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Les 10 meilleures séries d'horreur de tous les temps

Publié le

par Marion Olité

©FX

Envie de flipper sous la couette ? Biiinge vous livre le classement ultime des meilleures fictions horrifiques du petit écran.

#1 American Horror Story (depuis 2011) 

Si le format anthologique existe depuis les débuts de la télévision dans le genre horrifique, American Horror Story a innové en proposant des saisons indépendantes (et non des épisodes comme La Quatrième Dimension d’Alfred Hitchcock) ainsi qu’un groupe d’interprètes revenant dans la peau de nouveaux personnages la saison suivante. En plus d’avoir eu le grand mérite de ressusciter la carrière de Jessica Lange et de révéler le talent de Sarah Paulson au monde, la série de Ryan Murphy et Brad Falchuk revisite de grands motifs horrifiques (la maison hantée, l’asile psychiatrique, les monstres du cirque, le slasher sous perfusion années 1980…) pour célébrer le genre dans le plus grand des chaos.

Les saisons sont inégales mais le public en redemande, avide chaque année de découvrir le thème des nouveaux épisodes, un petit jeu de comm' auquel le showrunner se livre toujours avec gourmandise, à coups de visuels énigmatiques postés sur les réseaux sociaux. Preuve de son succès, en 2019, le Livre Guinness des records a accordé à AHS le titre de "série télévisée d’horreur la plus populaire au monde".

Taux de trouille : 🎃  🎃  🎃  🎃

Où ? Sur Netflix, qui propose les neuf saisons.

#2 The Haunting of Hill House (depuis 2018)

Avec son anthologie The Haunting, Mike Flanagan (Doctor Sleep, Jessie) a remis au goût du jour le thème de la maison hantée. Il en résulte une série gothique, magnifiquement filmée et souvent aussi terrifiante qu’émouvante, notamment avec cette première saison marquée par des personnages symbolisant des allégories des étapes du deuil. Le réalisateur se permet également quelques exercices de style (un épisode réalisé entièrement en plans-séquences) et une mise en scène pop, jalonnée de fantômes cachés à retrouver en arrière-plan.

La deuxième saison, plus romanesque et davantage dans l’émotion, rassemble toutefois un festival d’épouvante et d’esprits frappeurs pas très rassurants.

Taux de trouille : 🎃  🎃  🎃  🎃  🎃

Où ? Sur Netflix.

#3 Ça : "Il" est revenu (1990)

Coulrophobes, s’abstenir ! Twisty, le clown terrifiant de AHS: Freak Show, a réveillé chez certain·e·s un vieux traumatisme lié au visionnage de cette mini-série, réalisée en deux parties par Tommy Lee Wallace. Diffusée en 1993 sur M6, cette adaptation fidèle du roman Ça de Stephen King met en scène la figure clownesque la plus terrifiante de la pop culture : Grippe-Sou (Pennywise en version originale), un être maléfique qui vit depuis la nuit des temps et assassine des enfants en prenant à notre époque l’aspect d’un clown terré dans les égouts de la ville de Derry, dans le Maine. Les scènes où "Ça", incarné par Tim Curry, attire les enfants en les appelant par leur prénom sont aussi terrifiantes qu’hypnotisantes. Les terreurs enfantines sont souvent les plus traumatisantes, et Stephen King l’a bien compris. La mini-série sera récompensée d’un Emmy et connaîtra un grand succès public.

À l’aide d’effets spéciaux modernes et d’un cast hollywoodien, le réalisateur Andy Muschietti livrera sa version sur grand écran en 2017 et 2019 (Ça et Ça : chapitre II).

Taux de trouille : 🎃  🎃  🎃  

Où ? À louer ou acheter sur YouTube.

#4 Les Maîtres de l’horreur (2005-2007)

Bien que courte, l’anthologie horrifique de Mick Garris a marqué les esprits entre 2005 et 2007. Avec Les Maîtres de l’horreur, le showrunner propose un concept ambitieux et séduisant : offrir un support d’expression aux plus grands réalisateurs de genre (Dario Argento, Eli Roth, Rob Zombie, John Carpenter, Joe Dante ou encore Guillermo del Toro) à travers une série horrifique où chaque metteur en scène a carte blanche. Tantôt gores, terrifiants ou simplement malaisants, les épisodes des Maîtres de l’horreur ont marqué toute une génération de sériephiles, en créant des ponts entre grand et petit écran.

À noter que l’anthologie changera de nom lors de sa troisième saison. Rebaptisée Fear Itself, cette version décriée des Maîtres de l’horreur perdit son caractère pulp et mature, avec la suppression des scènes trop sanglantes et de nu pour s’adapter au public du network NBC.

Taux de trouille : 🎃  🎃  🎃  

Où ? Indisponible en France, quelques épisodes en mauvaise qualité visibles sur YouTube.

#5 Alfred Hitchcock présente (1955-1962)

Pour comprendre d’où vient le genre horrifique sur le petit écran, il est temps de réviser ses classiques. Cinéma et séries sont souvent la face d’une même pièce. Cinéaste adulé, maître du suspense, Alfred Hitchcock a été aussi l’un des premiers réalisateurs à venir s’amuser à la télévision américaine. Apparaissant sur l’écran au son de "La Marche funèbre d’une marionnette" de Charles Gounod et lançant son tonitruant "Bonsoir", l’homme et sa silhouette ombrée reconnaissable entre mille expose avec un humour tout british les prologues et épilogues de chaque histoire surprenante, comprenant souvent un twist final, de cette série anthologique. Alfred Hitchcock présente se compose de pas moins de 7 saisons de 38 ou 39 épisodes de 26 minutes. Le cinéaste en a lui-même réalisé 18. 

La série remportera trois Emmys et un Golden Globe. Et elle connaîtra une sorte de suite basée sur des scripts non tournés, entre 1985 et 1989, soit cinq ans après la mort du maître de l’horreur. Grâce aux archives, on y découvre un Alfred Hitchcock colorisé, toujours à la présentation. Dans son sillage, Rod Serling lancera sur le même modèle, mais avec une tonalité SF, La Quatrième Dimension aux États-Unis, à partir de 1959.

Taux de trouille : 🎃  🎃

Où ? Hors coffret DVD, de nombreux épisodes sont sur YouTube

#6 Hannibal (2013-2015) 

Après le film culte Le Silence des agneaux et ses dérivés au cinéma, on pensait que le personnage du tueur en série Hannibal Lecter, imaginé par le romancier Thomas Harris en 1981 dans Dragon rouge, avait livré tous ses secrets. Bryan Fuller nous a dissuadés du contraire en confiant le rôle-titre de sa série au Danois Mads Mikkelsen et en proposant un face-à-face psychologique fascinant avec un profiler brillant et torturé, Will Graham (incarné par Hugh Dancy). Ajoutez à cela Gillian Anderson dans le rôle de la psy d’Hannibal et une réalisation tellement sublime que les plats cannibales du tueur sophistiqué en deviennent appétissants, et vous obtenez la série la plus raffinée et flippante ayant jamais mis en scène un serial killer. Sans oublier un sous-texte homo-érotique savoureux entre Graham et Lecter. Les fans de la série, qui n’a duré que trois petites saisons, ne se sont toujours pas remis de son annulation, ni ses créateurs d’ailleurs. Régulièrement, des rumeurs de revival agitent Internet.

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Où ? Malheureusement, aucune plateforme ne propose actuellement cette série. Elle reste achetable sur Apple TV. 

#7 Channel Zero (2016-2018)

Avec son anthologie horrifique, le showrunner Nick Antosca remet au goût du jour les creepypastas, ces légendes urbaines flippantes nées sur Internet. Le scénariste cultive davantage le malaise et l’angoisse à l’horreur pure, à travers une émission hantée, une maison labyrinthique, une famille de cannibales ou un portail vers une réalité alternative. Une œuvre perturbante et emplie d’une poésie macabre, quelque part à la croisée de l’imaginaire de Tim Burton et de visions cauchemardesques comme le Slender Man.

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Où ? Sur l’Apple Store et en DVD.

# 8 Bates Motel (2013-2017) 

L’ombre d’Alfred Hitchcock plane sur cette série cocréée par Carlton Cuse. Elle se présente comme le prequel de son culte Psychose et suit le cheminement de Norman Bates, depuis ses 17 ans jusqu’à ce qu’il devienne le tueur en série que l’on connaît. Freddie Highmore est impérial dans le rôle du jeune homme asocial, qui entretient avec sa mère (la tout aussi excellente Vera Farmiga) une relation fusionnelle des plus complexes et malsaines. Jusqu’au point de non-retour, lorsque Norman finira par la tuer. Entre-temps, on assiste à un paquet de scènes dérangeantes, filmées avec soin, et à la déliquescence d’une famille. Cerise sur le gâteau : l’apparition de Rihanna dans la saison 5 qui incarne Marion Crane, l’inoubliable victime de la scène de la douche incarnée par Janet Leigh dans Psychose, les timelines entre la série et le film se rejoignant finalement.

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Où ? Les cinq saisons sont sur Netflix. 

#9 Penny Dreadful (2014-2016)

Comme son nom l’indique, Penny Dreadful nous invite dans l’univers gothique de la littérature fantastique originaire d’Angleterre. On y croise tour à tour des personnages emblématiques du genre, de Van Helsing à Dorian Gray en passant par Dracula et Frankenstein. La série, portée par trois acteurs excellents (Eva Green, Timothy Dalton, Josh Hartnett), fascine autant pour son esthétique du macabre et du glauque que pour son intrigue policière particulièrement bien menée. On en retiendra aussi et surtout des scènes d’exorcisme franchement terrifiantes, menées par la charismatique Vanessa Ives.

En 2020, la série a eu le droit à un spin-off intitulé Penny Dreadful: City of Angels. S’inscrivant davantage dans le folklore mexicano-américain, le show dérivé fut malheureusement annulé quelques mois après sa diffusion, ne parvenant pas à renouer avec le charme de l’original.

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Où ? Les trois saisons sont sur MyCanal.

#10 Servant (2019)

Trois ans après la fin de Wayward Pines, sa première série, le cinéaste M. Night Shyamalan fait son retour sur le petit écran avec Servant. Ce thriller psychologique à la croisée du fantastique explore les thèmes de la vie en couple et de la maternité à travers une œuvre glauque, voire sordide. Le genre d’histoire où une poupée flippante prend la place d’un bébé mort-né pour apaiser l’esprit de sa mère traumatisée. Servant est un magnifique mais tragique (et régulièrement effrayant) récit sur le deuil, où Shyamalan retrouve son meilleur niveau depuis le cultissime Signes.

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Où ? Sur Apple TV+.

Et quelques idées bonus, qui n’étaient pas loin de rejoindre ce classement : Dead Set, Belphégor, Les Contes de la crypte, Les Revenants… 

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