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Si vous aimez Narcos, vous aimerez El Chapo

En manque de gros baron de la drogue qui tâche depuis la saison 2 de Narcos ? Ne restez pas comme ça, on a ce qu’il vous faut.

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L’ascension et la chute d’un wannabe narcotrafiquant en Amérique latine, avec la promesse de voir débarquer des flics corrompus, des politiciens arrivistes et des bad guys des cartels sans pitié, ça vous dit quelque chose ? C’est la recette gagnante de Narcos, qui a suivi durant ces deux premières saisons le "rise and fall" du baron le plus mythique de l’Histoire, Pablo Escobar. La "série de trafiquants" façon Scarface avait trouvé son modèle.

En attendant une saison 3 de Narcos, officiellement annoncée, Netflix a flairé le bon filon. La plateforme a mis en ligne dans la discrétion, ce vendredi 16 juin, la première saison d’El Chapo, coproduction avec la chaîne americano-espagnole Univison. Pas besoin de sortir un gros budget marketing, ce genre de séries se vend toute seule, sur son sujet "thug". Exit Pablo Escobar (quoique…), ici on s’intéresse au parcours de Joaquin "El Chapo" Guzman, de ses débuts en 1985 où il jouait les factotums frustrés pour le cartel de Guadalajara à son ascension irrésistible, ses deux spectaculaires évasions, et finalement sa capture par les autorités mexicaines.

La série de narcotrafiquants, un bon filon

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Un léger air de famille entre les logos de Narcos et El Chapo. Coïncidence ? Je ne crois pas ! ©️Netflix

Comme un air de famille entre les logos de Narcos et El Chapo. Coïncidence ? Je ne crois pas ! (©️ Netflix)

Que ce soit dans l’esthétisme des génériques, le choix du sujet ou encore son traitement, El Chapo reprend un à un les ingrédients qui ont fait le succès de Narcos. La série de Silvana Aguirre Zegarra, produite par Daniel Posada, repose en bonne partie sur l’interprétation de Marco de la O, qui incarne avec conviction le criminel moustachu, assoiffé de reconnaissance (professionnelle ou venant de sa famille), sans atteindre la grâce d’un Wagner Moura (Escobar dans Narcos).

Parlons-en de Pablo Escobar justement. On le retrouve dans El Chapo au moment des flash-back remontant aux années 1980, qui voient Joaquin tenter péniblement de se faire respecter à coups de promesses extrêmement compliquées à tenir (du genre, acheminer la coke de Pablo en Amérique en 48 heures chrono). C’est un personnage secondaire dans cette série, mais il représente assez bien la différence de qualité entre El Chapo et Narcos : l’interprétation de Mauricio Mejia a plus à voir avec les telenovelas d’Amérique latine qui remplissent les grilles de programme qu’une série premium.

Vous l’aurez compris, si El Chapo fait le job, elle n’est pas aussi maîtrisée que son aînée. Le superviseur musical s’est un peu lâché côté bande-son. Quelques séquences plutôt réussies de courses-poursuites, fusillades et moments de tension ne font pas oublier d’autres scènes soapesques à souhait. Cela étant dit, si vous recherchez votre dose d’adrénaline et des narcos moustachus prêts à en découdre au premier regard de travers, alors vous êtes au bon endroit. Et cette fois, pas besoin de se ronger les sangs pour savoir si la série sera renouvelée. Elle aura d’ores et déjà droit à une saison 2, attendue pour septembre prochain sur Univision.

La première saison d’El Chapo, composée de neuf épisodes, est à découvrir sur Netflix.