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Must-see : les 20 épisodes les plus marquants de l’année 2017

Ils nous ont rendus dingues, nous ont émus aux larmes ou nous ont bluffés. La rédac' de Biiinge vous propose sa sélection des épisodes les plus inratables de l’année.

Big Little Lies, saison 1, épisode 7 : "You Get What You Need"

© HBO

L’épisode se déroule pendant le gala de fin d’année de l’école où se rencontrent tous ces parents en apparence modèles. L’heure des révélations a sonné. Celeste (Nicole Kidman) a pris la décision de quitter son mari abusif, Perry (Alexander Skarsgård), qui tente de la retenir par tous les moyens. En début d’épisode, une nouvelle scène de violence conjugale nous glaçait le sang. La série a réussi à représenter de façon à la fois subtile et saisissante la réalité de ce type de violence psychologique et physique. On a clairement peur pour la vie de Celeste.

Sublimées par la caméra de Jean-Marc Vallée, les héroïnes de Big Little Lies finiront par s’unir contre Perry, qui se trouve être aussi – attention spoilers – le violeur de Jane. Savoir que c’est Bonnie qui lui portera le coup fatal n’a finalement pas beaucoup d’importance. On retient de cet épisode la puissance de la sororité face à l’adversité, ce que soulignent les dernières images de la saison : un pique-nique apaisé sur la plage.

Twin Peaks, saison 3, épisode 8 : "Part 8"

© Suzanne Tenner/Showtime

Ovni sériel de 2017, la saison 3 de Twin Peaks atteint le summum de l’existentialisme lors de cet épisode complètement dingue où s’enchaînent les scènes mystiques. Lynch place le décor en 1945, au moment du premier essai de la bombe atomique, réalisé au Nouveau-Mexique dans le cadre du projet Manhattan. Avant de faire un bond dans le temps de 11 ans, et de suivre un terrifiant bûcheron couvert de cendres.

À l’image de la saison, cet épisode est une explosion visuelle qui nous embarque au cœur de la naissance du mal selon David Lynch. Les amateurs du cinéaste y retrouveront des lieux et motifs récurrents, de la chambre rouge à l’arrivée de BOB en passant par Le Géant, et interpréteront à leur guise ces séquences d’une beauté plastique renversante. L’important n’est pas de tout comprendre, mais de tout ressentir.

Girls, saison 6, épisode 3 : "American Bitch"

© HBO

Lena Dunham nous a habitués au pire comme au meilleur, mais s’il y a bien un terrain d’expression sur lequel elle excelle, c’est à l’écriture de Girls et de ses "bottle episodes". "American Bitch" va sans aucun doute marquer l’histoire des séries par son approche franche mais néanmoins nuancée de la prétendue "zone grise" du consentement.

L’autrice y a déversé tous ses questionnements, qui sont les nôtres aussi parfois, mais y a aussi mis toute son intelligence pour mettre à mal des arguments qui viennent encore et toujours renforcer la culture du viol. Virtuose, cet épisode avec Matthew Rhys démontre comment l’ascendant psychologique, voire intellectuel, d’un homme peut amener une femme à douter de son propre libre arbitre.

Better Things, saison 2, épisode 6 : "Eulogy"

© FX

Avec sa série, Pamela Adlon nous invite dans l’intimité d’une tribu de femmes (et de filles), avec ses moments de pétage de plombs, ses éclats de rire, ses larmes aussi… et parfois, c’est tout à la fois. Dans cet épisode, Sam doit faire semblant d’être morte pendant que ses amis, et surtout ses filles, lui font son éloge funèbre. Si l’exercice peut sembler cruel, il ne l’est pas autant que les mots prononcés durant cette vingtaine de minutes.

D’abord exaspérées, les participantes finissent par se prêter à ce jeu macabre et à s’ouvrir. L’épisode se termine en une apothéose aussi douce que déchirante, mais en parvenant, et c’est là la grande force de l’écriture de Pamela Adlon, à rester toujours aussi lumineuse.

BoJack Horseman, saison 4, épisode 11 : "Time’s Arrow"

© Netflix

Ce satané bourrin nous a refait le coup. On a lancé l’épisode, pensant bien se marrer, et on se retrouve avec un remarquable essai sur la mémoire et la transmission. Quand on croit que cette série a atteint les sommets, elle parvient encore à se surpasser. "Time’s Arrow" déstabilise autant par son fond que par sa forme.

Ce récit haché menu comme les souvenirs de cette mère qui n’a plus toute sa tête nous embarque dans une backstory qui nous passionne plus qu’on n’aurait pu le présager. Des souvenirs qui s’étiolent, des visages qui deviennent flous et des traumatismes qui, eux, restent limpides, même après que le temps a fait son terrible ouvrage. BoJack Horseman et la névrose, c’est sa plus belle histoire.

The Bold Type, saison 1, épisode 10 : "Carry the Weight"

Bouffée d’air frais de cette année, The Bold Type nous a fait rire et pleurer au terme de 10 épisodes rythmés par l’énergie positive de Kat, Jane et Sutton, leurs peines de cœur et leurs ambitions bien légitimes. Série empowering par excellence, elle n’a pas hésité à s’attaquer à des sujets de société comme le harcèlement sur le Web, l’égalité femme-homme ou encore le viol.

Dans cet ultime épisode, alors que Jane et Kat font face à de grands choix de vie professionnelle, elles s’intéressent aussi à la performance d’une artiste, qui tient une balance de la justice dans ses deux mains, non-stop, pour dénoncer l’apathie dont les autorités font preuve face aux viols des femmes. Dans une scène d’une incroyable intensité, la rédac chef Jacqueline Carlyle rejoint les filles et l’artiste, et s’empare de la balance, car elle l’a cachée, mais comme elle l’explique, elle a été violée par son supérieur hiérarchique alors qu’elle était une jeune journaliste. Et qu’il est temps de briser la loi du silence.

Crazy Ex-Girlfriend, saison 3, épisode 6 : "Josh Is Irrelevant"

© The CW

Attention, spoilers ! Dès le titre, on comprend que la série, et donc Rebecca, vient de passer un cap important dans son difficile parcours de guérison. Et tous les aspects de sa vie s’en retrouvent bousculés. Alors que Crazy Ex-Girlfriend atteignait des sommets de noirceur, jusqu’au point culminant de l’épisode qui précède celui-ci, notre héroïne semble reprendre du poil de la bête après sa tentative de suicide. Sa première bouée de sauvetage dans cette mer agitée, c’est la confirmation d’un diagnostic. Le soulagement est immédiat, et ça, ça mérite bien une chanson ! Ses proches, eux, ont chacun leur façon de gérer "l’après-drame".

Et bien sûr, le point culminant de l’épisode, et qui lui a donné son nom, c’est l’épiphanie de Rebecca quand elle comprend enfin que "Josh is irrelevant". Celui qu’elle croyait être à la source de tous ces maux est en fait hors sujet, obsolète. Une véritable révélation pour elle et un premier pas décisif vers la guérison. Mais comme on le sait désormais, ces signes d’amélioration reposent souvent sur des bases fragiles. Après tout, si Rebecca devenait parfaitement heureuse et bien dans sa tête, quel intérêt y aurait-il à continuer la série ?

Game of Thrones, saison 7, épisode 4 : "The Spoils of War"

© HBO

Attendue au tournant chaque année, la saison 7 de Game of Thrones a tenu ses promesses en termes de mise en scène spectaculaire. La guerre entre les armées de Cersei et Daenerys a atteint son paroxysme dans "The Spoils of War", où les spectateurs ont assisté à la "Loot Train Attack". Ébahi·e·s, nous avons assisté à l’une des plus grandes batailles de l’histoire du petit écran, rendue iconique par ce plan magistral de la Khaleesi chevauchant Drogon et fonçant sur la garde royale, alors que les cavaliers Dothrakis sonnent la charge.

Comme pour la Bataille des Bâtards de la saison 6, on a eu le droit à un plan-séquence impressionnant où Bronn tentait de rejoindre une baliste pour abattre le dragon. Entre joutes à l’épée, crachats de feu dévastateurs, explosions de toute part et la charge héroïque de Jaime Lannister, cet épisode condense le meilleur de Game of Thrones quand la série veut nous faire vibrer et trembler pour ses personnages.

MINDHUNTER, saison 1, épisode 10 (season finale)

© Netflix

Pour conclure la première partie de sa création où il œuvrait officieusement en tant que showrunner, David Fincher a relevé les enjeux et la tension autour d’Holden Ford (Jonathan Groff). L’aliénation du personnage, minutieusement mise en scène et écrite au fil des épisodes, prend tout son sens dans ce season finale. Le spectateur devient aussi paranoïaque et tourmenté que le profiler, qui prend le risque de confronter seul à seul le terrifiant Ed Kemper.

Dans cette scène quasi surréaliste par moments, où le tueur en série se déplace à une vitesse surhumaine, David Fincher dépeint tout le malaise et la dangerosité des investigations du FBI. On comprend alors que les interrogatoires menés par Holden ont commencé à gangrener sa vie de couple, son état de santé, ses relations avec ses collègues et peut-être même sa nature humaine. Une grande conclusion pour une grande série qui ne fait que commencer à nous bousculer l’âme et les méninges.

Master of None, saison 2, épisode 6 : "New York, I Love You"

Dans ce merveilleux épisode, Aziz Ansari délaisse les héros habituels de Master of None pour proposer un portrait des New-Yorkais dans toute leur diversité. On croise ainsi Eddie, portier dans une résidence de riches, qui doit jongler entre les préjugés des uns et les demandes loufoques des autres ; puis on suit l’engueulade d’un couple dans un magasin type Ikea, avant de se pencher sur la trajectoire d’un chauffeur de taxi d’origine africaine.

Et à chaque fois Aziz Ansari et Alan Yang de démonter les clichés, en évoquant la vie sexuelle d’un homme blanc et d’une femme métisse et sourde (d’ailleurs, pendant quelques minutes où l’on suit Maya, le son est coupé pour comprendre la façon dont elle vit) ou en mettant en scène des immigrés qui veulent passer une bonne soirée. Cet épisode, qui utilise un procédé à la Short Cuts de Robert Altman, reste dans l’esprit Master of None : résolument lumineux, malicieux et optimiste. Et ça fait du bien.

Fear The Walking Dead, saison 3, épisode 12 : "Brother’s Keeper"

© AMC

À première vue, il peut paraître surprenant voire inadapté d’inclure le spin-off de The Walking Dead dans ce top. Nous étions les premiers à reconnaître ses défauts de rythme et ses personnages détestables. Mais il faut bien admettre que le showrunner Dave Erickson et ses scénaristes ont bossé d’arrache-pied pour redonner de la qualité, de l’intérêt et de l’entrain à un show qui finit par briller davantage que sa série mère.

Dans "Brother’s Keeper", Fear The Walking Dead nous refait le coup de la horde zombiesque made in The Walking Dead. Mais contrairement à celle d’Alexandria, Alicia et les membres du ranch Broke Jaw ne parviennent pas à contenir les morts-vivants. S’ensuit une séquence d’action à la tension insoutenable et maîtrisée de bout en bout, où des personnages mordus ne seront révélés que plus tard. Un désastre sublime et haletant.

Pendant ce temps, les frères Otto s’affrontent symboliquement comme deux visions du monde, où la vengeance l’emporte sur l’espoir d’un jour nouveau. Une poésie touchante, assez rare pour être soulignée dans un univers aussi sombre.

The Get Down, saison 1, partie 2, épisode 4 : "Gamble Everything"

© The Get Down

Aux côtés de Girls et The Leftovers, The Get Down fait partie des shows annulés en 2017. Une énième preuve que les séries musicales ont du mal à s’imposer sur le petit écran (R.I.P. Vinyl et Roadies), même quand elles disposent d’un budget pharamineux. Sous l’impulsion créative de Baz Luhrmann et le talent des jeunes acteurs, Justice Smith et Herizen F. Guardiola en tête, The Get Down est devenue une véritable expérience musicale ponctuée de fulgurances visuelles et de moments de poésie inoubliables.

Si la première partie de la série atteignait son paroxysme avec le battle entre les Get Down Brothers et les Notorious 3, la seconde renvoie l’ascenseur à travers le personnage de Mylene. La jeune diva du disco nous emmène dans un tourbillon de couleurs et de provocations avec la chanson "Toy Boy", écrite par Sia.

Plus sulfureuse et magnétique que jamais, elle incarne toute l'"immoralité" (son père catholique assiste, outré, à sa prestation sexy) et le bouillonnement sociétal des seventies, juste avant l’explosion des clips musicaux via MTV et l’avènement des icônes pop telles que Madonna.

13 Reasons Why, saison 1, épisode 9, "Tape 5, Side A"

Depuis le début, les ennuis que connaît Hannah dans son lycée ne font que monter crescendo, mais cet épisode est un tournant, car il s’attaque frontalement à la culture du viol et à la "bro culture", démontrant malheureusement que les deux entretiennent des liens dangereux.

Complètement bourrée, Hannah est témoin du viol de sa pote Jess par la brute du lycée, Brice. Juste avant, ce dernier croise le copain de Jess, Justin, qui est aussi un de ses meilleurs potes. Il lui demande en gros de la fermer, et de "partager" un peu. Justin n’arrive pas à repousser son copain et s’écroule en larmes en tambourinant à la porte. Jess a eu deux possibilités de se faire secourir, par Hannah et par son copain, mais les circonstances font que ce ne sera pas le cas. Quelque chose de très grave vient de se passer en l’espace de quelques minutes. C’est le début de la fin pour Hannah, qui sera elle aussi violée par le même agresseur.

Preacher, saison 2, épisode 6 : "Sokosha"

© AMC

"Sokosha" est un merveilleux condensé de ce qu’est la série Preacher : un mélange parfait entre humour noir, blasphèmes osés, scènes de violence crues et barrées et des personnages over the top. Malgré le contexte surréaliste du show, cet épisode traite également du syndrome de stress post-traumatique et d’expérience de mort imminente à travers le personnage de Tulip (Ruth Negga), qui gagne en profondeur tout au long de la saison.

Pour les fans de la série, "Sokosha" est émotionnellement fort puisqu’il marque les réconciliations entre Jesse et Cassidy. Enfin, l’épisode offre une conclusion épique au saint des Tueurs, méchant ultravénère et impitoyable de l’univers, qui sera remplacé au pied levé par le psychopathe Herr Starr et sa rigidité glaciale.

Legion, saison 1, épisode 7 : "Chapter 7"

© FX

En 2017, la télévision est devenue le théâtre de l’expérimentation visuelle et des œuvres avant-gardistes, symbolisé par le retour de Twin Peaks. Mais la nouvelle série de Noah Hawley, Legion, avait elle aussi du weird à revendre via son personnage principal au cerveau labyrinthique. La quête initiatique du mutant David Haller est un trip sous acides bien barré, complexe et renversant qui a envoyé paître la recette banale des productions Marvel.

L’intelligentsia et l’expérimentation démesurée prennent une tout autre tournure dans le chapitre 7, où David se tient devant son propre reflet pour tenter de comprendre qui il est vraiment. Il fait face à un doppelgänger british, métaphore de son esprit rationnel, qui lui explique son combat de toujours contre Amahl Farouk, l’être parasite qui réside dans son esprit aux multiples personnalités. Paradoxalement, son double délivre son argumentation sur un tableau scolaire, symbole de l’innocence et la naïveté touchantes de David. Exceptionnel.

Orange Is the New Black, saison 5, épisode 13 : "Storm-y Weather"

© Netflix

Qu’on se le dise, réaliser une saison entière à la manière d’un huis clos, c’était un pari franchement osé. Pour beaucoup, ce cinquième tour de piste n’a pas totalement convaincu, avec des épisodes un peu trop en demi-teinte et répétitifs pour taper dans le mille. Après plusieurs jours de révolte où les détenues de Litchfield recouvraient un semblant de liberté, l’heure était venue pour les forces de l’ordre d’infiltrer le bâtiment afin de reprendre le contrôle dans un volet final (littéralement) explosif.

Si Orange Is the New Black nous avait déjà tiré quelques larmes çà et là depuis son lancement, rien ne nous avait préparés pour ce chapitre de clôture bouleversant au possible. L’instant le plus déchirant ? Sans aucun doute les ultimes secondes de l’épisode, où dix prisonnières que tout oppose, de Chapman à Red en passant par Taystee, se donnent la main en attendant que les équipes antiémeutes viennent les coffrer, ou pire, les tuer.

Star Trek: Discovery, saison 1, épisode 1 : "The Vulcan Hello"

© Netflix/CBS All Access

Comme un nombre incalculable de choses, la science-fiction, ce n’est pas pour tout le monde. Bien qu’extrêmement populaire aux States, la franchise Star Trek ne connaît pas le même engouement dans notre Hexagone. Et c’est bien dommage, car sa nouvelle déclinaison, sobrement désignée Discovery, a tous les ingrédients pour séduire aussi bien les Trekkies certifiés que les non-initiés. La preuve dès son pilote, qui associe une intrigue solide à des visuels sacrément convaincants.

En un seul épisode, Star Trek: Discovery parvient à dépeindre tout un univers riche et complexe avec une facilité qui donne d’emblée envie d’en apprendre davantage. Les différentes planètes, la rivalité avec les Klingons, l’ordre spatial… Il y avait tant de choses à inclure dans ce volet inaugural et la série ne laisse rien de côté sans pour autant nous gaver à outrance. Clairement, un pilote solide, sublimé par des effets spéciaux étonnamment bluffants pour le petit écran.

Dear White People, saison 1, épisode 5 : "Chapter V"

© Netflix

Rien qu’avec son postulat de base (une étudiante afro-américaine anime un segment radio où elle critique les comportements racistes de ses camarades blancs), Dear White People était bien partie pour faire des remous. Bien que la tension soit palpable dans la première partie de saison entre les deux camps, les choses ne font qu’escalader et atteignent un point culminant dans ce cinquième chapitre à couper le souffle.

Lors d’une soirée bien arrosée, un fêtard blanc fredonne les paroles d’une chanson et lâche le mot "nigga", évidemment très connoté, d’autant plus dans le climat états-unien actuel. Reggie, fervent défenseur des droits des Noirs, lui interdit de prononcer ce terme. Une dispute éclate alors, jusqu’à ce que la police du campus débarque. Un officier pointe alors son flingue sur le crâne de Reggie. Une scène poignante et symbolique, car bien trop courante dans le quotidien de jeunes Afro-Américains, comme en témoigne la montée en puissance du mouvement "Black Lives Matter".

Rick and Morty, saison 3, épisode 7 : "The Ricklantis Mixup"

© Adult Swim

Avec désormais trois saisons high level à son actif, Rick and Morty n’a plus vraiment besoin de faire ses preuves pour souligner son génie. Et pourtant, Justin Roiland et Dan Harmon ont repoussé les limites de leur créativité débordante pour nous pondre "The Ricklantis Mixup", un épisode aussi référencé que socialement pertinent. Pour l’occasion, les inconditionnels de la série sont amenés à découvrir la Citadelle, une microsociété peuplée uniquement par des versions alternatives de Rick et Morty.

À la manière d’une pléiade de films d’action, cet épisode comprend des scènes trépidantes de course-poursuite, accompagnées de dialogues piquants comme Rick and Morty sait si bien le faire. Le petit truc en plus, c’est que la série d’animation brille par sa mise en place d’un système faussement démocratique biaisé, critiquant subtilement le fonctionnement politique dans son ensemble. Un tour de force difficilement égalable.

The Leftovers, saison 3, épisode 8 : "The Book of Nora"

© HBO

L’ultime épisode de The Leftovers était probablement l’événement sériel le plus attendu de l’année par les sériephiles avertis. Comment, alors qu’ils avaient choisi d’en finir là, au bout de trois saisons, Damon Lindelof et Tom Perrotta, allaient pouvoir combler nos attentes ? Et celles-ci étaient énormes. Quasi insurmontables. Créer un tel chef-d’œuvre, c’est aussi en être prisonnier. Pour asséner le coup de grâce, ils ont choisi Nora, faisant ainsi écho au season premiere, "The Book of Kevin". C’est à son tour de nous donner sa vérité, de nous raconter son expérience (que ce soit des souvenirs, ou des hallucinations, nous ne le saurons jamais tout à fait). Et nous choisirons de la croire, ou non.

Peu importe. Car dans l’Évangile selon Damon Lindelof (c’est lui qui a écrit cet épisode), certains y verront des mystères irrésolus, et les angoisses existentielles que de telles questions suscitent. D’autres contempleront cette fresque humaine, vibrante, sur le deuil et la foi, avec la certitude d’avoir été changé·e·s. C’est le miracle de The Leftovers et ses vrais/faux prophètes. Et dans ce dernier épisode, qui vient conclure avec une perfection rarement égalée ces trois saisons, Nora nous dit qu’à la fin, quelle qu’elle soit, tout ira bien.

Cet article a été écrit par Delphine Rivet, Adrien Delage, Florian Ques et Marion Olité.