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Les 8 meilleurs conseils sexo que nous ont donnés les séries

En prévision d'une Saint-Valentin caliente, voici les guidelines à se rappeler.

L’Amour avec un grand A, ou tout en minuscules… Pour la Saint-Valentin, Konbini fait battre ton cœur en te racontant l’amour sous toutes ses formes. On te souhaite un Lovely Day !

Il n’y a pas à dire, les séries sont une source de savoir inépuisable. Elles nous apprennent des choses sur l’histoire, sur le monde… mais aussi, parfois, sur la sexualité. Nombreuses sont les œuvres de la petite lucarne à avoir brisé les tabous sur le sexe et oser montrer des pratiques qu’on ne voit pas tous les jours. À l’occasion de la Saint-Valentin et d’une (potentielle) nuit torride en perspective, on a répertorié les tips les plus utiles que nos amies les séries ont su prodiguer.

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#1 La capote est un must-have

Parfois, c’est bien de se rappeler du b.a.-ba. C’est ce qu’a fait Looking quand, à l’aube de la saison 2, Patrick veut s’adonner à un coït improvisé en extérieur avec son boyfriend, Kevin. Improvisé, certes, mais protégé puisque Kevin extrait un préservatif de sa poche avant de l’enfiler (oui, le jeu de mots est plus que volontaire). En plus d’être un rappel efficace (la capote reste le moyen le plus sûr de ne pas contracter d’IST), cette scène prouve qu’un petit bout de latex ne casse pas forcément l’ambiance. En tout cas, ça n’a pas empêché Hannah et Adam de s’amuser comme des petits fous dans Girls, en témoigne le tiroir plein à craquer de capotes de la principale intéressée. (F.Q.) 

#2 Le sexe pendant les règles, c’est OK

Plus tabou que les scènes de sexe ? Les scènes de sexe pendant les règles, bien entendu ! The L Word, une série entièrement consacrée à la sexualité des femmes LGBTQ+, a beau contenir 111 scènes de sexe, pas une seule ne montre Bette, Jenny ou Shane faire face à l’appel de Dame Nature. C’est d’autant plus irréaliste que si deux femmes couchent ensemble, la probabilité qu’une des deux ait ses règles est deux fois plus forte. Son revival Generation Q a rectifié le tir dès sa scène d’intro, où l’on découvre Dani et Sophie en pleins ébats, la première effectuant un cunni sur la deuxième.

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Le dialogue ("I’m so horny", "It’s happening every month !" lui répond sa copine) insiste au passage sur un secret de polichinelle : les meufs sont souvent excitées avant et pendant leurs règles. Avant Generation Q, très peu de séries ont eu l’audace de représenter du "period sex" : Queen Rachel Bloom en a fait un clip irrésistible et une chanson géniale dans Crazy Ex-Girlfriend (on vous la remet là, ne nous remerciez pas) et Jill Soloway sa scène de conclusion dans I Love Dick, sa grande série sur le désir féminin. (M.O.) 

#3 Le lavement, ça sauve la vie

À l’heure où la sodomie n’est plus seulement considérée comme une pratique réservée aux homosexuels (alléluia), il serait bon de se renseigner sur le lavement. Pour ça, on compte sur Rahim, le frenchie de la saison 2 de Sex Education, qui explique à l’aide d’un tutoriel imagé comment se préparer à la pénétration anale en bonne et due forme. Avant cela, Looking montrait elle aussi cette technique pré-coïtale trop peu représentée et, avouons-le, méconnue du grand public (hétéro). On précisera que le lavement n’est pas nécessaire, mais peut aider à ce que le rapport se fasse dans une plus grande quiétude. (F.Q.) 

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#4 Osons les sex-toys

En 2020, les sex-toys ne sont plus réservés aux joyeuses quadras de Sex and the City, qu’on ne remerciera jamais assez de nous avoir fait découvrir le Magic Rabbit. Entre l’hilarant épisode "The Turtle and the Hare" (S1E9) où Charlotte devient accro à son dildo, au point que ses copines soient obligées d’intervenir pour la faire sortir de chez elle ("Je préfère rester chez moi avec mon Rabbit que sortir et devoir gérer des hommes !" lance-t-elle, énervée à Carrie et Miranda) et Jane qui s’essaie au Yoni dans The Bold Type parce qu’elle doit écrire sur l’orgasme (S1E2), il s’est écoulé quasi 20 ans, et pourtant les deux scènes traitent le sex-toy à peu près de la même façon : de façon comique.

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C’est un peu le même ton du côté de Broad City, sauf que la série de Ilana Glazer et Abbi Jacobson casse les stéréotypes en proposant une scène (S2E4) durant laquelle Abbi essaie un gode-ceinture avec son boyfriend, Jeremy (qui le lui a demandé). On n’avait encore jamais vu de scène de sexe hétéro lors de laquelle monsieur se fait prendre par madame avec un gode-ceinture. Enfin, la scène d’intro et de conclusion de Sense8, la grande série queer des sœurs Wachowski, est là pour révéler au monde ce que les lesbiennes savent depuis toujours : les godes-ceintures, c’est assez cool. (M.O.)

#5 Faire gaffe à ses nudes

On ne va pas se mentir : les nudes, ça peut quand même être bien excitant. On ne parle pas de la photo de pénis flasque mal cadrée que trop de femmes reçoivent sur les applis de rencontres, mais de clichés plus travaillés (et surtout consentis). Mais ce qu’Euphoria nous aura appris, c’est qu’il ne faut pas envoyer ces images-là à n’importe qui. Quand Nate se révèle être le mec que draguait Jules sur Grindr, ce premier la menace de partager ses nudes à tous leurs camarades de lycée. On se rappellera aussi de Ruby dans la première saison de Sex Education, où la photo de son vagin avait fait le tour de l’établissement (oui, c’est bien l’épisode "it’s my vagina"). La morale ? Les nudes, c’est oui, mais assurez-vous avant de les envoyer à des personnes bienveillantes, en qui vous avez toute confiance. (F.Q.) 

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#6 Le dépistage, ça rassure

Le safe sex, c’est la base de tout rapport réussi. Mais parce que les capotes et autres moyens de protection et contraception ne suffisent pas toujours à nous rassurer, il est bon de penser au dépistage. En saison 4, la regrettée Please Like Me s’est décidée à montrer explicitement en quoi consiste cette procédure médicale. Son héros, Josh, est anxieux après un rapport où le préservatif s’est troué : direction dépistage illico, alors qu’il répond au questionnaire d’une médecin sur ses pratiques sexuelles avant de faire une prise de sang. D’autres tests, que la série ne montre pas, peuvent être effectués, comme un prélèvement pharyngé et anal pour détecter toute IST possible. (F.Q.) 

#7 Il n’y a pas d’âge pour le plaisir personnel

On n’est jamais mieux servi que par soi-même : aucun adage n’est aussi véridique que celui-ci, surtout sexuellement parlant. La preuve avec Aimee, la blonde faussement écervelée de Sex Education, qui découvre les plaisirs de la masturbation dès la première saison… et atteint l’orgasme sans l’aide de qui que ce soit. De l’autre côté du spectre, Kathryn Hahn dans Mrs. Fletcher se mue en exploratrice de sa propre sexualité, découvrant le porno de manière presque honteuse avant de prendre son pied et de repousser ses limites. Ce qu’on en retient, c’est qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre à découvrir son corps et ce qui le fait vibrer. Ce n’est pas Bree Van de Kamp, amatrice de SM, qui prétendra le contraire. (F.Q.)

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#8 Partons à l’aventure !

S’il n’y avait qu’un conseil sexo à retenir, toutes séries confondues, c’est bien celui-ci : expérimenter, tester de nouvelles choses, c’est validé. De plus en plus, le petit écran dépeint une sexualité qui sort du cadre hétéronormé classique. Les exemples sont légion mais Sense8 demeure l’illustration parfaite de cette ouverture d’esprit contemporaine, dépeignant des personnages hétéros ou homos, cis ou trans, qui jouissent d’un épanouissement sexuel rarement présenté de façon aussi explicite. En 2020, faisons fi des étiquettes et du qu’en-dira-t-on : le sexe, ça doit rester du kiff. (F.Q.) 

Un article écrit par Florian Ques et Marion Olité.

Par Florian Ques, publié le 13/02/2020

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