Pour son créateur, le succès de la franchise Dragon Ball "n’a aucun sens"

Appelez ça comme vous voulez, de la naïveté ou de l’incrédulité, mais nous, on préfère y voir une belle preuve d’humilité !

© Toei Animation

Après 33 ans de règne sur l’empire des animes japonais, on pourrait légitimement penser que le créateur de Dragon Ball Z a un melon stratosphérique. En réalité, Akira Toriyama est plutôt surpris par ce succès, qu’il n’aurait jamais pu prédire. Publiée pour la première fois en 1984 dans les pages du magazine Weekly Shōnen Jump, la série de mangas Dragon Ball, inspirée du roman de Wu Cheng’en La Pérégrination vers l’Ouest, a depuis fait beaucoup, beaucoup de petits.

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Deux séries (Dragon Ball et Dragon Ball Z), pas moins de 19 films tirés de cet univers, trois épisodes spéciaux pour la télé, deux sequels en séries (Dragon Ball GT et Dragon Ball Super), et un véritable empire, ultrarentable, du merchandising ont fait du papa de l’anime un homme riche… mais étonnamment très candide face à cette incroyable réussite.

Lors d’un récent événement organisé par le magazine Weekly Shōnen Jump, qui a vu naître Dragon Ball, Akira Toriyama a confié qu’il était, encore aujourd’hui, très surpris de ce succès :

"Ça n’a aucun sens pour moi, puisque j’estime que je ne dessine pas comme il faut. J’imagine que c’est parce qu’on vit dans un monde où on laisse tout passer. Et quand la barre est à ce niveau, vous pouvez dessiner n’importe quoi et personne ne se plaint après en disant que c’est impossible.*"

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Toujours aussi dubitatif quand on lui dit que sa saga a boosté les ventes du magazine, il persiste :

"Je suis heureux d’entendre ça mais… ça n’a vraiment aucun sens pour moi. Il y a quelque temps, je relisais la série pour la première fois depuis un bail, et, bien que l’arc de Friez soit suffisamment haletant pour attiser mon intérêt, je me demande toujours comment ça peut être aussi populaire.*"

On laissera aux fans, qui ont grandi avec ses histoires et ses dessins et qui continuent de vivre ses aventures, le soin de le rassurer sur son empreinte dans le monde de l’animation japonaise.

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*Les extraits de l’interview ont été traduits du japonais par Todd Blankenshio (@Herms98).

Par Delphine Rivet, publié le 23/02/2018

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