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Le cocréateur de Big Mouth s'excuse pour sa définition maladroite de la pansexualité

La saison 3 de la série aurait pu être un sans-faute sans cette erreur de parcours.

On ne cessera jamais de faire l’éloge de Big Mouth qui, en un court laps de temps, s’est érigée comme l’une des meilleures séries sur l’adolescence. Seulement, les bonnes œuvres de fiction ne sont pas exemptes de défauts et il leur arrive même de connaître des écarts de conduite. La série animée de Netflix nous l’a prouvé avec sa troisième saison et plus précisément à travers son huitième épisode, lequel offre une explication biaisée de ce qu’est la pansexualité.

Dans cet épisode intitulé "Rankings", une nouvelle élève fait une entrée fracassante, assurant à ses camarades de classe qu’elle est pansexuelle. S’il ne date pas d’hier, ce terme a gagné en reconnaissance ces dernières années alors que les discussions autour du genre et de la sexualité ont pris de l’ampleur. Ali – c’est le nom de cette nouvelle – établit une distinction entre les individus pansexuels et bisexuels, expliquant que ces derniers ne sont pas attirés par les personnes trans. Une définition erronée, qui fait jaser la twittosphère depuis la sortie de la saison sur Netflix.

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En guise de réponse, Andrew Goldberg, l’un des quatre cocréateurs de Big Mouth, a tenu à présenter ses excuses pour cette scène controversée, comme l’atteste le tweet plus bas :

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"On s’est plantés ici avec cette définition de la bisexualité opposée à la pansexualité. Les autres créateurs et moi nous excusons sincèrement d’avoir fait en sorte que les gens ne se sentent mal représentés. À chaque fois qu’on essaie de définir quelque chose d’aussi complexe que la sexualité humaine, c’est un vrai challenge et cette fois, on aurait pu mieux faire. Merci aux communautés trans, bi et pan de nous ouvrir davantage les yeux quant à ces problèmes de représentation importants et compliqués. On vous écoute et on a hâte d’explorer tout ça les saisons prochaines."

Si les excuses d’Andrew Goldberg ont globalement été bien reçues sur les réseaux sociaux, un argument de poids surgit à maintes reprises. En effet, bon nombre de personnes soulignent que cette maladresse n’aurait sans doute pas eu lieu s’il y avait des scénaristes concerné·e·s par les thèmes en question dans la writer’s room de Big Mouth. Il est vrai que personne ne peut mieux écrire sur les expériences trans… qu’une personne trans. Et il en va de même pour les autres minorités. Il n’y a plus qu’à voir si la série saura se rattraper et rectifier le tir en saison 4, attendue pour fin 2020.

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Big Mouth est disponible en intégralité sur Netflix à l’international.

Par Florian Ques, publié le 08/10/2019

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