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Alerte nostalgie : Princesse Sarah est dispo en intégralité sur YouTube

Publié le

par Marion Olité

©ABVidéo

Le dessin animé le plus triste des années 1980 !

"Princesse, princesse, tu es bien jolie… Tu viens à l’aide de tous tes amis…" Si ces quelques mots vous disent quelque chose, c’est que vous avez approximativement la trentaine et que vous avez passé une bonne partie de votre enfance branché sur "Le Club Dorothée", qui diffusait la crème des animes japonais de l’époque. Parmi eux, Princesse Sarah.

Diffusée pour la première fois sur feu La Cinq en 1987 dans l’émission "Youpi ! L’école est finie", elle revient à partir de 1994 sur TF1 dans le programme culte pour enfants "Le Club Dorothée". Elle sera ensuite multirediffusée sur le PAF, un coup sur France 3, puis TMC, ou encore France 5 et Gulli. Son succès auprès du public semble se transmettre de génération en génération et il n’est pas près de s’arrêter, puisque la série est désormais disponible en intégralité sur YouTube, nous apprend Allociné. L’info est un peu passée sous le radar, mais tous les épisodes sont sur la chaîne TeamKids, en version remastérisée, depuis cette année. Selon le site Génération Club Do, c’est un carton d’audience qui permet de réaliser 1,5 million de vues mensuelles à la chaîne.

Composée de 46 épisodes de 24 minutes, la série animée japonaise a été créée en 1985 par Ryūzō Nakanishi, d’après le roman La Petite Princesse, de Frances Hodgson Burnett (1905), la romancière anglaise étant considérée comme une pionnière du roman d’apprentissage pour enfants. Princesse Sarah se déroule en 1885, pendant la rigide période victorienne en Angleterre, au moment de la révolution industrielle et de l’empire des Indes britanniques (mentionné dans la série).

Elle raconte l’histoire d’une jeune fille de très bonne famille, Sarah Crewe, dont le destin bascule à la mort de son père, en Inde. Jusqu’ici considérée comme une princesse, la petite fille âgée de huit ans va vivre un déclassement social au pensionnat de Mlle Mangin. Persécutée par des camarades cruelles, elle est devenue pauvre en l’absence d’héritage officiel et ne reste à l’internat que pour y travailler, en tant que bonne. Intelligente, bienveillante et empathique, l’enfant finissait toujours par triompher de l’adversité au bout de l’épisode.

Même si l’histoire finit bien (on vous laisse la découvrir sur YouTube !), Princesse Sarah était donc une série un peu déprimante, du genre à vous tirer les larmes face à toute cette injustice (faire travailler une enfant de huit ans, c’est déjà un concept en soi). Le dessin animé est aussi intéressant à suivre d’un point de vue social : il est très rare de voir une héroïne de dessin animé richissime perdre ses privilèges (elle est traitée avec tous les égards, alors) et se retrouver au sein de la classe prolétaire du jour au lendemain. C’est une illustration parfaite de ce qu’on appelle aujourd’hui le classisme (le fait de traiter différemment les classes riches et populaires).

Si vous avez envie de pleurer un bon coup, histoire de lâcher les chevaux après une année bien, bien pourrie, voici en tout cas le programme parfait ! Si vous cherchez quelque chose d’un peu plus gai, baladez-vous sur la chaîne TeamKids, qui regorge de pépites animées cultes.

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