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Les 5 meilleurs K-dramas horrifiques sur Netflix

Publié le

par Sophie Laroche

©Netflix

Parce qu’il n’y a pas que des récits d’amour dans les dramas, voici une petite dose de monstres, de zombies et d’esprits.

#1. Kingdom

Première production originale coréenne à voir le jour sur Netflix, Kingdom donne un nouveau souffle à la série de zombies. Située à mi-chemin entre le thriller horrifique et le drame historique, la série nous plonge dans la Corée féodale de la période Joseon. L’intrigue se développe autour du prince héritier du royaume, dont le statut est menacé par les membres du clan rival. Alors que le roi s’est mystérieusement retranché dans ses quartiers, ces derniers usent de stratagèmes pour accéder au trône. Au-delà des murs du palais, la situation n’est pas meilleure puisque le peuple, affamé, se rebelle pendant qu’une redoutable épidémie se répand à travers le pays, sous l’indifférence des autorités.

Kingdom a beau mettre en scène des zombies sanguinolents avides de chair humaine, sa mise en scène ne manque pas de beauté. Retranscrivant avec subtilité les décors de la Corée médiévale, le show nous fait naviguer entre les palais impériaux somptueux aux murailles colossales, la nature aussi poétique que menaçante et les habitations moins reluisantes dans lesquelles vit la population. À cela s’ajoute le sublime travail réalisé sur les costumes, qui soulignent les hiérarchies en vigueur entre les personnages. Si Kingdom fonctionne, c’est que le show s’inscrit aussi dans un discours plus politique où la faim des créatures se combine à celle du peuple, mais aussi à la soif de pouvoir des différents clans et de notre prince héritier en recherche de légitimité.

Taux de frissons : 🙀 🙀 🙀 🙀 🙀

#2. Strangers from Hell

Au croisement d’Hannibal et Parasite, Strangers from Hell se distingue des autres dramas horrifiques par sa dimension psychologique et sa critique de la vie urbaine. Alors qu’il rentre tout juste de son service militaire, un jeune aspirant écrivain débarque à Séoul pour débuter un stage. Précaire, il ne peut se payer qu’une minuscule chambre dans une résidence sinistre, ironiquement nommée Eden. Dernier vestige du passé dans un quartier en pleine mutation, elle est peuplée de locataires inquiétants qui ne semblent obéir qu’à l’autorité naturelle et captivante d’un des occupants, brillamment interprété par Lee Dong-wook.

Le drama est aussi connu sous le titre Hell Is Other People, qui n’est pas sans rappeler la célèbre phrase de Sartre évoquant l’impossibilité de s’extraire au jugement d’autrui : "L’enfer, c’est les autres." Une idée parfaitement retranscrite par le travail de mise en scène et d’écriture. Que ce soit dans sa résidence ou au bureau, le protagoniste semble incapable de se soustraire à la pesanteur des regards qui se font de plus en plus menaçants. La force du drama, c’est aussi le portrait du monde du travail qu’il dresse en filigrane de l’horreur absolue. Harcèlement, sexisme et culture d’entreprise toxique font du bureau un espace presque aussi hostile qu’une résidence de criminels. Une chose est sûre, Strangers from Hell interroge autant qu’il fait frissonner.

Taux de frissons : 🙀 🙀 🙀 🙀

#3. The Guest

The Guest est sûrement le drama horrifique le plus classique de cette sélection, mais il n’en reste pas moins digne d’intérêt. Au programme, un esprit démoniaque nommé Park Il Do se balade de corps en corps afin de posséder les âmes des êtres les plus fragiles. Un beau jour, alors qu’il prend possession d’un jeune garçon, il lie par la douleur le destin de trois enfants à tout jamais marqués par sa visite. Quelques dizaines d’années plus tard, ces derniers, respectivement devenus chaman, prêtre et policière, se retrouvent par hasard alors qu’ils traquent chacun de leur côté l’esprit maléfique.

Paradoxalement, et en omettant les exorcismes, dommages corporels et autres morts tragiques, ce drama est presque "feel good". En arrière-plan de la quête qui obsède les protagonistes se dessine un beau récit d’amitié, porté par des personnages secondaires particulièrement attachants. Si le format traditionnel du drama à 16 épisodes peut parfois virer à l’indigestion, The Guest réussit à éviter les écueils et les temps morts en convoquant et en confrontant trois profils différents et trois visions du monde, le temps d’une enquête surnaturelle haletante, et finalement assez touchante.

Taux de frissons : 🙀 🙀 🙀

#4. Sweet Home

Sweet Home est la dernière grosse production horrifique coréenne. Très attendu car adapté d’un webcomic très populaire en Corée du Sud, le drama nous plonge dans un monde postapocalyptique où les humains, victimes d’un étrange phénomène, se transforment en monstres. On suit alors un groupe de survivants coincé dans un immeuble isolé et infesté. Au centre de cette communauté prise au dépourvu, un jeune homme renfermé, dépressif et surtout contaminé s’impose en protagoniste.

Si les effets spéciaux un peu cheap et le manque de contexte déconcertent au début, l’évolution des personnages et la dimension humaine séduisent. Ici, l’originalité de la série repose sur la nature des monstres dont l’apparence et les actions reflètent les désirs des humains qu’ils ont été. Ce sont leurs histoires, traumatismes et luttes, dépeintes pudiquement à coups de flash-back ou de confessions, qui influencent leur évolution permettant d’offrir plus de profondeur à ce drama prometteur, qui semble avoir encore beaucoup à offrir et à prouver dans une éventuelle seconde saison.

Taux de frissons : 🙀 🙀

#5. Hotel del Luna

Vous avez le cœur un peu lourd après avoir vu couler tant d’hémoglobine, vous pouvez faire un tour du côté de Hotel del Luna. Plus fantastique qu’horrifique, le drama nous plonge dans le quotidien d’un hôtel pas comme les autres puisque ses clients sont des fantômes et que ses murs sont, la plupart du temps, invisibles au commun des mortels. À la tête de cette macabre institution siège une directrice, à première vue pas très commode mais plutôt badass, condamnée à travailler au service des morts, les préparant à passer de l’autre côté, en réparation d’un crime commis il y a de cela un millénaire.

Pour compléter ce beau programme, un jeune mortel vient la rejoindre à la suite d’un marché conclu avec le père de ce dernier. À mille lieues d’un Ghost Whisperer, Hotel del Luna est un drama extravagant dans lequel le repos des âmes s’acquière de façon flamboyante. Avec ses 16 épisodes, le show réussit à construire et développer un univers haut en couleur, à la fois dense et solide, où se déploie sans confusion la diversité des récits : ceux des nouveaux arrivants et l’intrigue principale, se déroulant sur une temporalité assez large. Ici, l’amour est de la partie mais n’éclipse pas la construction des personnages et ça fait du bien. Au final, on se laisse prendre au jeu de ce joyeux purgatoire, peut-être peuplé de morts, mais non dénué de chaleur.

Taux de frissons : 🙀

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