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15 séries qui ont enflammé notre été (ou pas)

L'heure du bilan estival a sonné.

En panne de séries à regarder ? Pas de panique, on vous a concocté un panorama des shows diffusés cet été, qui nous ont marqués. Il y a ceux qui ont fait monter la température, et ceux qu’on a accueillis un peu plus froidement. En attendant la rentrée, voici donc notre bilan estival, qui on l’espère, vous donnera des idées de binge-watching !

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Euphoria

Ⓒ HBO

Les millennials ont eu Skins, la génération Z peut se ruer sur Euphoria. Créée par Sam Levinson, cette production déjà iconique de HBO décortique à sa manière, c’est-à-dire avec beaucoup de noirceur et une crudité ambiante, l’adolescence à l’ère du tout connecté. Portée par une Zendaya saisissante, la série opte pour une approche zéro limite, allant très (très) loin avec des intrigues coup de poing. Elle reste encore longtemps dans nos esprits post-visionnage, grâce à un soin particulier accordé à l’esthétique globale, des costumes au maquillage en passant par la réalisation, hypersoignée. (F.Q.) 

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The Boys

Ⓒ Amazon

The Boys voit s’affronter deux équipes de barjots aussi attachants que psychopathes : les Seven, une équipe de super-héros en réalité égoïste et cupide, face aux Boys, des marginaux qui ont tous été blessés par les sbires surpuissants de Vought, la société à l’origine de ces surhommes et surfemmes.

Sanglante, trash et ponctuée d’humour noir, satirique vis-à-vis de l’Amérique de Trump et de l’industrie super-héroïque actuelle (Disney et le MCU en prennent pour leur grade), la série d’Amazon aurait pu s’arrêter là mais se permet en plus de moderniser la narration de Garth Ennis à travers des thématiques contemporaines telles que le terrorisme, le féminisme, l’empowerment ou encore les violences sexuelles. Cerise sur le gâteau : Homelander, sûrement le meilleur méchant du petit écran depuis Kilgrave, et son génial interprète Antony Starr. (A.D.) 

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Vida, saison 2 

©Starz

Créée par Tanya Saracho et inspirée de la nouvelle Pour Vida de Richard Villegas Jr., cette vibrante série suit la trajectoire de deux sœurs latinas qui reviennent, à la mort de leur mère, dans le quartier d’East Los Angeles de leur enfance. Emma et Lyn Hernandez vont découvrir que leur génitrice avait caché bien des choses, à commencer par son mariage avec une femme, Eddy, et les dettes du bar familial qu’elle leur a légué. La saison 2 de Vida, diffusée en juin sur Starz Play, creuse en dix épisodes les belles prémisses de la première livraison. La relation entre les deux sœurs aux caractères antinomiques est approfondie, tout comme leurs amours respectifs. L’entrée en scène du personnage de Nico (incarné par la captivante Roberta Colindrez) permet de nous faire découvrir Emma sous un nouveau jour, tandis que la tension monte entre les deux femmes. Comme en saison 1, Vida se distingue de la concurrence par une approche female gaze des scènes de sexe, qu’elles soient hétéro ou queer. La gentrification, sujet plus complexe qu’il n’y paraît, reste aussi au cœur du show, qu’on a hâte de voir revenir pour une saison 3 (déjà commandée). (M.O.) 

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Veronica Mars, saison 4 

Ⓒ Hulu

Au rayon revival, Veronica Mars était attendue de pied ferme par une horde de Marshmallows, en manque depuis le film réunion de 2014. Et bien ça valait le coup d’attendre pour que Rob Thomas nous livre une saison hautement binge-watchable, moderne, avec une Veronica plus complexe et une ville de Neptune à la fois familière - oui on a apprécié les divers easter eggs - et en prise avec la société dans laquelle nous vivons. Alors certes, le twist final de cette saison en a laissé plus d’un·e sceptiques, et on a shipé pour rien Veronica et Nicole mais tout le reste a fonctionné : l’enquête haletante sur fond de capitalisme immobilier sauvage, le retour de protagonistes adorés, la relation père/fille toujours aussi touchante… Espérons qu’Hulu se dépêche de nous annoncer une nouvelle saison des aventures de notre détective féministe préférée. (M.O.)

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Dear White People, saison 3

Ⓒ Netflix

Forte de deux saisons globalement stellaires et efficaces dans leur approche des tensions raciales au sein des campus états-uniens, Dear White People délivre un troisième volume un peu plus inégal, mais tout aussi pertinent dans les thématiques dont la série s’empare à bras-le-corps. Malgré une première moitié brouillonne à certains égards (et une intrigue, celle de la société secrète, retombée comme un soufflé), la dramédie de Justin Simien reprend du poil de la bête par la suite, notamment via une storyline qui n’aurait jamais pu voir le jour sans l’émergence du mouvement #MeToo. Touchant et percutant. (F.Q.)

Jett

Ⓒ Cinemax

Jett est maman. Jett est belle. Jett s’appelle en réalité Daisy. Mais Jett est surtout une experte des cambriolages de haut vol, dont le dernier a mal tourné et l’a transporté jusqu’à la case prison. À peine sortie de sa cellule, elle est engagée par le parrain Charles Baudelaire pour détrousser un mafieux russe, au cours d’une opération risquée à La Havane qui pourrait bien mettre en péril tout son entourage.

Jett est la rencontre improbable entre Tarantino et Soderbergh, Carla Gugino (The Haunting of Hill House) campant avec brio un drôle de portrait chinois entre Beatrix Kiddo et Danny Ocean. Mise en scène pop, BO rock’n’roll et scènes de violence brutales, la série de Sebastian Gutierrez oscille entre les genres, du film de casse au thriller noir en passant par le survival dans un épisode 5 insoutenable. Le casse le plus discret mais réussi de l’été, sans aucun doute. (A.D.) 

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Big Little Lies, saison 2 

Série censée être bouclée après une saison, Big Little Lies a connu un tel succès critique et public que HBO n’a pas tardé à convaincre la team de rempiler pour une deuxième saison. L’écrivaine Liane Moriarty a donc repris sa plume, accompagnée de David E. Kelley, pour imaginer une suite aux aventures de celles qu’on appelle désormais les "Monterey 5". Alors oui, l’exploration des conséquences de la mort de Perry sur nos (anti)héroïnes semble parfois tirer sur la corde, tandis qu’en coulisses, la réalisatrice Andrea Arnold s’est vue dépossédée de cette deuxième saison qu’on lui avait pourtant confiée. Reste le bonheur intense que nous ont procuré quasiment toutes les scènes incluant Meryl Streep, la mère de Perry, malaisante à souhait. Cette deuxième saison vaut son pesant de cacahuètes, ne serait-ce que pour le face-à-face entre Streep et Kidman. Et malgré ses défauts - on pense notamment au développement maladroit du personnage de Bonnie (Zoë Kravitz) ou de la psychologue - Big Little Lies et ses traumas nous auront accompagnés tout l’été, paradoxalement avec bonheur. On se prend à rêver d’une saison 3… (M.O.)

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Orange Is the New Black, saison 7

Ⓒ Netflix

On les a aimées, on les a détestées… et ce, depuis maintenant de longues années. Après moult règlements de comptes et tout autant de séquences émotion, les détenues de Litchfield se devaient de nous quitter de la façon la plus magistrale qui soit. Après une saison précédente en dents de scie (et ennuyeuse dans l’ensemble), cet ultime volet s’apparente à un retour aux sources, la série carcérale de Netflix prouvant une bonne fois pour toutes qu’elle sait être un reflet impitoyable de la société américaine, avec ses aspects positifs et les moins reluisants. Et si l’on n’est pas face à un clap de fin irréprochable, Orange Is the New Black sort tout de même par la grande porte. (F.Q.) 

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The Handmaid’s Tale, saison 3

Ⓒ Hulu

Une saison inaugurale bluffante, une deuxième bien moins convaincante. Après une baisse de régime notable, The Handmaid’s Tale se devait de redresser la barre. Bien qu’elle ait le mérite d’insuffler un dynamisme ô combien nécessaire, cette troisième saison se heurte à quelques ratés qui ont le même dénominateur commun : June. En plus de nous étouffer sous les plans ultra-rapprochés du faciès de cette dernière (un travers à rectifier d’urgence, merci bien), la série se repose beaucoup trop sur elle, oubliant par la même occasion de prêter attention à ses autres personnages, pourtant tout aussi riches. (F.Q.) 

Pour en savoir plus sur The Handmaid’s Tale, c’est par ici !

Pennyworth

Ⓒ Epix

Bruno Heller a mis un pied dans la Batfamily avec Gotham et n’est pas près de s’extirper de la Batcave. Après s’être intéressé au passif des super-vilains de Batman, le showrunner revient dans ce sombre univers pour offrir à Alfred Pennyworth, le célèbre et fidèle majordome des Wayne, une origin story digne de ce nom. Exit les rues dangereuses et humides de Gotham City, place à une version dystopique et steampunk de Londres à la sortie de la Seconde Guerre mondiale.

Sous les traits de Jack Bannon (Imitation Game), très à l’aise dans le rôle, Alfred est un espion à la croisée de James Bond et des Kingsmen de Mark Millar. Cet ancien agent des services secrets britanniques, qui a également fait la guerre et en ressort traumatisé, est très attachant et bien plus lumineux que celui de Gotham. Bruno Heller parvient en plus à créer une alchimie explosive entre Bannon et Emma Corrin, qui incarne sa fiancée à l’écran. Une vraie pépite pour ceux qui apprécient les séries d’espionnage, les méchants cartoonesques et l’humour british. (A.D.) 

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Stranger Things, saison 3

Ⓒ Netflix

C’est toujours un plaisir de retourner à Hawkins pour retrouver nos kids (en pleine puberté), la nostalgie et les références pop culture aux années 1980 ainsi que les créatures du Monde à l’envers de Stranger Things. Le blockbuster de Netflix est toujours agréable à regarder grâce à ses duos irrésistibles (Dustin et Erica) et ses nouveaux personnages attachants (Robin). Mais la saison 3 du show, toujours entre les mains des frères Duffer, sent tout de même le réchauffé et le manque d’inspiration.

Entre une intrigue conspirationniste clichée, des retournements de situation prévisibles et l’inexistence de nouveaux éléments mythologiques concernant le Monde à l’envers, les frères Duffer semblent avoir rendu la copie minimum. Les jeunes acteurs de la série grandissent vite et Netflix n’a plus le temps de le prendre justement, ce qui nous fait craindre le pire pour la saison 4 qui pourrait potentiellement être la dernière. Heureusement, ce bon vieux Steve est toujours là pour assurer la partie badass de Stranger Things. (A.D.) 

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La Casa de Papel, saison 3 

Après le phénomène mondial, particulièrement fort en France (non, on ne s’est pas remis du remix de "Bella Ciao" par Maître Gims), provoqué par les deux premières saisons de La Casa de Papel, la suite de la série de braquage à la sauce soap espagnol était pour le moins attendue. Sans faire autant de bruit que lors de son lancement, elle a été accueillie avec chaleur du côté du public et bienveillance côté critique. Les nouvelles péripéties de Tokyo, Rio, Denver & co., forcément sous l’égide du Professeur, sont efficaces même si elles sentent parfois un peu le réchauffé. La Casa conserve son petit goût de série old school qui fonctionne bien, avec ses méchants franchement cons, son cliffhanger too much, ses scènes d’action délirantes… Il y a un "jump the shark" par épisode mais finalement le cahier des charges estival est rempli : on passe un moment agréable devant ce divertissement qui tente, parfois avec la subtilité d’un éléphant dans un magasin de porcelaine, de bousculer les stéréotypes de genre. (M.O.) 

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Scream Resurrection 

©MTV

Avec un nom pareil, les critiques s’en sont donné à cœur joie. La tétralogie ciné, qui avait déjà commis une première série oubliable, aurait dû rester enterrée. Un vrai massacre… Et pas dans le bon sens du terme. L’œuvre initiale de Wes Craven (à la réalisation) et Kevin Williamson (au scénario) a donc subi une nouvelle adaptation, au scénario bancal (une histoire de switch de jumeaux, ça ne prédisait rien de bon), aux dialogues insipides et aux scènes de meurtres - censées être le climax pour le genre horrifique - risibles. Dommage, car l’idée de mettre en avant un casting à majorité Afro-Américain permettait d’explorer des backgrounds différents de ceux vus précédemment, très blancs. Et certains personnages, malgré des traits de caractère établis à la truelle, avaient du potentiel. Mais le scénario de Brett Matthews comporte bien trop de défauts, absolument pas rattrapés par une réalisation paresseuse, pour qu’on soit un tant soit peu satisfaits par ce triste revival, qui risque de vous tuer… d’ennui. (M.O.) 

Pour en savoir plus sur Scream Resurrection, c’est par ici ! 

Four Weddings and a Funeral

Ⓒ Hulu

Il y a les reboots qu’on est curieux de voir… Et ceux dont on se passerait bien. Cette mouture faussement moderne de Quatre mariages et un enterrement rentre dans cette deuxième catégorie, enchaînant clichés sur clichés sans jamais redorer le blason de la comédie romantique. Au contraire, ce Four Weddings and a Funeral signé Mindy Kaling cumule les écueils du genre. Sous couvert de diversité à l’écran, cette version 2019 du long-métrage britannique n’a rien de contemporain, pas même sa réalisation digne d’un téléfilm bas de gamme. Non merci. (F.Q.) 

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Wu Assassins

Ⓒ Netflix

Après l’échec d’Iron Fist, Netflix retente sa chance dans les séries d’arts martiaux avec Wu Assassins. Comme argument de poids, la plateforme propose en tête d’affiche l’acteur et cascadeur Iko Uwais, révélé au monde dans le diptyque brutal The Raid. On y croit franchement lors des scènes de combat, intenses et sanglantes, moins quand la série déroule son histoire tirée par les cheveux et cousue de fils blancs. Personnages stéréotypés, acteurs en dents de scie, intrigue mystique sortie de nulle part, effets spéciaux d’une autre époque… Qui a assassiné le "Wu" de cette série ? (A.D.) 

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Un article écrit par Florian Ques, Adrien Delage et Marion Olité. 

Par Marion Olité, publié le 14/08/2019

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