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Si vous aimez Scandal, vous aimerez How to get away with murder

Disponible depuis le lundi 30 mai sur Netflix France, How to get away with murder partage bien des points communs avec les autres productions Shonda Rhimes.

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Arrivée en douceur dans le monde des séries télé avec le soap hospitalier Grey's Anatomy, la productrice Shonda Rhimes s'est taillée une place au soleil en une décennie. Reprenant des codes de la télé qui ne datent pas d'hier, elle a réussi à en extraire ce qu'on pourrait appeler "la série moderne" de network : accrocheuse, sexy, destructurée, où les minorités ont enfin voix au chapitre.

En cela, How to get away with murder est peut-être le prototype le plus abouti de la team Shonda Rhimes. Comme toujours dans ses shows, on retrouve une figure tutélaire féminine. Après Olivia Pope (Kerry Washington), faites la connaissance d'Annalise Keating (Viola Davis, parfaite, devenue la première femme noire à obtenir un Emmy de la meilleure actrice principale dans un drama), brillante avocate et professeure à l'Université de Philadephie.

Chaque année, cette working woman accomplie choisit cinq étudiants en droit pour l'assister au sein de sa firme. Mais cette fois, tout va déraper, et le groupe se retrouve mêlé à un meurtre. Le destin d'Annalise est alors inextricablement lié à celui de ses élèves.

Tel était pris qui croyait prendre

Dans Scandal, Olivia résout ou étouffe les crises des puissants; dans HTGAWM, Annalise fait de même avec des affaires criminelles. Les deux héroïnes, fortes, respectées, tirées à quatre épingles, vacillent quand leurs vies professionnelles se retrouvent mêlées à leurs vies intimes : Olivia est juge et partie en raison de sa relation avec le Président.

Annalise fait face aux mêmes atermoiements quand son mari devient une pièce majeure du puzzle criminel. On en revient au bon vieux concept de l'arroseur arrosé : chacune va devoir se "sauver" de la même manière qu'elles sauvent habituellement leurs clients.

Ces deux femmes mènent, chacune avec leurs méthode, une guerre de pouvoir et d'apparence contre le reste du monde. Dans How to get away with murder, l'idée est aussi de gratter le vernis et d'enlever les déguisements, utilisés comme des armures. Dans une des scènes les plus marquantes de la première saison, une Annalise fatiguée se démaquille devant sa coiffeuse, se débarrassant peu à peu de ses artifices, jusqu'à retirer sa perruque.

Une séquence d'autant plus importante pour la communauté afro-américaine qu'elle est particulièrement rare. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour la représentation des minorités, ça veut dire beaucoup. De mémoire de séries de network, on n'avait tout simplement jamais vu une scène pareille. Comme dans ses autres productions, Shonda Rhimes donne une voix aux minorités dans How to get away with murder, qu'elles soient culturelles ou sexuelles, sans pour autant que cela ne détermine les personnages.

La série est avant tout un excellent thriller, sans temps mort, qui s'adapte au grand public sériphile d'aujourd'hui.

Un thriller fun et efficace

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Chaque série produite par Shonda Rhimes a "ses tics" de mise en scène : les moments clipesques de Grey's Anatomy sur fond de musique pop, les plans "clic, clac, kodak" (comme si la caméra prenait une série de photos) de Scandal, et enfin les flashforwards épileptiques de How to get away with murder, aussi efficaces et répétitifs que ceux d'un Damages.

Si ces effets en agaceront certains, ils ont le mérite d'instaurer un rythme et participent indéniablement à l'identité du show. La série de Peter Nowalk (un fidèle du crew Shonda Rhimes depuis 2008) use d'astuces narratives vieilles comme le monde, en y ajoutant un twist résolument moderne sur le fond (plus de cynisme, plus de sexe, de relations ambivalentes) comme sur la forme. Cette première saison mélange plusieurs genres ultra-populaires : le slasher (avec ce côté "souviens-toi de ce qu'on a fait l'été dernier"), le "whodunit" (qui est le tueur ?) ou encore le procedural (une affaire par épisode).

Bonne nouvelle, Shonda Rhimes et ses équipes ont aussi compris qu'il ne fallait pas trop jouer avec les nerfs des fans : on apprend le fin mot de l'histoire au cours de cette première saison, disponible en intégralité sur Netflix.