Lena Dunham accuse une victime présumée de viol de mentir (et s’excuse aussitôt)

La créatrice de Girls continue de faire usage de sa maladresse légendaire.

© HBO

La semaine passée, l’actrice débutante Aurora Perrineau a accusé Murray Miller, un scénariste américain, de l’avoir violée en 2012 alors qu’elle n’était âgée que de 17 ans. Ces propos troublants, rapportés à l’origine par le média The Wrap, ont rapidement fait le tour de la sphère médiatique. Avec la maladresse qui est plus ou moins devenue sa marque de fabrique, Lena Dunham, créatrice et actrice principale de la regrettée Girls, a pris la parole sur cette affaire en prenant le parti de l’accusé.

En effet, Murray Miller a bossé pendant plusieurs années en tant que scénariste et producteur sur Girls. Conjointement avec Jenni Konner, co-showrunneuse de la série, Lena Dunham a exprimé leur prise de position dans un communiqué pour The Hollywood Reporter :

"Bien que notre premier réflexe soit d’écouter la version de chaque femme, notre connaissance personnelle de la situation dans laquelle se trouve Murray nous conforte dans l’idée que cette accusation fait partie des 3 % d’affaires de violences sexuelles prouvées fausses chaque année. C’est une véritable honte de faire grimper ce chiffre pendant que des femmes en dehors d’Hollywood ont du mal à se faire entendre. On soutient Murray et c’est tout ce qu’on dira sur le sujet."

Pourtant fervente défenseuse des droits des femmes, Lena Dunham prouve là que le concept de cohérence lui est totalement étranger. La preuve en un tweet issu de son propre compte, publié il y a seulement quelques mois de cela.

Traduction : "Les choses à propos desquelles mentent les femmes : ce qu’elles ont mangé au déjeuner. Les choses à propos desquelles les femmes ne mentent pas : le viol."

Ayant sans doute mesuré après coup la gravité des faits présumés et de son opinion sur le sujet, la créatrice de Girls est revenue sur ses propos à travers un post sur son compte Twitter. Dans ce dernier, elle s’excuse auprès de toutes les femmes qu’elle aurait pu blesser. "Je comprends désormais que c’était totalement le mauvais moment pour tenir de tels propos et je m’en excuse, rapporte-t-elle dans son texte. Toute personne et tout féministe devraient être obligés de l’écouter".

Mais les tracas ne s’arrêtent pas là pour Lena Dunham. Les fans de l’actrice le savent, en plus de sa présence sur le petit écran, elle est à la tête de l'entreprise Lenny, média et maison d'édition fondée il y a plusieurs années avec Jenni Konner. Après toute cette histoire, représentant un bad buzz non négligeable pour la firme, une contributrice du site a pris la décision de démissionner, accusant Lena Dunham… de racisme.

Dans un long texte explicatif, la rédactrice Zinzi Clemmons admet connaître la showrunneuse depuis ses années fac et l’avoir longtemps évitée, elle et son groupe d’amis. "Je les qualifiais de racistes hipster, dans le sens où elles utilisaient le sarcasme en guise de couverture", détaille l’ex-employée de Lenny.

La prise de position de Lena Dunham sur l’affaire Murray Miller n’a fait que conforter sa décision de quitter le navire. Elle encourage sur Twitter les autres auteures du média à faire de même. Somme toute, Lena Dunham continue de cultiver son image de personnalité controversée. Jusqu’au prochain bad buzz ?