Baskets : Zach Galifianakis joue les clowns dépressifs chez Louis C.K.

Co-créée par Louie C.K. et Zach Galifianakis, Baskets, la nouvelle dramédie de FX, suit l'histoire d'un clown triste qui tente par tous les moyens d'exercer son art. 

Tandis que Louie, série sur les déboires de l’humoriste new-yorkais Louis C.K., est pour l’instant en suspens chez FX, la chaîne récidive dans la dramédie avec Baskets. On y retrouve l’acteur Zach Galifianakis (Very Bad Trip, Bored to Death), co-créateur avec Louis C.K. et Jonathan Krisel (Portlandia).

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La série suit Chip Baskets (Zach Galifianakis), un trentenaire qui a pour seul objectif de devenir un clown. Après avoir raté ses études dans la prestigieuse école de clown de Paris (où les clichés de l’anti-américanisme français et des prix exorbitants de la capitale s’accumulent), il décide de rentrer chez lui, à Bakersfield, en Californie. Comme pour lui "being a clown is the most important thing in the world", il n’a pas d’autres choix que d’accepter un job dans un rodéo local.

Ici, pas de nœud papillon coloré ni de fleur-pistolet à eau. Ce serait mal connaître Louis C.K. et sa bande. Il est question d’un clown mélancolique, qui cherche tout de même à faire rire. Un dialogue entre Baskets et son frère jumeau (qu’il interprète également) est d’ailleurs très révélateur :

"Eh bien, si tu es un clown, où est ton nez rouge ?
- Tous les clowns n’en ont pas besoin."

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Une dramédie en manque de comédie

landscape-1453321788-baskets-episodic-imagesOn l’a bien compris, le but de cette dramédie n’est pas de déclencher le rire toutes les 5 secondes. Le problème, c’est qu’elle ne parvient pas toujours à nous faire rire aux moments où elle le souhaite. Le pantalon qui tombe sur les chevilles, le dialogue de sourd avec la personne chargée de prendre votre commande au drive-in, l’accident de scooter dû à une abeille coincée dans le casque... Autant de situations qui tombent à plat par leur manque de subtilité.

Côté personnages, les traits s'avèrent également un peu gros. Entre une mère critique (étonnement interprétée par un homme, l’acteur Louie Anderson) qui lui reproche les "chèques à plusieurs zéros" signés pour lui payer ses études parisiennes, et un frère jumeau qui le juge pour avoir choisi ce « sous-métier », les rôles secondaires ont un goût de déjà vu.

Même constat pour la compagne de Baskets, une Française attirée par l’argent qui acceptera de l’épouser uniquement dans le but d’emménager en Californie. Une fois là-bas, ils n’habitent même pas ensemble et Chip passe une bonne partie du pilote a essayé de trouver 40 dollars pour lui payer l’abonnement HBO qu’elle demande. Un peu gros, et surtout pas toujours très drôle.

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Heureusement, il y a Martha, son agent d’assurance gauche au comique naturel qui l’accompagne suite au fameux accident de scooter. Par ailleurs, la série nous séduit par la très belle interprétation de Zach Galifianakis, clown presque malgré-lui et la jolie réalisation, qui nous plonge dans "l’ambiance western" de l'aride Bakersfield.

Le problème majeur de ce pilote est qu’il a tendance à oublier la part de comédie nécessaire à toute bonne dramédie qui se respecte. Pourtant, on sent bien que la série possède une vraie profondeur qu’elle n’a pas encore réussi à exploiter.

Une fin prometteuse

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Lorsque que Chip Baskets est recruté pour être clown, Eddie, le vieux patron du rodéo pense que son nom de clown est Baskets (son vrai nom de famille) et l’appelle ainsi à plusieurs reprises quand lui veut se faire appeler Renoir. À la fin de l’épisode, Eddie lui dit finalement au-revoir en l’appelant Renoir. Quelques secondes de réflexion plus tard, Chip murmure à lui-même : "C’est Baskets. Baskets le clown, maintenant."

Chose originale, c’est à ce moment que le générique avec le panneau "FX presents" suivi du titre de la série "Baskets" apparaît à l’écran, à quelques minutes seulement de la fin de l’épisode. Comme si le clown Renoir (titre du pilote) laissait enfin sa place au clown Baskets.

Il faudra donc attendre le deuxième épisode de cette dramédie clownesque pour savoir si Baskets parviendra davantage à nous faire rire que son prédécesseur.

Par Robin Fougassié, publié le 26/01/2016

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