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Robert Knepper, alias T-Bag de Prison Break, est accusé d'agression sexuelle

Contrecoup de l'affaire Weinstein, la parole se libère à Hollywood comme ailleurs.

Après les témoignages des victimes d'Harvey Weinstein, et les accusations qui pèsent sur Kevin Spacey et Ed Westwick, un nouvel acteur est mis en cause dans une affaire d'agression sexuelle remontant à 1992. Susan Bertram, une costumière présente sur le tournage du film Gas, Food, Lodging, affirme avoir été violemment attrapée par les parties génitales par Robert Knepper, plus connu pour son rôle de T-Bag dans Prison Break. Elle raconte au Hollywood Reporter que sa décision d'en parler a été provoquée par le désormais tristement célèbre "Pussy Gate", lorsqu'en octobre dernier l'émission Access Hollywood révélait une conversation révoltante entre Donald Trump et Billy Bush :

"J'ai en quelque sorte enterré cette histoire pendant des années, jusqu'à ce que l'affaire du 'Attrape-les par la chatte' de Donald Trump éclate au grand jour. Quand ça s'est produit, j'ai commencé à ressasser. Les gens pensent que c'est pour rire, mais ça m'est réellement arrivé à moi."

Dans son récit glaçant de l'agression sexuelle présumée, Susan Bertram, alors âgée de 31 ans, raconte comment, alors qu'elle entrait, les bras chargés, dans la caravane de l'acteur, celui-ci se serait jeté sur elle en disant : "I'm going to fuck your brains out" (une phrase que l'on pourrait vaguement traduire par "Je vais te défoncer la chatte"). Il lui aurait alors violemment attrapé l'entrejambe, en passant sa main sous sa robe, malgré les protestations de la costumière. Susan Bertram explique qu'elle se serait enfuie de la caravane pour aussitôt tomber genoux à terre dans la boue.

Son assistant de l'époque, Dominique DuBois, témoigne de l'état de grande détresse émotionnelle dans lequel il a trouvé la costumière, juste après les faits présumés : "Je me souviens que Susan est arrivée et elle tremblait. Elle m'a dit que [Robert Knepper] l'avait agressée sexuellement. Elle était très perturbée, très bouleversée. Je m'en souviens." La description par Susan Burtram des séquelles de l'agression dont Knepper est accusé est encore plus dérangeante. Attention, donc, ce qui suit est particulièrement choquant. 

La costumière dit avoir constaté, juste après les faits présumés, lorsqu'elle s'est réfugiée à l'écart pour reprendre ses esprits, des saignements, des blessures et des poils arrachés au niveau de la vulve, témoignant de la violence de l'instant. Suite à ces accusations, Robert Knepper a publié ce communiqué sur son compte Instagram : 

"Ces dernières semaines, ma femme et moi avons discuté de la douleur que ces femmes ont vécu et du courage qu'il leur a fallu pour parler. Je suis choqué et dévasté d'être faussement accusé de violence envers une femme. Je ne suis pas comme ça. À ceux qui m'ont contacté aujourd'hui avec des mots de soutien et d'encouragement, du fond du cœur, merci."