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De Wonder Woman à Jessica Jones, la petite histoire des super-héroïnes dans les séries

A l'occasion de l'arrivée de Marvel's Jessica Jones sur Netflix, Biiinge vous propose de regarder dans le rétro, et dresse un panorama des justicières aux pouvoirs surhumains qui ont égayé le petit écran depuis les années 60. 

Si les séries de super-héros ont retrouvé des couleurs dans les années 2010 avec des réussites comme Arrow, The Flash et Marvel's Daredevil, l'avenir appartient aux femmes. Preuve en est qu'en cette rentrée, deux nouvelles justicières ont fait leur apparition, la jeune Supergirl, en phase d'apprentissage, et la plus adulte et sombre Jessica Jones. A y regarder de plus près, elles ont des descendantes qui remontent aux années 60.

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Avec cette définition en tête - les super-héroïnes sont des femmes souvent issues de comics, qui possèdent un pouvoir surhumain et s'en servent pour protéger leur prochain du mal – nous avons eu envie de vous présenter les grandes sœurs de Jessica Jones dans un panorama non-exhaustif, mais représentatif des différentes époques télévisées. Précision : on n'aborde pas ici les séries animées où les super-héroïnes sont beaucoup plus présentes, et qui mériteraient un article à part.

Les années 60 / 70, de Batgirl à Wonder Woman

La fin des années 60 et surtout les années 70 correspondent à une époque où le statut de la femme change et gagne en liberté. On voit débarquer les premières super-héroïnes à la télévision américaine. Batgirl, la fille du commissaire Gordon, apparait dans la série Batman en 1967 et aura seulement le droit à un segment court télévisé. Toujours dans la série du Chevalier Noir, on croise aussi une première fois Catwoman, voleuse puis justicière mais sans super-pouvoir. Elle n'a encore jamais eu sa propre série.

Moins de dix ans plus tard après Batgirl, l'amazone Wonder Woman débarque avec son lasso et ses bracelets indestructibles. Elle deviendra une icône féministe. Dans les années 2010, Wonder Woman a failli revenir sur le petit écran via un projet avorté. Ce n'est pas pour rien. 

Les costumes over-girly et colorés de l'époque font mal aux yeux, et on se marre forcément un peu devant ces objets kitschissimes, qui ont toutefois posé les jalons des héroïnes badass modernes. Ces super-héroïnes, à part The Bionic Woman, appartiennent dans un monde peu réaliste. Dans The Secret of Isis, une archéologue devient une déesse égyptienne dotée de super-pouvoirs à cause d'une amulette. Electra Woman et Dyna Girl met en scène un duo de super-héroïnes qui renvoie à la paire Batman / Robin. 

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Batgirl (1967 et dans Batman, 1966–1968) incarnée par Yvonne Craig, Wonder Woman (1975-1979) jouée par Lynda Carter, Electra Woman and Dyna Girl (1976-1977), interprétées par Deidre Hall et Judy Strangis.

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The Secrets of Isis (1975-1976) avec Joanna Cameron, The Bionic Woman (1976-1978) incarnée par Lindsay Wagner (un remake a vu le jour en 2007).

Et en France alors ? Dans les années 60, les bouquins cultes Fantômette de la Bibliothèque Rose, sont adaptés en série. La justicière frenchy de Georges Chaulet n'a pas de super-pouvoirs mais elle cumule toutes les autres caractéristiques de la super-héroïne : costume, bataille contre les méchants, techniques de combat, identité secrète. Parce que vous ne pouvez pas louper ça, on vous offre le générique.

Les années 90, le temps des filles badass

Après une période de vache maigre, les femmes aux super-pouvoirs reviennent sur le devant de la scène dans les années 90. Nous en avons choisi peu pour bien coller à la définition de la super-héroïne. En élargissant le terme, on pense bien sûr aux badass girls de Dark Angel ou Alias. Mais elle ne sont pas vraiment des justicières et ne disposent pas de pouvoirs surhumains comme la princesse Xéna, la guerrière (1995-2001, incarnée par Lucy Lawless) ou la tueuse de vampires Buffy (1997-2003, interprétée par Sarah Michelle Gellar).

Les deux séries ont marqué l'histoire de la télévision : la première scène lesbienne du petit écran apparait dans Xéna quand Buffy, show tout aussi gay friendly, met en scène une relation amoureuse de longue durée entre deux personnages. Le show de Joss Whedon, particulièrement féministe, est aujourd'hui étudié dans les universités.

Les années 2000

Au début des années 2000, les séries "girl power" de la fin des années 90 entament leur conclusion. Elles seront remplacées par d'éphémères tentatives, comme l'adaptation des comics Witchblade qui a connu deux saisons et mettait en scène une élue, en l'occurrence la lieutenant de police Sara Pezzini, choisie pour porter un gant en acier doté de pouvoirs et s'en servir pour protéger les new-yorkais.

En 2002, Batgirl ressort du bois dans la série Les anges de la nuit, où elle fait équipe avec Huntress (la fille de Batman et Catwoman), et Dinah Lance (la fille de Black Canary, qui reprend le costume). Leur but : combattre le crime dans les rues de Gotham City.

Autre cas intéressant, proche de celui de Catwoman, le personnage de Black Canary. Cette ancienne criminelle issue de l'univers DC Comics passe du bon côté de la barrière et aura une relation romantique avec l'Archer Vert. Elle a un super-pouvoir, un cri supersonique, mais elle le perdra. Elle apparait dans Smallville, Arrow (ainsi que sa soeur, The Canary) et The Flash.

Dans la grande série de super-héros des années 2000, Smallville (2001-2010), on croise aussi une certaine Supergirl, incarnée par Laura Vandervoort dans un rôle secondaire.

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Witchblade, incarnée par Yancy Butler (2000), Black Canary dans Smallville (Alaina Huffman), Arrow et The Flash (Katie Cassidy) et The Canary dans Arrow (Caity Lotz).

Les années 2010, un retour en force

Les années 2010 augure d'une nouveau cycle positif pour les justicières. Dans la série Marvel's Agents of S.H.I.E.L.D., on apprend sur le tard que le personnage de Skye est en fait Quake. Incarnée par Chloe Bennet, cette super-héroïne de l'univers Marvel est la fille cachée d'un super-vilain. Elle a le pouvoir de créer des séismes.

La rentrée 2015 franchit un nouveau pas. Supergirl se voit attribuer sa série sur CBS. Elle prend les traits de Melissa Benoist. Si la série peine pour le moment à trouver ses marques et avance avec l'ombre du cousin Superman, il faut voir son évolution sur cette première saison avant de la juger.

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Supergirl dans Smallville (Laura Vandervoort), Supergirl version 2015 (Melissa Benoist) est plus habillée. Chloe Bennet (Skye / Quake dans Agents of S.H.I.E.L.D.)

Vendredi 20 novembre, une nouvelle justicière de l'univers Marvel débarque sur Netflix : Jessica Jones. Si elle possède bien des super-pouvoirs (une force surhumaine suite à une exposition à des produits chimiques), Jessica a raccroché son costume suite à un événement traumatisant subit par un ennemi redoutable, Killgrave, qui peut s'insinuer dans son esprit.

Héroïne sombre, portée sur la boisson, au sarcasme facile qui rappelle une Buffy Summers, la jeune femme incarnée par Krysten Ritter combat ses démons au quotidien, et aide les innocents à travers son agence de détective privée, Alias. L'ambiance "film noir" du show rappelle celle de la série Marvel's Daredevil.

Elle propose un traitement plus adulte et moderne des justicières et de leurs combats. Jessica Jones a des vilains à combattre mais c'est aussi une femme qui a des problèmes auxquelles la gente féminine peut s'identifier. Comme le disait son dessinateur, Michael Gaydos, qui a créé le personnage pour Marvel avec Brian Michael Bendis, elle "fait partie des gentils et essaie de faire le bien, mais c’est dur".