Condamné pour agressions sexuelles, Bill Cosby est envoyé derrière les barreaux

Première grande condamnation de l’ère #MeToo.

25 septembre 2018, Norristown, Pennsylvania. (Photo by Gilbert Carrasquillo/Getty Images)

Mardi 25 septembre 2018 sera un jour historique pour le mouvement #MeToo. Bill Cosby a été condamné à 10 ans de prison après avoir été accusé d’agressions sexuelles par plus de 60 femmes, nous apprend Le Monde.

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Cette vague d’accusations contre l’acteur américain avait déjà entraîné une modification de la loi californienne sur le viol, qui est aujourd’hui imprescriptible dans cet État américain. À l’époque, une victime d’agression sexuelle n’avait que dix ans pour se manifester et porter plainte (le délai ne pouvait être allongé qu’en cas de présence de preuves ADN).

En mai dernier, l’Académie des Oscars a ensuite annoncé avoir radié le comédien américain Bill Cosby, soucieuse d’appliquer à la lettre son code de conduite destiné à limiter le harcèlement dans l’industrie du cinéma et à respecter la dignité humaine.

"Un danger pour la communauté"

Aujourd’hui, presque un an après le scandale Weinstein et ces deux mesures phares, la vedette de la série Cosby Show inculpée pour agressions sexuelles risque jusqu’à 10 ans de prison ferme. Au bout de trois ans de détention, il pourra déposer une demande de libération conditionnelle auprès d’une commission spéciale. La durée de la peine pourra en effet varier selon son comportement et son état de santé.

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Mardi, après le verdict, le comédien de 81 ans, qui devra exécuter sa peine à l’isolement est sorti menotté et silencieux. Son avocat a fait appel et a demandé que son client soit laissé en liberté dans l’attente d’un second jugement. Le magistrat a jugé que l’acteur était "un danger pour la communauté" et a également tenu à ce que le nom de Bill Cosby soit inscrit à vie sur le registre des prédateurs sexuels violents de Pennsylvanie, précise 20 Minutes.

Ce premier verdict depuis le scandale de l’affaire Weinstein est un grand pas en avant pour les victimes et les membres des mouvements #MeToo et Time’s Up.

Par Lucille Bion, publié le 26/09/2018

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