses personnages ne sont pas des demi-dieux comme ceux qui s'affronteront bientôt au cinéma dans Batman VS Superman. La série possède cette modestie presque touchante, que l'on retrouvait déjà dans The Flash.

La plus grande difficulté qui attend Legends of Tomorrow sera de nous intéresser suffisamment au sort de ses héros, pas tous égaux sur l'échelle du charisme. Caity Lotz est toujours aussi chouette en White Canary/Sara Lance et Brandon Rough, dans l'armure d'Atom, apporte une touche d'humour bienvenue.

A l'autre bout du spectre, les Hawks (Franz Drameh et Ciara Renée) font pâle figure et le jeu d'acteur de Dominic Purcell prête plus à rire qu'autre chose. Quelques petits accros que l'excellent Arthur Darvill, alias Rip Hunter, devrait vite nous faire oublier.

Note : 3,5/5