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De Game of Thrones à You, les 30 meilleures adaptations de livres en séries

Publié le

par Biiinge

©Netflix

On considère aujourd'hui qu'un livre sur cinq a été adapté à l'écran. Biiinge fait le tri et vous propose son classement ultime.

Game of Thrones

© HBO

La série phénomène qui a réuni des millions de fans à travers le globe allie époque féodale, politique, stratégies militaires, guerres, scènes d’exécutions gores, mais encore dragons et zombies. Adaptée de la saga Le Trône de fer, de George R. R. Martin, Game of Thrones est devenue l’une des séries les plus populaires de l’histoire et nous a offert des moments ancrés dans nos rétines, tels que l’exécution de Ned Stark ou les Noces Pourpres. Jamais une série où la violence et la sexualité ont une aussi forte prédominance n’aura été autant récompensée. Les deux dernières saisons nous laisseront cependant le goût amer d’une fin bâclée.

Respectant fidèlement l’intrigue des romans au départ, la série de David Benioff et D. B. Weiss s’écarte de la trame originale vers le milieu de la série jusqu’à créer son propre récit à partir de la sixième saison. Un choix assumé, mais critiqué par l’auteur des livres : selon George R. R. Martin, la série aurait pu facilement aller jusqu’à 13 saisons en se basant intégralement sur ses romans. Notons cependant que cela va faire bientôt dix ans que les lecteurs attendent le sixième tome du Trône de fer et il faudra sûrement encore autant de patience pour voir arriver le dernier tome. Si on écoutait George, on aurait eu, certes, 13 saisons de Game of Thrones, mais on aurait attendu jusqu’à au moins 2030 pour avoir la fin de la série ! (A. S.)

À voir sur MyCanal et OCS.

The Handmaid’s Tale

© Hulu

Dans cette dystopie effroyable imaginée par Margaret Atwood il y a 35 ans, les droits des femmes ont été relégués au néant, leurs corps disposés comme des couveuses de chair et d’os. Une œuvre forte et toujours aussi actuelle, particulièrement aux États-Unis où les droits des femmes à disposer de leur corps sont régulièrement contestés. Margaret Atwood imagine ici une Amérique gouvernée par un ordre religieux et totalitaire. La pollution a eu raison de la fertilité des femmes, celles pouvant encore enfanter ont été réduites à l’état d’esclaves dédiées à la reproduction, au service des dirigeants. Ce sont les Servantes.

Le roman de Margaret Atwood est adapté en 2017 dans une série comptant actuellement quatre saisons. The Handmaid’s Tale : La Servante écarlate fait un carton et reçoit plusieurs récompenses, les critiques y voient une œuvre immense. Peut-être le contexte de sa diffusion a-t-il sa part de responsabilité : nous sommes au début de l’ère Trump, les États-Unis ont à leur tête un président misogyne et un vice-président évangélique créationniste. Quant au mouvement #MeToo, il est sur le point de voir le jour. La série tout comme le livre font réfléchir, autant sur les idéologies moyenâgeuses qui persistent encore aujourd’hui que sur l’évolution de nos mœurs et la société patriarcale dans laquelle nous vivons. (A. S.)

À voir sur MyCanal, OCS et MyTF1.

Gomorra

Ⓒ Sky Atlantic

En 2006, le journaliste Roberto Saviano sort un roman enquête qui va bouleverser son pays, Gomorra : Dans l’empire de la Camorra. Il y décrypte l’organisation de la mafia napolitaine avec une précision jamais vue auparavant. L’auteur dénonce notamment le système mis en place par les parrains du crime organisé qui, pour certains, ont monté des trafics de drogues, d’armes et de contrefaçons à l’international.

De cette introspection bouleversante et choc de la Camorra, il tirera une série mafieuse emblématique de la société contemporaine napolitaine. Un récit haletant sur fond de rivalités sanglantes et d’introspections poignantes sur ces hommes de l’ombre, dressant le portrait de deux figures quasi olympiennes du milieu : Gennaro Savastano et Ciro Di Marzio. (A. D.)

À voir sur MyCanal.

Dexter

© Showtime

Ce cher Dexter… C’est le titre français du roman de Jeff Lindsay, publié en 2004, sur lequel se base la série culte créée par James Manos Jr. Elle a fait les beaux jours de Showtime durant pas moins de huit saisons, diffusées entre 2006 et 2013. La base – les personnages de Dexter Morgan, sa sœur Debra, le concept de Dark Passenger, le fait d’adopter la perspective du tueur pour être dans sa tête – vient du livre et a été superbement mise en images, du moins durant les quatre premières saisons, la suite étant beaucoup plus inégale. La première saison de Dexter, qui met en scène le "Ice Truck Killer", suit en particulier les grandes trames du roman initial.

La série, portée par un Michael C. Hall impérial, va ensuite s’émanciper de sa base littéraire. De son côté, Jeff Lindsay poursuivra l’aventure avec sa version de Dexter dans pas moins de sept autres romans, publiés entre 2005 et 2013, ce qui coïncide avec la fin de la série. Alors, une question se pose : le retour annoncé de l’expert médico-légal sur le petit écran en 2020, dans un revival, va-t-il entraîner celui de son alter ego de papier ? (M. O.)

À voir sur MyCanal.

The Witcher

© Netflix

À une époque, The Witcher évoquait les jeux vidéo à succès de CD Projekt, mais pour les fins connaisseurs de la littérature fantasy, impossible d’oublier le matériel de base : la saga du Sorceleur, d’Andrzej Sapkowski, dont le premier tome est paru en 1986. Empreints de mythologie slave, les romans suivent les pas de Geralt de Riv, chasseur de monstres et Sorceleur de son état. Une première adaptation télévisée, baptisée The Hexer, voit le jour au début des années 2000 sur les écrans polonais, mais est discréditée par la communauté des fans et par Andrzej Sapkowski lui-même.

L’adaptation de Netflix a, quant à elle, su récolter des critiques positives malgré une chronologie des événements, disons-le, bordélique et une reproduction du monde du Sorceleur pas toujours fidèle à l’œuvre originale. On ne peut cependant qu’encenser le jeu d’acteur de Henry Cavill dans la peau du chasseur de monstres taciturne et les combats à l’épée ensorcelants. Andrzej Sapkowski approuve aussi, allant jusqu’à comparer l’interprétation de Henry Cavill à celle de Viggo Mortensen, l’interprète d’Aragorn dans la trilogie du Seigneur des anneaux. (A. S.)

À voir sur Netflix.

The Haunting of

Ⓒ Netflix

Les histoires de fantômes sont vieilles comme le monde, ce n’est pas le scénariste et réalisateur Mike Flanagan qui vous dira le contraire. Pour son anthologie horrifique The Haunting of, l’homme s’est d’abord inspiré de La Maison hantée, titre générique sublimé sous la plume de Shirley Jackson et publié à la fin des années 1950. Il en tire un portrait de famille bouleversant, marqué par les étapes du deuil et une poésie macabre sur la solitude.

Rebelote avec The Haunting of Bly Manor en 2020, mix de plusieurs nouvelles écrites par Henry Thomas, auteur du XIXe siècle et génie de l’étrangeté. Dans cette histoire moins terrifiante mais toujours aussi glaçante, Mike Flanagan brouille la réalité pour mieux égarer le spectateur dans un récit sur l’interprétation du surnaturel dans un monde rationnel. (A. D.)

À voir sur Netflix.

You

© Lifetime

You a été comparée à Dexter car elle raconte les aventures sanglantes d’un "monsieur normal" en apparence et reprend quelques codes, comme la voix off du tueur. Les deux personnages ont aussi en commun leurs démons qu’ils tentent maladroitement de contrôler et une passion extrêmement dérangeante pour le stalking.

You est avant tout l’adaptation par Sera Gamble et Greg Berlanti du roman éponyme (rebaptisé Parfaite, en français) de Caroline Kepnes, publié en 2014 et qui a connu un succès international, étant traduit dans 19 langues. Ce thriller glaçant nous place dans les baskets de Joe, libraire bien sous tous rapports à New York, dont le chemin va croiser celui de Beck, une aspirante écrivaine. Ce grand pervers narcissique commence alors à la traquer et à la manipuler pour qu’elle tombe sous son charme.

Bien foutue mais à l’image de son héros, dérangeante, la série a été maintes fois critiquée pour son écriture complaisante envers ce personnage misogyne et toxique, en passe de devenir un sex-symbol auprès de jeunes ados influençables.

Lancée sur Lifetime, la série a tapé dans l’œil de Netflix. La plateforme en a récupéré tous les droits pour sa deuxième saison, qui suit la trame du deuxième roman de Caroline Kepnes, publié en 2016 et intitulé Hidden Bodies. Histoire de faire profil bas, Joe s’est fait la malle à Los Angeles, mais il ne va pas tarder à tomber sous le charme d’une nouvelle jeune femme, la bien nommée Love… Suite au succès populaire de cette saison 2 bien WTF sortie en décembre 2019, Netflix prépare, pour 2021, la troisième livraison du soap, qui devra cette fois se passer de base littéraire. (M. O.)

À voir sur Netflix.

The Plot Against America

© HBO

1940, l’aviateur Charles Lindbergh remporte les élections présidentielles américaines face à Franklin Roosevelt. Ses amitiés avec Adolf Hitler et sa volonté de laisser les États-Unis en dehors du conflit mondial ne sont un secret pour personne. Se dessinent alors les contours de sa politique fasciste. Le chantre de la littérature américaine Philip Roth signe avec Le Complot contre l’Amérique une uchronie ambitieuse où il se met lui-même en scène, à l’âge de 7 ans, dans une Amérique déchirée par l’antisémitisme, collaboratrice du régime nazi. Une réécriture effrayante de l’Histoire, tant on ne saurait différencier la fiction de la réalité.

Les producteurs Ed Burns et David Simon, qui ont déjà collaboré pour The Wire au début des années 2000, portent la plume de Philip Roth dans cette mini-série sortie début 2020. La mayonnaise Burns-Simon prend et The Plot Against America devient l’une des séries les plus en vue de ce début d’année chaotique. On assiste, à travers le regard d’une famille juive, à la transformation d’une société américaine gangrenée par un antisémitisme de plus en plus décomplexé et à la lente mise à mort de la "plus grande démocratie au monde". L’écriture de David Simon en fait un drame haletant et un must-see. (A. S.)

À voir sur Amazon Prime Video, MyCanal et OCS.

Mindhunter

Ⓒ Netflix

Qui de mieux placé que David Fincher pour raconter l’origine des profilers américains et la création du terme pénal "tueur en série" ? Avec Mindhunter, le grand patron du thriller policier fait parler son perfectionnisme chirurgical, rendu palpable dans un générique envoûtant, à travers sa mise en scène. Ou comment deux biographies d’experts en profilage criminel, Mindhunter : Dans la tête d’un profiler et Le tueur en face de moi, font désormais partie des récits true crime les plus glaçants de la décennie sérielle.

La minutie de Fincher surprendra le spectateur dès les premiers épisodes virtuoses du show. Avec une narration basée sur une succession d’interviews de criminels, Mindhunter éblouit par la qualité de son casting où les grands méchants prennent carrément le pas sur les gentils profilers. Fincher filme, maquille et raconte ces figures de la criminalité américaine avec une profusion de détails, qui donnent le tournis et finissent par nous convaincre de toujours fermer la porte à double tour avant d’aller dormir. (A. D.)

À voir sur Netflix.

Big Little Lies

© HBO

Derrière l’un des plus gros succès récents de HBO se cache le roman éponyme de Liane Moriarty, un best-seller publié en 2014, qui a immédiatement tapé dans l’œil de Nicole Kidman et Reese Witherspoon. Actrices mais aussi productrices, les deux femmes ont eu le nez fin en acquérant les droits de cette histoire, sorte de soap haut de gamme mettant en scène des femmes mariées, qu’un terrible secret va lier dans la ville de Monterey. En creux, le livre comme la série évoquent des sujets féministes, tels que le viol, la charge mentale ou les violences conjugales.

Bénéficiant d’un casting all star et d’une réalisation de premier ordre, signée Jean-Marc Vallée, la mini-série de HBO est un tel succès en 2017 (l’année de #MeToo, timing parfait) que la chaîne et le cast rempilent pour une saison 2. Si elle n’est pas adaptée d’un roman publié, cette fois, Liane Moriarty a participé à son écriture, rédigeant une nouvelle qui a servi de script. Cette deuxième saison, plus poussive que la première, aura le grand mérite de mettre en scène une Meryl Streep d’anthologie. Une saison 3 a été évoquée, mais reste de l’ordre du souhait. Nicole Kidman et Reese Witherspoon n’en ont, de toute façon, pas fini avec Liane Moriarty : elles ont posé une option sur deux autres de ses romans, Truly, Madly, Deeply (2016) et Nine Perfect Strangers (2018). (M. O.)

À voir sur OCS à la demande.

American Gods

© Starz

Multirécompensé quelques mois après sa parution en 2001, cet ovni de la littérature fantasy a conquis les aficionados du genre. Quelle ne fut pas leur surprise quand la chaîne Starz a lancé une adaptation télévisée du best-seller de Neil Gaiman, réputé inadaptable ! À sa sortie de prison, Ombre apprend le décès de sa femme et de son meilleur ami. Alors qu’il souhaite se rendre à l’enterrement, un homme mystérieux se faisant appeler Le Voyageur l’embarque dans un road trip aux allures de croisade face aux nouveaux dieux de l’Amérique.

Jugé trop complexe, trop "fantastique" pour être porté à l’écran, un premier projet a été abandonné en 2011, mais Bryan Fuller et Michael Green ont fini par relever ce pari audacieux. Dans American Gods, on boit, on mange, on vit esthétisme. Tout, du générique qui nous offre un ballet de sons et de lumières jusqu’aux scènes gores, est beau à regarder. Après une première saison acclamée par la presse, la deuxième saison a, quant à elle, fait grincer des dents. Espérons que la saison 3 et l’arrivée d’Iwan Rheon (Ramsay Bolton dans Game of Thrones) et de Danny Trejo rehausseront le niveau. (A. S.)

À voir sur Amazon Prime Video et MyCanal.

Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire

Ⓒ Netflix

Après une adaptation filmique en 2004, les orphelins Baudelaire imaginés par Lemony Snicket se voient dérouler le tapis rouge dans une série Netflix. La plateforme a le luxe de proposer une version au long cours, qui retranscrit l’intégralité de la saga littéraire tragicomique. Ou comment Violette, Klaus et Prunille, trois enfants esseulés, vont grandir dans un monde hostile et pessimiste.

Plus proche de la mise en scène en carton-pâte de Michel Gondry que de l’univers burtonesque du film, l’adaptation sérielle des romans est un récit initiatique fun et décomplexé. L’humour noir de l’auteur traverse les épisodes, tout comme l’infortune des Baudelaire, condamnés à subir les sévices du vil comte Olaf et ses camouflages délirants. Une réussite qui doit beaucoup à l’interprétation de Neil Patrick Harris, clown triste et fourbe dans la peau du roublard fauché. (A. D.)

À voir sur Netflix.

Hannibal

L’un des tueurs en série les plus célèbres de la pop culture est né de l’imagination du romancier Thomas Harris, auteur de quatre livres consacrés à Hannibal Lecter, publiés entre 1981 et 2006. Cela a donné plusieurs adaptations ciné marquantes, dont Le Silence des agneaux, de Jonathan Demme (1991), mais aussi une série d’esthètes, pilotée par Bryan Fuller et portée par le génial Mads Mikkelsen dans le rôle du tueur cannibale aux goûts diaboliques et sophistiqués. Lancée en 2013 sur NBC (et dispo sur Netflix chez nous), Hannibal s’intéresse en particulier à la relation fascinante qui va unir le tueur dandy à un agent du FBI brillant et torturé, Will Graham, incarné par Hugh Dancy.

Somptueusement réalisée (la mise en scène a été largement posée par David Slade, puis poursuivie par Vincenzo Natali), la série a été acclamée, notamment pour ses scènes de repas aussi effrayantes que sublimes. Elle bénéficie également de seconds rôles inoubliables, notamment Laurence Fishburne (le boss de Will) ou Gillian Anderson, magnifique dans le rôle de la psychiatre du Docteur Lecter, qui joue avec le feu. Annulée au bout de trois saisons, Hannibal a fédéré un noyau de fans ultrafidèles, qui espèrent encore voir la série renaître de ses cendres. Le cast, nostalgique, ne demande que ça. (M. O.)

À voir sur Apple TV.

Le Jeu de la dame

© Netflix

La mini-série la plus populaire de l’histoire de Netflix a d’abord germé dans l’esprit de Walter Tevis qui a voulu écrire un "hommage aux femmes intelligentes". L’auteur ayant lui-même été joueur d’échecs, il a su poser sur le papier les techniques et le suspense insoutenable d’une partie. Au-delà des échecs, ce roman retrace la vie fictive d’Elizabeth Harmon, de l’enfance à l’orphelinat, jusqu’à son ascension au titre de grand maître, un parcours où elle est prisonnière d’un sentiment d’isolement duquel elle tente de s’évader à travers l’alcool et la drogue.

Un temps pensée comme un film réalisé par le regretté Heath Ledger, la mini-série adaptée par Scott Frank et Allan Scott est devenue le plus gros carton de Netflix en 2020. Dans la foulée, la série phénomène a également fait décoller les ventes de jeux d’échecs, les inscriptions sur le site chess.com, mais aussi les ventes du roman de Walter Tevis, qui accède au rang de best-seller, 37 ans après sa parution. Les séries suscitant un tel effet de mode se comptent sur les doigts de la main. Malgré quelques erreurs repérées par des experts assidus, on n’a jamais autant apprécié une partie d’échecs. Un coup de maître. (A. S.)

À voir sur Netflix.

Chernobyl

Ⓒ HBO

On connaît tous la catastrophe de Tchernobyl ou, plutôt, tout le monde pensait-il la connaître. Pourtant, la mini-série historique de Craig Mazin a fait l’effet d’une fission nucléaire auprès des spectateur·rice·s. Si la Russie n’a pas franchement apprécié cette version américaine, jugée mensongère par Poutine et ses fidèles, Chernobyl était bel et bien inspirée des événements décrits dans La Supplication, un récit personnel de la catastrophe nucléaire racontée par Svetlana Aleksievitch… une actrice biélorusse.

Avec un réalisme ultra-poussé, dont une scène de "balayage" déjà mythique dans l’histoire du petit écran, Chernobyl nous raconte l’histoire de celles et ceux qui ont vécu l’apocalypse. La mini-série nous plonge à l’intérieur des réacteurs et des esprits des survivants (des victimes) de l’accident de Tchernobyl. Une œuvre éprouvante, souvent glaçante, mais aussi profondément humaine grâce au parcours d’Ulana Khomyuk, héroïne représentant à elle seule les dizaines de scientifiques qui ont tenté de limiter les répercussions mortelles de l’explosion. (A. D.)

À voir sur OCS à la demande.

Gossip Girl

© The CW

"Gossip Girl here, your one and only source into the scandalous lives of Manhattan’s elite." C’est ainsi que commençaient les épisodes de Gossip Girl, sorte d’héritière fancy de Beverly Hills, qui racontait au début des années 2000 les "vies scandaleuses" des ados de l’Upper East Side, à New York. Ce soap, qui avait une fâcheuse tendance à glamouriser les relations abusives, est l’adaptation d’une saga littéraire signée Cecily von Ziegesar, ne comprenant pas moins de 14 romans et un spin-off ("The Carlyles").

Toute une génération d’adolescent·e·s a grandi avec cette série fun, pop, superficielle, qui préfigurait notre addiction aux réseaux sociaux. Les histoires de cul, d’amitié et d’amour des BFF Serena Van Der Woodsen et Blair Waldorf, ainsi que de leur entourage, étaient en effet espionnées par une mystérieuse "gossip girl", qui balançait sur son blog les derniers potins les concernant. Les fans ne se sont toujours pas remises du twist final : derrière la voix off de Kristen Bell se cachait en fait… Dan Humphrey.

Idée cool et juteuse, mais rétrospectivement, on s’est rendu compte que GG, pour les intimes, avait quelques défauts gênants, à commencer par le fait qu’elle est très blanche, qu’elle met en scène des personnes privilégiées et hétéros, et qu’elle propage la culture du viol, dont on veut se débarrasser. Le reboot annoncé compte bien réutiliser la recette gagnante de Gossip Girl et son côté soap et ultra-connecté, tout en updatant ces role models, desquels on ne conservera que les idées fashion. Queen Blair n’était pas la reine de la sororité, en revanche, elle était bien celle du look preppy ! Xoxo. (M. O.)

À voir sur Netflix.

House of Cards

© Netflix

À l’origine, Francis Underwood s’appelait Francis Urquhart. Il n’était pas non plus un tacticien impitoyable sur les bancs du Congrès des États-Unis, mais un véritable machiavel de la politique britannique. House of Cards est d’abord un thriller politique encensé par la presse anglaise et divisé en trois tomes écrits par Michael Dobbs, membre du Parti conservateur et un temps conseiller de Margaret Thatcher. Qui de mieux placé qu’un homme politique pour nous décrire dans les moindres détails les profondeurs diaboliques et perverses du milieu ? Car dans les coulisses du pouvoir, ce ne sont pas les principes moraux ou la recherche de l’intérêt général qui guident les acteurs, mais l’ambition de se tenir au sommet.

Dans l’adaptation télévisée de six saisons parue en 2013, David Fincher est à la barre et Kevin Spacey incarne l’alter ego américain de Francis Urquhart. La politique y est brutale, sanguinaire. On se délecte du côté obscur de ce monde aussi mystérieux que sulfureux et du cynisme de Frank Underwood, même si la série accuse une baisse de qualité au fil des saisons. Finalement, Netflix décide de se séparer de Kevin Spacey, accusé de multiples agressions sexuelles, et de mettre fin à la série avec une sixième saison. (A. S.)

À voir sur Netflix et MyCanal.

His Dark Materials

Ⓒ BBC/HBO

Après avoir rencontré un semi-échec au cinéma, À la croisée des mondes, la saga littéraire de Philip Pullman, s’est offert une deuxième chance grâce à la collaboration prometteuse entre HBO et la BBC. La trilogie, qui se prête davantage au format sériel, avait la lourde tâche d’assurer l’héritage de la fantasy sur le petit écran après Game of Thrones. Pari réussi pour le showrunner Jack Thorne, qui est parvenu à capturer l’essence des romans de Pullman.

His Dark Materials est avant tout une prouesse visuelle, qui lorgne du côté du steampunk, avec un budget conséquent. Les dæmons des citoyens de cet univers magique sont aussi impressionnants que les dragons de Daenerys et forment des binômes attachants avec les héros de l’histoire. La jeune Dafne Keen et Ruth Wilson composent un duo haletant au milieu d’une vaste conspiration religieuse, thématique au cœur de l’ouvrage original. Une franche réussite pour les amateurs de récits initiatiques et merveilleux. (A. D.)

À voir sur OCS à la demande.

Sherlock

Redonner au vénérable détective anglais, né de la plume d’Arthur Conan Doyle en 1887 et mille fois adapté sur le petit comme le grand écran, un petit coup de jeune apparaissait comme une sacrée gageure. C’était sans compter le talent de Steven Moffat et Mark Gatiss. Le duo de scénaristes, spécialisé dans les adaptations contemporaines de chefs-d’œuvre littéraires (Dr. Jekyll et Mr. Hyde ou Dracula y sont passés), s’est attelé à la tâche, à compter de 2010, en plaçant Sherlock dans l’Angleterre moderne et en reprenant à leur compte les différentes aventures littéraires du détective et de son fidèle ami, le docteur Watson. L’occasion de révéler au monde l’immense talent de Benedict Cumberbatch, génial dans le rôle du king de la déduction complètement asocial, et de confirmer celui de Martin Freeman en parfait sidekick. Mention spéciale également à Andrew Scott, qui campe un Moriarty très, très jouissif.

Si les interprètes ont pu briller, c’est surtout grâce à l’écriture maligne et divertissante des scénaristes, mise en images avec tout autant d’inventivité (les textos de Sherlock s’affichent sur l’écran, par exemple, un effet très cool il y a dix ans). Quatre saisons trop courtes plus tard, les emplois du temps de ministres du cast comme des showrunners ont mis la série anglaise, détentrice de trois Emmys, en hiatus plus ou moins définitif. Cela dit, la porte du 221B Baker Street est toujours un peu ouverte : un retour dans quelques années a été envisagé. La matière littéraire colossale (une cinquantaine de nouvelles et 4 romans sont considérés comme canons) est loin d’avoir été épuisée en 13 épisodes. (M. O.)

À voir sur Netflix.

The Man in the High Castle

© Amazon Prime Video

Une autre uchronie où les nazis ont gagné la guerre, penserez-vous. Or, celle-ci est un classique, un must à avoir dans sa bibliothèque SF, signée Philip K. Dick et récompensée par le prix Hugo en 1963. Dans cette œuvre, l’auteur de Blade Runner et de Total Recall nous décrit avec précision un monde occupé par les nazis et les Japonais. C’est une nouvelle société américaine régie par les codes de conduite nippons et par le Yi Jing, un manuel de divination chinois. L’histoire met en scène plusieurs personnages qui ne se croiseront presque jamais et s’achèvera sur l’un d’eux faisant face à la plus grande interrogation de l’auteur : "Qu’est-ce que la réalité ?"

Autant dire que scénariser une œuvre qui n’a ni réel fil rouge ni fin décisive relève de la mission impossible. C’est pour cette raison que cette adaptation produite par Sir Ridley Scott n’est pas 100 % fidèle au roman. L’Amérique occupée de Dick est cependant toujours aussi bien retranscrite dans cette série, avec un côté sombre et terrifiant en plus. On savoure l’écriture de Frank Spotnitz, bien pensée, complexe et utilisant jusque dans les plus petits détails les presque 400 pages du roman. (A. S.)

À voir sur Amazon Prime Video.

The Outsider

Ⓒ HBO

Chaque année apporte son lot d’adaptations de Stephen King sur le petit écran, qui connaissent un succès sous forme de montagnes russes. The Outsider, transposition de son roman fantastique le plus récent, pouvait compter sur la patte HBO pour relever le niveau. Et c’est chose faite grâce à l’enquête hypnotique et terriblement sombre de l’inspecteur Ralph Anderson, à la croisée de True Detective et Ozark.

L’atmosphère poisseuse de la série et cette figure inquiétante, mi-bête, mi-humaine, qui massacre les habitants de l’Oklahoma donnent vie à ce thriller horrifique passionnant. The Outsider est un récit glaçant et politique, dissimulant une métaphore sur le racisme dans l’(ex) Amérique de Trump et les États du sud. Une vraie bonne adaptation de Stephen King, où le réel et le fantastique entrent en osmose pour nous livrer une mini-série aussi prestigieuse que The Night Of et Sharp Objects. (A. D.)

À voir sur OCS à la demande.

13 Reasons Why

(© Netflix)

Adaptée du roman éponyme de Jay Asher sorti en 2007, 13 Reasons Why a marqué un changement de paradigme dans la façon de mettre en images le suicide ou les violences sexuelles dans les teen dramas. Lancée en 2017, l’année de #MeToo, la série raconte la descente aux enfers d’Hannah Baker, une jeune adolescente harcelée dans son lycée, puis victime de viol. Ayant méthodiquement préparé son suicide, elle a envoyé en amont 13 cassettes audio à chaque personne qu’elle juge responsable de son geste. Le procédé narratif haletant, couplé à l’exploration de sujets tabous et ô combien pertinents, font de 13 Reasons Why un énorme succès auprès des jeunes, tandis que les parents, les associations conservatrices et autres professionnels de santé tirent la sonnette d’alarme aux États-Unis, inquiets d’une possible glamourisation du suicide.

A posteriori, Netflix censurera même la fameuse scène dans le bain qui a tant choqué, où Hannah met fin à ses jours. Face au succès et à la controverse internationale, la plateforme commande d’autres saisons, indépendantes du roman original, mais beaucoup moins bonnes. Cette fois, elle invite des professionnels de santé pour des épisodes spéciaux et affiche des messages d’avertissement avant chaque épisode. La série aura révélé au passage des acteur·rice·s prometteur·se·s, comme Katherine Langford, Alisha Boe ou Brandon Flynn et aura marqué les esprits en tant que premier teen drama de Netflix. (M. O.)

À voir sur Netflix.

Outlander

© Starz

Le plus beau bébé issu du mariage entre la fantasy et la romance. La série Le Chardon et le Tartan (Outlander, en version originale) de Diana Gabaldon nous conte les aventures de Claire Randall, infirmière de l’armée britannique qui réalise un bond temporel de 200 ans en arrière, alors qu’elle se promène au milieu d’un cromlech en plein cœur des Highlands écossais. En 1743, Claire rencontre et tombe amoureuse de Jamie Fraser, seigneur du domaine de Lallybroch, sur fond de rébellion jacobite.

Parue en 1995, cette romance est portée sur le petit écran en 2014 par Ronald D. Moore, qui touchait déjà sa bille en matière de SF après avoir travaillé plusieurs années sur Star Trek et créé la culte Battlestar Galactica. La première saison est acclamée par les critiques et la série continue de se surpasser saison après saison. Outlander n’est pas une énième série cucul la praline sur les bords, mais bien une représentation juste de l’amour et de la place de la femme au XVIIIe siècle. Le décalage entre Claire, femme libre et féministe, et cette époque reculée est, en ce sens, intéressant. (A. S.)

À voir sur Netflix et MyCanal.

Lovecraft Country

Ⓒ HBO

Jordan Peele, auteur militant qui œuvre pour une meilleure représentation des Afro-Américains au cinéma, a étendu sa caméra incisive au petit écran en 2020 à l’aide du super-producteur J. J. Abrams et de la showrunneuse Misha Green. Le trio s’est attaqué au roman Lovecraft Country de Matt Ruff, une étrange uchronie dans l’Amérique raciste des années 1950, où les monstres issus de l’imaginaire de H. P. Lovecraft et le racisme ne font plus qu’un. Un récit labyrinthique enlevé, donc particulièrement difficile à retranscrire à l’écran.

Pourtant, les trois auteurs réalisent une prouesse en offrant une série à la fois politique et ésotérique aux spectateur·rice·s. Peele applique sa recette à succès, déjà mise en lumière dans Get Out et Us, avec une situation banale, voire allègre, qui tourne vite au cauchemar. Ici, c’est un road-trip pas si loin du buddy movie qui voit trois courageux citoyen·ne·s noir·e·s se confronter aux États racistes de l’Amérique, pourchassé·e·s par des monstres terrifiants et des membres du Ku Klux Klan dans un voyage surréaliste, mais finalement pas si éloigné de notre réalité. (A. D.)

À voir sur OCS à la demande.

True Blood

© HBO

Pour créer sa série de vampires, HBO fait appel à un talent maison, Alan Ball (Six Feet Under), qui s’amuse comme un petit fou à adapter la saga de bit-lit (la littérature de vampire, un sous-genre à part entière) de Charlaine Harris, "La Communauté du Sud", qui ne comprend pas moins de 13 tomes. Le showrunner met en images la petite ville de Bon Temps, en Louisiane, où l’on va suivre les aventures sexy et surnaturelles de la serveuse Sookie Stackhouse (Anna Paquin).

Dans ce monde où les vampires font leur "coming out" (la série affiche un gros sous-texte queer) et boivent du sang synthétique imitant celui des humains (appelé "true blood"), la jeune femme va s’enticher d’un suceur de sang répondant au nom de Bill Compton (Stephen Moyer), avant de découvrir qu’elle-même n’est pas 100 % humaine et de faire la connaissance d’un autre vampire bien sexy, Eric Northman (Alexander Skarsgård).

Pendant 7 saisons et en dérivant des romans de base, True Blood nous a régalés d’aventures sanguinolentes, de personnages over the top et de scènes de sexe décomplexées. Le public en redemandait, malgré l’inexorable baisse de qualité de la série. À tel point qu’un reboot devrait voir le jour dans les prochaines années. Il faut dire que la mythologie imaginée par Charlaine Harris permet à loisir de se replonger à Bon Temps et de se focaliser sur de nouveaux personnages aux dents longues. (M. O.)

À voir sur OCS à la demande.

Quarry

Ⓒ Cinemax

Après avoir puisé dans la littérature pulp avec Banshee, le réalisateur Greg Yaitanes s’est tourné vers la saga littéraire de Max Allan Collins pour son nouveau projet : Quarry. Une mini-série dramatique qui revient sur le parcours d’un marine après la guerre du Vietnam et explore ses traumatismes liés à la violence du front. Une œuvre poignante et émouvante sur les troubles de stress post-traumatique, qui n’aura malheureusement duré qu’une seule saison.

Dans Quarry, l’homme est un loup pour l’homme. Enfermé dans un schéma de violence, Conway, le héros de l’histoire, revit au quotidien l’horreur de la guerre. Malgré la douceur de sa femme et le plaisir d’une vie normale retrouvée, le marine subit le regard d’une société qui diabolise ces soldats d’une invasion controversée. Avec sa reconstitution minutieuse des années 1970 et une violence graphique saisissante, Quarry rend hommage au texte puissant et réaliste de Max Allan Collins. (A. D.)

À voir sur OCS à la demande.

Killing Eve

Créé par Phoebe Waller-Bridge, ce thriller psychologique lesbien est l’adaptation jouissive d’une série de romans anglais intitulés "Codename Villanelle", écrits par Luke Jennings entre 2014 et 2016. Inspiré par Idoia López Riaño, une tueuse à gage historique pour l’ETA, il crée le personnage de Villanelle, une orpheline russe devenue tueuse pour une mystérieuse organisation nommée Twelve. Son chemin va croiser celui de l’agente du MI6 Eve Polastri. Les deux femmes s’engageant dans un duel à distance qui vire à l’obsession.

Sur l’écran et avec le talent de la scénariste Phoebe Waller-Bridge, Villanelle et Eve prennent les traits de Jodie Comer (un Emmy à la clé), qui incarne la tueuse bisexuelle à la garde-robe bien fournie et à l’origine de meurtres créatifs, et de Sandra Oh (détentrice d’un Golden Globe pour ce rôle), qui interprète la flic faussement normale, à la fois fascinée et révulsée par les actes de la première. Ce pas de deux enivrant où règnent humour noir et tension sexuelle a convaincu à la fois les critiques et le public. On attend la saison 4 avec impatience. (M. O.)

À voir sur MyCanal.

The Magicians

Ⓒ Syfy

Si le petit écran est toujours privé de Harry Potter, il n’est pas pour autant avare en séries parcourues de magie. L’une des plus réussies est sans aucun doute The Magicians, adaptation libre des romans éponymes de Lev Grossman. Ou comment une bande d’ados tombe dans un univers alternatif où tout est possible, où des créatures aussi adorables que des fées deviennent la proie de terrifiants démons.

The Magicians est une ode à l’aventure et au récit initiatique dans un monde fantastique. Le show marque la rencontre entre Misfits et Skins, empruntant à chacune des œuvres leur aspect trash et désinhibé. Encore plus progressiste que les romans, la série de Sera Gamble et John McNamara est une œuvre audacieuse, qui défie tous les codes du format feuilletonnant et traite des traumas des millennials avant toute forme de magie enivrante. (A. D.)

À voir sur Prime Video.

Vernon Subutex

©Canal+

Déjà connue pour ses livres Baise-moi et King Kong théorie, Virginie Despentes fait paraître entre 2015 et 2017 la trilogie Vernon Subutex. Le héros éponyme, un ancien disquaire qui a perdu son magasin à cause de la numérisation de la musique, se trouve à la rue après avoir été expulsé de son appartement. Dans l’espoir de se faire héberger, Vernon part faire le tour de Paris et de ses vieux amis avec qui il a vécu les années rock. Despentes nous offre ici une fresque française : celle de fans du rock réunis un temps dans la même aventure, mais qui ont pris des chemins différents, des quartiers bourgeois aux appartements modestes, de l’extrême gauche à l’extrême droite.

Cathy Verney nous en offre une adaptation édulcorée sur le petit écran en 2019. Seuls certains passages du premier et du deuxième tome feront partie du scénario. Virginie Despentes a elle-même participé à la production de la série, pour ensuite claquer la porte quelques mois plus tard, suite à un désaccord avec la scénariste sur une scène en particulier. On peut être mi-figue, mi-raisin sur le résultat, mais on ne peut qu’apprécier un Romain Duris dans la peau de Vernon Subutex, en parfaite relique d’une époque révolue, ainsi que cette BO qui nous rend nostalgique de l’âge d’or du rock. (A. S.)

À voir sur MyCanal.

Sharp Objects

© HBO

Un an après le succès planétaire de Big Little Lies, HBO reprend la recette de la mini-série prestige adaptée d’un roman – cette fois, signé Gillian Flynn – par Marti Noxon et toujours réalisée par Jean-Marc Vallée. Cette fois, c’est l’actrice hollywoodienne Amy Adams qui incarne une journaliste dépressive et alcoolique, de retour bien malgré elle dans sa ville natale, Wind Gap, dans le Missouri, pour travailler sur les meurtres de deux jeunes filles.

Elle va être confrontée à sa mère, Adora, incarnée par une Patricia Clarkson, glaçante et récompensée d’un Golden Globe pour sa prestation. Sombre, poisseuse, entêtante, cette grande mini-série sur la violence féminine marque les esprits et vient nous rappeler que, décidément, les livres sont les meilleurs amis du petit écran. (M. O.)

À voir sur OCS à la demande.

Un article coécrit par Axel Savoye, Adrien Delage et Marion Olité.

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