En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de nos cookies afin de vous offrir une meilleure utilisation de ce site internet. Pour en savoir plus et paramétrer vos cookies, cliquez ici.

L’histoire des Gorgeous Ladies of Wrestling, les catcheuses qui ont inspiré la série GLOW

La nouvelle série de Jenji Kohan, GLOW, débarque ce vendredi 23 juin sur Netflix. Cette dramédie sur un groupe de catcheuses flamboyantes dans les années 1980 s’inspire d’un show qui a véritablement marqué l’histoire de la télévision américaine.

glow-1

1986. Pour la première fois dans l’histoire de la télévision, un show de catcheuse voit le jour. Il s’appelle G.L.O.W, pour "Gorgeous Ladies of Wrestling", soit "les magnifiques femmes du catch". Dans la plus pure tradition du catch, les participantes sont vêtues de bodys clinquants et de bandeaux multicolores. Il y a le clan des "Good Girls" et celui des "Bad Girls", qui s’affrontent dans des petites saynètes délicieusement too much. Jackie Stallone, la mère de Sylvester (si, si) incarne la boss des "Good Girls" ! Badass, dotées d’un caractère bien trempé, aussi fortes en chorés spectaculaires que les hommes, ces catcheuses scintillantes ne sont pourtant pas des pros.

C’est Matt Cimber, producteur et réalisateur (notamment adoré de Quentin Tarantino) un peu dingue, qui a l’idée avec le promoteur David McClane de monter un show centré sur des femmes catcheuses. Le casting attire des mannequins, danseuses, cascadeuses et autres actrices en galère. Finalement, douze femmes sont choisies pour tourner le pilote. Elles s’entraînent alors pendant six semaines avec un pro du catch, le mexicain Mando Guerrero. Devant le comportement de certaines d’entre elles, qui ne prenaient pas le projet au sérieux, on raconte que l’homme fit une prise de soumission à une des filles jusqu’à la faire pleurer.

Au cœur des années 1980, alors que les femmes commencent à s’affirmer, GLOW et ses catcheuses aussi sexy que bagarreuses font un carton. Elles ne font pas que s’écharper entre elles sur les rings du Riviera Hotel sur Las Vegas Strip. Affublées de savoureux noms de scènes, Big Bad Mama, The California Doll, Jungle Woman ou encore Princess of Darkness s’adonnent à des sessions de rap (les filles se présentent en tenue de fitness kitsch, ça vaut son pesant d’or) et de petits sketchs où elles peuvent mettre à profit leur talent d’interprète. Diffusé en syndication, le show durera 4 saisons, pour un total de 105 épisodes. Au faîte de sa gloire, en 1990, alors qu’il est regardé par des millions d’Américains, il est annulé. Les filles auront disputé plus de 500 matchs !

glow

Depuis 2001, la compagnie GLOW appartient à Ursula Hayden, une ancienne catcheuse de la team, surnommée Babe The Farmer’s Daughter. Le show a donné lieu à un petit culte, avec fan-club, retrouvailles le temps d’une soirée à Las Vegas, sortie de DVD, conventions de fans et un documentaire, GLOW: The Story of Gorgeous Ladies of Wrestling, sorti en 2012.

La sucess story des femmes de GLOW méritait bien une série ! Tous les ingrédients étaient réunis – une revanche de marginales, la première vague d’empowerment féminin, un nouveau milieu à explorer après la prison – pour séduire Jenji Kohan, productrice exécutive de la série GLOW, qui arrive le 23 juin sur Netflix.