Toutes les références au Marvel Cinematic Universe planquées dans la saison 2 de Marvel’s Jessica Jones

La chasse aux Easter eggs du MCU dans les séries Marvel de Netflix reprend. Attention, spoilers.

Attendue depuis novembre 2015 après un bref passage dans la mini-série Marvel’s The Defenders, Jessica Jones est de retour dans une saison 2 plus noire que jamais. La détective nihiliste et dépressive va se lancer sur les traces de son passé pour découvrir l’origine de ses pouvoirs, accompagnée de ses acolytes Trish Walker et Malcolm. Et comme toute série dérivée de la Maison des Idées, ce nouveau chapitre comprend une ribambelle d’Easter eggs reliant Jessica Jones à ses petits camarades du Marvel Cinematic Universe.

Si elles sont moins présentes que dans les premières saisons, les références au MCU permettent de comprendre dans quelle timeline se déroule l’histoire de la détective d’Alias Investigations, notamment au sein des films de la franchise. On sera agréablement surpris de découvrir des apparitions inattendues de personnages introduits dans les shows parallèles, sans oublier l’inratable caméo du grand ponte de la mythologie Marvel, Stan Lee. Voici la liste exhaustive des Easter eggs de la saison 2 de Marvel’s Jessica Jones.

Épisode 1 : "AKA Start at the Beginning"

© Netflix

Dès le season premiere, un dialogue entre Trish et Jessica nous permet de comprendre que la saison se situe après les événements de Marvel’s The Defenders ("Je ne t’ai jamais mentionnée par ton nom, ni les autres", rassure Patsy, qui les a croisés dans la mini-série). Pour rappel, Luke Cage est retourné à Harlem avec Claire, Danny Rand et Colleen Wing sont à la recherche de K’Un-Lun et Matt Murdock récupère de ses blessures dans une église inconnue. Ainsi, la détective privée est la seule de l’équipe à s’occuper de la criminalité de Hell’s Kitchen (et ça lui va très bien comme ça).

Au cours de l’épisode, sont mentionnés plusieurs personnages et organisations apparus dans la première saison : l’hôpital Metro-General où bossait Claire Temple et Stephen "Doctor" Strange, les laboratoires IGH qui ont pris en charge les soins des Jones après l’accident ou encore le docteur Miklos Kozlov, qui transformait des cobayes en surhomme.

Ensuite, on fait un petit détour par les comics avec l’arrivée de Robert Coleman dans la série, l’homme ultrarapide quand il a peur. Le Whizzer est un personnage qui existe réellement dans la mythologie Marvel, apparu en août 1941 alors que la maison d’édition s’appelait encore Timely Comics. Son costume est entièrement constitué de jaune, ce qui explique la couleur du sweat à capuche de Coleman dans le show.

Enfin, pendant sa remise de prix, on constate que Jeri Hogarth est présente auprès de ses associés ripoux, Chao et Benowitz. Ces derniers, pas vraiment tendres avec leur partenaire, lui reprochent de ne pas prendre au sérieux la plainte de son ancienne assistante Pam. Avec assurance, l’avocate leur rappelle que "Rand fait partie de [leurs] gros clients" grâce à elle, clin d’œil à son partenariat avec l’entreprise de Danny Rand dans Marvel’s Iron Fist.

Épisode 2 : "AKA Freak Accident"

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Il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent dans l’épisode 2. On relèvera principalement la tirade de Whizzer dans sa vidéo enregistrée et envoyée à Trish, qui paraphrase Spider-Man. Ou plutôt Oncle Ben à travers sa réplique la plus célèbre de l’univers Marvel : "Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités". Robert Coleman, à sa manière, préféra décréter qu'"un grand pouvoir implique une grande maladie mentale". Pas de doute, on est bien de retour dans le monde noir de Jessica Jones.

Mais l’événement le plus marquant de l’épisode reste le retour de Will Simpson. L’ex-plan cul de Trish avait complètement perdu les pédales après sa tentative de meurtre sur Kilgrave. Sous son influence, il a tué et massacré des innocents avant de s’en prendre à Patsy et Jessica. Ses capacités physiques avaient également été dopées par les traitements du docteur Kozlov, qui ont fini de détruire sa perception du bien et du mal.

© Netflix

En dehors du MCU, on remarquera une drôle et surprenante référence à… Game of Thrones dans cet épisode. À son tout début, la détective écume un bar en brisant quelques verres pour l’occasion. Si vous ouvrez grand les yeux sur l’arrière-plan de la scène, lorsque Jessica est accoudée au bar, vous verrez un flipper derrière elle. Concentrez-vous et vous distinguerez Jaime, Sansa, Arya, Cersei, Robb ou encore Tyrion. Bienvenue dans l’inception des séries.

Épisode 3 : "AKA Sole Survivor"

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À l’inverse de l’épisode précédent, "AKA Sole Survivor" regorge de références au MCU. La plus évidente est l’entrée en scène fracassante de Foggy dans le bureau de Jeri Hogarth. Depuis sa dispute avec Matt Murdock dans la saison 2 de Marvel’s Daredevil, Foggy bosse pour l’avocate véreuse. Par ailleurs, son visage fermé témoigne encore de sa blessure profonde survenue dans Marvel’s The Defenders, où il pense avoir perdu son ancien associé et meilleur ami…

Un deuxième Easter egg est lié cette fois-ci aux films de la franchise Disney. Il s’agit du jouet de Vido, le fils d’Oscar, le dernier crush en date de Jessica. Pour une fois, un personnage des séries Marvel signées Netflix cite sans périphrase le nom d’un super-héros, en l’occurrence Captain America. Vido a malencontreusement perdu le bouclier emblématique de sa figurine, évoquant la scène finale de Captain America: Civil War où Steve Rogers abandonne son arme fétiche après son combat contre Iron Man.

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Steve Rogers et son nouveau bouclier dans le trailer d’Avengers: Infinity War. (© Disney)

La référence va encore plus loin quand on apprend que Vido a fabriqué par ses propres moyens un nouveau bouclier à l’aide d’un magnet, qui n’est pas destiné à "combattre des aliens, alors ça ira". Un subtil renvoi au prochain volet des Avengers, Infinity War, où T’Challa et Shuri semblent avoir offert un bouclier tout neuf au Captain.

Enfin, Marvel’s Jessica Jones continue d’anticiper les prochaines productions de la Maison des Idées rejoignant le MCU. Au cours d’une discussion avec Trish concernant la docteure Linda Hansen, la détective privée compare la situation à un piège "de cape et d’épée". L’équivalent anglais est "cloak and dagger", soit le nom de deux super-héros adolescents de l’écurie Marvel qui auront bientôt droit à leur propre série.

Épisode 4 : "AKA God Help the Hobo"

Un épisode moins généreux en Easter eggs, même si un Defender est évoqué au détour d’une phrase. Vido débarque dans l’appartement de Jessica pour en apprendre davantage sur ses pouvoirs. Il lui demande alors si elle est "pare-balles", nous montrant combien le fils d’Oscar est calé sur les justiciers de New York. Car l’homme insensible aux balles est évidemment Luke Cage, de retour dans son Harlem natal (et bientôt sur Netflix).

On peut également mettre en parallèle le début de l’épisode avec des passages de Marvel’s The Punisher. Quand Jessica tente de maîtriser sa colère avec le groupe de discussion, la scène évoque les soldats atteints du syndrome de stress post-traumatique réunis pour en parler. Mais contrairement à Curtis Hoyle, le parrain de la vigilante n’a pas vraiment le cran pour prendre en charge une super.

Frank Castle et Curtis Hoyle dans Marvel’s The Punisher. (© Netflix)

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Épisode 5 : "AKA The Octopus"

Pas grand-chose à se mettre sous la dent dans cet épisode. Interrogée en prison après un meurtre sordide par une super, dont elle est la principale suspecte, Jessica prend son mal en patience. Quand elle est libérée faute de preuves, l’agente Sunday reste persuadée que la détective est complice du meurtre, car les gens de son espèce "[aiment] faire équipe", faisant référence à la team des Defenders.

Un peu plus tard dans l’épisode, l’agent Costa lui révèle qu’il faisait partie des flics contrôlés par Kilgrave dans le commissariat. Une scène très intense de la saison 1, qui a laissé des marques sur les victimes.

Épisode 8 : "AKA Ain’t We Got Fun"

La prison du Raft dans Captain America: Civil War. (© Netflix)

Après deux épisodes forts en révélations mais vides en références au MCU, les choses reprennent sérieusement avec "AKA Ain’t We Got Fun". Coincée avec Alisa, Jessica la menace de l’emmener au Raft une fois qu’elles seront libérées. Si ce mot peut paraître anodin, il a une importance majeure dans la timeline du MCU.

Dans Captain America: Civil War, les détracteurs des accords de Sokovie sont incarcérés dans une prison sous-marine appelée le Raft. Le centre de détention a été pensé et construit pour retenir les individus dotés de superpouvoirs. Ainsi, Alisa aurait pu croiser Hawkeye, Ant-Man, Falcon ou encore Scarlet Witch si elle avait été emprisonnée là-bas pendant leurs sanctions respectives. En toute logique, la saison 2 de Marvel’s Jessica Jones se situe donc juste après les événements de Civil War dans la chronologie globale du MCU.

Plus tard dans l’épisode, Malcolm est aux prises avec trois homophobes qui l’agressent à la sortie d’un club gay. En difficulté, c’est Trish qui lui vient en aide, galvanisée par les drogues qu’elle inhale. Dans un mouv' d’une badasserie absolue, elle griffe littéralement le visage d’un des assaillants. Une technique signature de son itération dans les comics, la justicière Hellcat, dont Patsy marche dans les traces.

Épisode 9 : "AKA Shark in the Bathtub, Monster in the Bed"

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Vous l’attendiez, le voilà : le caméo de Stan Lee. Le grand messie de Marvel est extrêmement bien caché dans cette saison 2. Comme dans Marvel’s Luke Cage, son visage apparaît sur une affiche publicitaire. Au terminal de bus de Port Authority, Jessica, Alisa et Oscar tentent de rattraper l’ex-femme de ce dernier qui a kidnappé Vido. Derrière un des bus, le seigneur des caméos surgit sourire aux lèvres sur une pub pour le cabinet d’experts-comptables Forbush and Associates.

Épisode 12 : "AKA Pray for My Patsy"

Dans l’épisode 10, les personnages ont tendance à suivre des chemins séparés qui ne favorisent pas vraiment les références au MCU. Quant à l’épisode 11, le retour de Kilgrave est assez évident pour ne pas le citer… Il faut donc attendre "AKA Pray for My Patsy" pour reprendre la cueillette aux Easter eggs à travers l’équivalent masculin de Claire Temple : Turk Barrett.

L’acteur Rob Morgan, tout comme Rosario Dawson, a désormais l’honneur d’avoir participé à presque toutes les séries Marvel de Netflix (il manque Marvel’s Iron Fist à son tableau et Marvel’s The Punisher à celui de la comédienne). Ce petit malfrat des bas quartiers de New York n’a pas franchement une vie facile entre les interventions musclées de Luke Cage et Daredevil. Cette fois-ci, Turk prête main-forte à Jeri en lui vendant un pistolet afin d’assouvir sa vengeance. Notre main au feu que l’ex-sbire de Wilson Fisk croisera à nouveau les justiciers de la Grosse Pomme en 2018.

© Netflix

Un peu plus tôt dans l’épisode, l’avocate fait le compte des affaires qu’on lui a volées lors d’un cambriolage. Elle s’emploie ensuite à appeler tous les prêteurs sur gage du quartier afin de récupérer ses biens. On apprend alors qu’elle possède un sac à main Hermès d’une très grande valeur, dont le tissu contient du palladium. Il s’agit du même matériau très rare qui maintient Tony Stark en vie depuis Iron Man 2, tout en empoisonnant son sang paradoxalement. Une jolie métaphore de la richesse de Jeri, à la fois symbole de sa force (elle peut se payer tous les traitements imaginables) et sa faiblesse (c’est un pseudo-guérisseur qui lui pique toute sa fortune).

Épisode 13 : "AKA Playland"

On s’attendait à une brève apparition d’un des Defenders dans le season finale, mais rien de tel. Même Claire Temple est de nouveau mise sur la touche maintenant qu’elle a rassemblé le groupe des supers. En revanche, la série ne se prive pas pour teaser l’arrivée d’Hellcat dans l’univers de la justicière : Trish aurait utilisé "deux de ses neuf vies" selon une infirmière dans l’hôpital, tandis qu’elle développe des réflexes impressionnants à la fin de l’épisode.

Sinon, Jeri continue de faire la fière devant ses associés, citant à nouveau le nom de la société Rand qui fait décidément partie de ses meilleurs clients. Sans aucun doute, l’avocate sera de retour dans la saison 2 de Marvel’s Iron Fist. Quant à Jessica, elle continue de faire référence à Spider-Man en citant une deuxième fois le credo de l’oncle Ben, avant d’avouer à Vido qu’elle ne possède pas de "super-sens", soit le fameux sens de l’araignée.

Les deux premières saisons de Marvel’s Jessica Jones sont disponibles en intégralité sur Netflix.