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Les trolls russes qui ont perturbé l’élection présidentielle américaine de 2016 regardaient House of Cards

Frank Underwood leur a tout appris.

Petit retour en arrière. Souvenez-vous du grand bazar qu’a été l’élection présidentielle américaine de 2016, qui a conduit à l’investiture de Donald Trump. Hillary Clinton a subi moult attaques, et pas forcément américaines. On se souvient de ces "fermes à trolls" russes, qui travaillaient d’arrache-pied à perturber sa campagne, postant notamment des messages pour l’écraser dans la section commentaire du Washington Post et du New York Times.

CNN rapporte dans une vidéo le travail du journaliste d’investigation de Yahoo!, Michael Isikoff, qui a rencontré un de ces trolls, répondant au nom (sûrement modifié) de "Maksim". Il travaillait dans une de ces fermes à Saint-Pétersbourg, baptisée la "Internet Research Agency" et lui a expliqué que tout le monde avait pour consigne de regarder la série House of Cards et de bien prendre des notes, pour mieux comprendre les enjeux politiques américains et trouver des arguments pour que les Américains se retournent contre leurs dirigeants, enfin, surtout contre Hillary Clinton.

"C’était nécessaire pour connaître les problématiques majeures aux États-Unis. Les problèmes fiscaux, le sujet des armes, des homosexuels et des minorités sexuelles", a-t-il confié à Michael Isikoff.

La série de Beau Willimon a beau manquer de réalisme parfois, elle permet de comprendre assez facilement comment répandre des fake news. Et Isikoff de conclure : "D’une certaine façon, la vision de la politique américaine dans House of Cards est plus proche de celle de la Russie dans la vraie vie que de celles des États-Unis. Nous n’avons pas connaissance par exemple d’hommes ou femmes politiques américain·e·s majeur·e·s ayant commandité l’assassinat d’un·e adversaire ou de journalistes, nous avons cela en Russie par contre."