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The Irishman : le guide pour regarder le dernier Scorsese en mini-série

Parce qu'on n'a pas forcément 3 h 30 devant nous.

L’événement ciné de cette fin de mois de novembre ne se passe pas dans les salles obscures, mais sur… Netflix. La plateforme qui ne dort jamais vient de sortir, ce mercredi 27 novembre, The Irishman, le dernier long-métrage de Martin Scorsese, le mot-clé de cette phrase étant "long". Le cinéaste hollywoodien s’est en effet fait très plaisir, en réunissant pendant pas moins de 3 h 30 ses acteurs fétiches période pré-DiCaprio. Robert De Niro, Al Pacino et Joe Pesci se partagent l’affiche, secondés par Harvey Keitel, Anna Paquin, Jesse Plemons (Breaking Bad) ou encore Bobby Cannavale (Boardwalk Empire).

De Niro y incarne Frank Sheeran, une figure historique. En maison de retraite, ce vétéran de la Seconde Guerre mondiale se remémore sa vie, à compter des années 1950, au moment où il va devenir tueur à gages pour le compte de la mafia de Philadelphie. Depuis Casino (1995) et Gangs of New York (2002), Martin Scorsese ne s’était pas frotté à son genre de prédilection : le film de mafioso. Autant dire que The Irishman était très attendu.

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Oui, mais voilà, cette durée de 3 h 30 peut en rebuter plus d’un. Et Netflix, la plateforme passée maîtresse dans l’art de brouiller les pistes sur les formats oblige, personne n’est forcé de regarder ce film d’une seule traite. Des médias américains ont déjà proposé leur guide pour effectuer les pauses (pipi ou food, bref, ce que vous souhaitez) au bon moment. Mais notre reco préférée, et sûrement la plus polémique, c’est celle d’un tweetos qui a décidé que The Irishman pouvait très bien se regarder façon mini-série.

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Il se propose donc de faire du film une mini-série en quatre épisodes, de plus ou moins une heure, détaillant les timings précis ainsi que la scène à laquelle il faut s’arrêter.

Alors, certes, les puristes du 7e art vont sûrement bondir de leurs fauteuils rouges, avançant le fait que le réalisateur a choisi le format du film (très) long pour une bonne raison. Oui, mais après tout, il a aussi accepté de passer un deal avec Netflix, une plateforme de streaming où l’on peut appuyer sur pause à n’importe quel moment. La désacralisation du grand écran est-elle forcément une mauvaise chose quand elle donne plus de liberté au récepteur d’une œuvre artistique ? Le débat est lancé.

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Par Marion Olité, publié le 29/11/2019

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