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De Buffy à American Gods, les scènes de sexe les plus WTF dans les séries

Plan à trois, anulingus, levrette à 180 degrés… Les séries sont de plus en plus décomplexées quand il s’agit de traiter la sexualité. La preuve avec cette liste non exhaustive, déconseillée aux moins de 18 ans.

Buffy contre les vampires, saison 6 (2001)

Nul doute que certaines figures féminines de la pop culture sont sexy et séduisantes. Lara Croft, Xena, Wonder Woman ou plus récemment la Veuve noire de Marvel possèdent un caractère bien trempé, voire des atouts badass qui en font des guerrières désireuses de mettre un terme au patriarcat. Avec ses pieu, ses coups de pied retournés et ses longs cheveux blonds, Buffy Summers symbolise aussi cette alchimie entre femme sexy et icône féministe.

Sa relation tourmentée avec Spike, entamée dans la haine en saison 2 avant d'évoluer vers une relation amoureuse, en est la preuve. En pleine crise existentielle, Buffy succombe au charme peroxydé du suceur de sang dans l’épisode "Smashed" de la saison 6, où un énième combat entre les deux se solde par une baise sauvage, réduisant au passage l’immeuble en un tas de gravats.

Dès 2001, Buffy offrait un point de vue avant-gardiste sur la question du traitement de la sexualité dans les séries. Joss Whedon a notamment abordé la quête de l'identité sexuelle à travers le personnage de Willow (Alyson Hannigan), amoureuse de son meilleur ami Alex avant de découvrir son homosexualité. Autre point fort scénaristique, qui fait aujourd’hui écho à la représentation des crimes sexuels dans 13 Reasons Why et Game of Thrones, Spike tentera aussi de violer Buffy. 

True Blood, saison 3 (2010)

Bien loin des suceurs de sang aseptisés de Twilight ou The Vampire Diaries, les vampires de True Blood étaient redoutables en matière de scènes torrides. C’est tautologique, mais à Bon Temps, Sookie Stackhouse et compagnie prenaient plutôt du… bon temps. Ce conte morbide et paradoxalement glamour était régulièrement dopé par des séquences sensuelles surprenantes ou grotesques. On retiendra aussi et surtout que True Blood a créé l’un des héros gays les plus exubérants et attachants du petit écran, Lafayette, incarné par Nelsan Ellis, malheureusement décédé cette année.

Si la série de vampires cachait un indécrottable romantisme derrière ses crocs et son hémoglobine, la violence et le sexe étaient intimement liés. C’est d’ailleurs pourquoi un tueur en série prenait pour cible toutes les femmes ayant couché avec des suceurs de sang dès la première saison. Mais le sexe était aussi traité de manière vigoureuse et pulsionnelle comme en saison 3, lorsque Bill et Lorena s’envoient en l’air non sans y laisser quelques membres au passage.

Les scènes de sexe sont parfois décomplexées, mais servent la plupart du temps à mettre en lumière un propos. Dans le cas présent, Bill tient à témoigner sa domination sur Lorena, qui est sa créatrice et donc responsable de sa damnation en tant que vampire. Le sexe dans True Blood n’était jamais représenté gratuitement.

Game of Thrones, saison 1 (2011)

Dans Game of Thrones, les scènes de sexe entraînent quasi-systématiquement des conséquences néfastes sur les personnages. C’est le cas de Sansa et Daenerys, montrées de prime abord comme des personnages incapables de se créer une force de caractère avant un événement aussi traumatisant qu’un viol, ou encore de Melisandre, prêtresse rouge ultrasexualisée et capable d’enfanter un démon tueur à gages. Même quand l’acte sexuel est consenti, les choses dégénèrent et le jeune Bran Stark en fait les frais dès le pilote de la série.

Qui ne se souvient pas des dernières minutes du pilote "Winter Is Coming" ? Pour vous resituer les faits, Bran surprenait le couple Jaime-Cersei en pleine levrette. Une scène capitale dans Game of Thrones, puisqu’elle permettait d'évoquer le sujet tabou de l’inceste. Une transgression morale dans notre société, que le spectateur se devait d’accepter avant d’entrer dans l’imaginaire fantastico-médiéval de George R.R. Martin.

Après cet épisode, plusieurs séquences dérangeantes ont fait polémique dans le show de dark fantasy, à commencer par la relation entre Daenerys et Drogo, la "masculinisation" d’Arya et le viol de Sansa. De série potentiellement féministe, portée par des personnages féminins forts, indépendants et experts du jeu du trône, Game of Thrones a saboté son propos par le traitement de la sexualité de certains personnages. Pour autant, les showrunners ont constamment tenté de prendre en compte les mutations sociales de notre époque pour réparre leurs erreurs. Résultat ? Il n’y a quasiment plus de sexe gratuit dans la saison 7, seulement de très rares moments comme celui partagé entre Missandei et Ver Gris. 

Shameless US, saison 3 (2013)

©️ Showtime

En termes d’affranchissement des tabous sexuels, la version US de Shameless a frappé fort en saison 3. Si la série de Showtime a toujours été décomplexée de la fesse, la relation entre Kevin et V a permis de s’attaquer à des sujets plus délicats. Paul Abbott et ses scénaristes n’ont jamais hésité à parler franchement de sexualité. Le sujet tabou ultime, l'inceste, y est notamment abordé à travers le personnage de Frank (qui drague sa fille sans savoir que c'est elle). 

La série "sans honte" intègre ainsi avec beaucoup de second degré une scène de threesome au beau milieu de la saison 3, où la belle-mère de V couche avec son gendre pour devenir la mère porteuse du couple. Une drôle et surprenante façon de défendre la GPA façon old-fashioned way comme diraient les Américains (vieux jeu en VF), et d’asseoir Shameless US comme l’une des séries les plus libérées et tordantes de la décennie.

American Horror Story : Coven, saison 3 (2013)

Dans le cerveau névrosé de Ryan Murphy, le cocréateur de l’anthologie horrifique, les fantasmes les plus interdits et inavouables se bousculent. Le showrunner profite donc de son talent d’écriture pour insuffler ses propres obsessions à son bébé sériel American Horror Story, passant du "jump scare" redondant au gore sanglant, mais également via des scènes de sexe souvent rebutantes. La saison 3 d’American Horror Story a marqué les esprits à cause d’une séquence de viol entre Queenie (Gabourey Sidibe) et le Minotaure. 

Joviale et à la recherche du grand amour, Queenie est complexée par son obésité. Madison (Emma Roberts) ne rate jamais une occasion de le lui rappeler et de se moquer d’elle. À force d’entendre des railleries à son encontre, Queenie perd confiance en elle et ne parvient pas à rencontrer de garçons. En conséquence, elle décide dans un premier temps d’offrir sa virginité au Minotaure, mais le rapport qu'elle pensait respectueux tourne au viol. 

Penny Dreadful, saison 1 (2014)

Annulée au bout de trois saisons, la série fantastique Penny Dreadful proposait des scènes d’exorcisme carrément flippantes et une atmosphère horrifique léchée au possible. Elle était bien aidée par l’interprétation solide de son casting, Eva Green en tête. Dès la première saison, l’actrice française a dû jouer une séquence de nu délicate à interpréter, où elle mimait une relation sexuelle avec un démon invisible. Le côté voyeur de la scène, renforcée par l’arrivée du personnage incarné par Timothy Dalton au beau milieu de l’acte sexuel, rendait ce passage terriblement malsain.

Imaginez donc devoir vous trémousser nu(e) sur un lit comme un poisson sorti de l’eau, alors qu’un réalisateur, un acteur et des techniciens vous observent… Au final, cette scène n’a absolument rien de risible puisque Vanessa sera possédée par le démon égyptien pendant un long moment. En termes WTF, on atteint un niveau sacrément élevé.

Sense8, saison 1 (2015)

L’annulation de Sense8 a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux et cela n’a rien d’étonnant. Le principe de la série est de ne plus faire de distinction entre les origines, les genres et les sexualités des personnages, si bien qu’on n’avait pas vu un show aussi universel depuis… et bien jamais en vérité, et c’est là toute la force de la création des sœurs Wachowski.

Dans Sense8, la sexualité est une transcendance du corps humain à travers les pouvoirs des sensitifs, liés pour une raison inexpliquée comme un seul et même être. Cette vision poétique et fluide de la sexualité dépasse l’identité de genre lorsque les corps des huit sensitifs se laissent aller au plaisir. On en vient presque à une forme spirituelle de sexe, sublimée dès la première saison dans cette scène d'orgie inoubliable. 

Blood Drive, saison 1 (2017)

©️ Syfy

Arrivée en trombe pour animer notre été canapé, Blood Drive est un ovni sériel qui rend hommage au cinéma de Robert Rodriguez et Quentin Tarantino. La série de Syfy s’inscrit dans le style grindhouse gore et décomplexé, démocratisé par les deux cinéastes avec des longs-métrages comme Planète Terreur. Blood Drive reprend ses codes, son impertinence et surtout son autodérision, notamment au regard de la sexualité.

Parsemée de vannes potaches et d’éjaculations sanglantes qui vous feront remonter votre quatre-heures, Blood Drive s’attaque pourtant à des sujets aussi sensibles que les maladies sexuellement transmissibles. Si elle n’est pas là pour nous faire une thèse sur la protection et la prévention, elle utilise son univers déjanté pour proposer une métaphore des dangers des MST. C’est le cas dans l’épisode "The Fucking Dead", où une orgie se répand tout au long de l’épisode.

Pour vous résumer la situation, les participants et les spectateurs d’une course contre la mort ont tous été infectés par un virus sexuellement transmissible. Ses symptômes sont découpés en cinq étapes, la dernière étant inévitablement la mort du sujet. L’effet pervers de cette maladie est son premier syndrome, qui pousse l’infecté à coucher avec quelqu’un pour la transmettre. En somme, tous les malades deviennent esclaves de leurs pulsions et s’envoient en l’air pour mieux s’entre-tuer. Le caractère surréaliste de cette séquence pourrait s’arrêter là, mais les scénaristes ont poussé le bouchon plus loin en faisant exploser les zombies sexuels qui projettent alors une matière gluante qui ressemble à du sperme, mais bleue et fluo. What the fuck, l’expression est faible.

American Gods, saison 1 (2017)

American Gods / Bilquis Sex Scene from on Vimeo.

Poétique, violente, fantasmagorique, illuminée… La première saison d’American Gods peut être définie de mille et une façons. Le travail réalisé par le showrunner Bryan Fuller (Hannibal) en collaboration avec Neil Gaiman, l’auteur du roman, est tout bonnement stupéfiant d’originalité et d’exotisme. Avec son traitement de la narration et sa réalisation ultraléchée, American Gods a d’ores et déjà marqué les esprits. Mais ce sont surtout ses personnages divins et hauts en couleur qui nous intéressent, à commencer par la déesse de l’amour Bilquis, incarnée par Yetide Badaki.

L’équipe créative du show d’Amazon a probablement accouché de la scène la plus WTF de l’année 2017 (et l’une des plus sexy de l’histoire du petit écran). Le premier contact du spectateur avec Bilquis lui laissera une empreinte forte. La déesse "avale" littéralement par le biais de son vagin ses partenaires sexuels afin de se refaire une jeunesse. Cette domination sexuelle est même un symbole féministe fort, puisque Bilquis se nourrit d’un homme dans l’épisode pilote, représentation du patriarcat en perdition.

En matière de tabous et de libération sexuelle, American Gods est le nouveau fer de lance des séries. En huit épisodes, on a déjà assisté à une séquence de sexe gay ultraréaliste, vu plus de pénis que de seins et même assisté à une scène de nécrophilie déjantée. Et c’est pour cette raison que, même en parlant de divinités et en redoublant d’allégories, American Gods est l’une des séries les plus humaines de ces dernières années.