© Netflix

Les acteurs de MINDHUNTER nous racontent David Fincher

On s’en doutait, David Fincher est du genre control freak.

À l’affiche de MINDHUNTER, la nouvelle série diffusée sur Netflix, qui revient sur ce moment où le FBI s’est intéressé à la psychologie des criminels violents récidivistes, bientôt baptisés "serial killers", Jonathan Groff et Holt McCallany sont revenus pour Biiinge sur leur rencontre et leur travail auprès de l’un des cinéastes les plus brillants de sa génération.

Publicité

La rencontre

Publicité

Groff, qui incarne le jeune agent ambitieux du FBI, Holden Ford, se souvient parfaitement de la première fois qu’il a rencontré le réalisateur de Zodiac :

"J’avais envoyé une cassette d’audition de New York, puis j’ai volé jusqu’à Los Angeles pour le rencontrer. Je me souviens en fait très bien être assis en face de lui, parler de la série… Et à ce moment-là, j’ai été submergé par une vague de tristesse. C’est le genre de choses qui n’arrive qu’une poignée de fois dans une vie.

Et quand un grand moment comme celui-là arrive, je me sens soudainement super triste, car je sais en même temps que c’est unique dans une vie, et ça ne se reproduira pas. Donc on a parlé du show, j’étais tellement heureux et enthousiaste. Et je me suis dit : 'wow, voilà le moment dont tu as rêvé, et tu es train de le vivre, tu ne le revivras plus jamais'. "

Quand on écoute Jonathan Groff, on comprend pourquoi l’acteur a été choisi par Fincher pour incarner Holden, un jeune homme brillant, à l’esprit sans cesse en ébullition, en analyse.

Publicité

L’histoire est différente pour Holt McCallany, apparu dans Fight Club et Alien 3, et qui se voit donner l’occasion de briller dans MINDHUNTER, où il prend les traits de l’agent spécial Bill Tench, un vieux briscard quelque peu réticent aux méthodes de Holden, mais qui a compris avant tout le monde l’intérêt de comprendre et définir les nouveaux types de tueurs : "J’avais déjà travaillé avec David Fincher, dans de petits rôles. Là, j’ai l’un des deux rôles principaux. C’est une sorte de promotion (rires). Je suis super content de retravailler avec David, qui est l’un des meilleurs réalisateurs en activité."

Travailler avec David Fincher

Jonathan Groff et Holt McCallany, les héros de MINDHUNTER.

Évidemment, ce que tout le monde veut savoir, c’est comment travaille David Fincher. Est-il un excentrique qui pousse ses acteurs à bout, un perfectionniste, un confident ?

Publicité

"Il est très concentré, nous explique Holt McCallany. Il a un niveau d’exigence élevé et ne tolère pas beaucoup les erreurs. Mais on est toujours libre de poser des questions, de présenter des idées. Il aime quand on est impliqué dans le processus et qu’on est aussi concentré que lui. Il est strict, mais, en même temps, son talent et son intelligence nous inspirent. Sa passion pour son travail est impressionnante. Tout doit être le meilleur possible."

De son côté, Jonathan Groff se sentait "nerveux" à l’idée de travailler avec David, mais après la rencontre et quelques discussions, le plateau de tournage et le travail ont pris leur droit : "Tout est clair avec lui : sa façon de travailler n’a rien de mystérieux. Tout est carré et vous devez juste venir et donner tout ce que vous avez. C’est tout ce qu’il demande. Et l’idée paraît simple sur le papier, mais en même temps c’est énorme."

Le sentiment qui domine chez l’acteur après cette première collaboration, c’est la fierté du travail accompli, après 10 mois de tournage, donc huit en continu. "Travailler avec David est quelque chose de tellement intense en termes d’énergie et de concentration que réussir à passer ce moment de mai à décembre, jusqu’à la trêve de Noël, m’a rendu sincèrement fier. Je n’avais jamais été aussi fier de ma vie." Un sentiment partagé par toute l’équipe lors de la traditionnelle soirée de fin de tournage. "On était surtout très fiers parce que la façon de travailler de David fait que tu donnes tout ce que tu as, tu t’investis à fond dans un mouvement collectif."

La première saison de MINDHUNTER est disponible sur Netflix depuis le 13 octobre.

Par Marion Olité, publié le 16/10/2017

Copié

Pour vous :