Inestimable : le trailer irrésistible d’un vieux film Dragon Ball taïwanais en live action

Quand Gokû affronte un alligator alors que Bulma fait parler les mitraillettes de la Capsule Corp.

Tous les fans de Son Gokû et sa bande de guerriers sont encore hantés par le souvenir de Dragonball Evolution, cette adaptation hollywoodienne catastrophique que même le scénariste regrette amèrement aujourd’hui. Pourtant, ce ne fut pas la seule transposition de Dragon Ball en live action. Dans les années 1990, les pays asiatiques commercialisent des versions filmiques non officielles de la saga pour surfer sur le succès du manga. Mais aucune n’égale Dragon Ball: The Magic Begins, un long-métrage thaïlandais de 85 minutes complètement WTF et kitsch comme jamais sorti en 1991.

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Un internaute a forcément dû réunir les sept boules de cristal pour retrouver cette bande-annonce sur YouTube. Mais il faut la voir pour y croire. Le pitch de Dragon Ball: The Magic Begins est basé sur un véritable film d’animation (et le tout premier de l’histoire) de la franchise intitulé Dragon Ball : La légende de Shenron. Dans ce dernier, Gokû encore enfant et ses amis affrontent le terrible Gourmet, un roi tyrannique souhaitant invoquer le dragon tout-puissant afin de combler pour toujours son appétit d’ogre.

Dans le film, l’antagoniste a été remplacé par un puissant extraterrestre baptisé King Horn, sorte de Ginyû avant l’heure. Celui-ci veut rassembler les boules du dragon pour dominer le monde. Mais son sombre dessein va être perturbé par des versions rocambolesques de Gokû, Son Gohan (son grand-père), Bulma, Tortue Géniale, Yamcha ou encore ce pervers d’Oolong.

Horn is the new Freezer. (©️ YouTube)

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Leur look désuet mais ultrafidèle à l’œuvre originale rend cet ersatz sacrément barré et finalement assez jouissif à mater tant certaines cascades paraissent anachroniques. Si on passe outre les effets spéciaux (même si, sincèrement, le Nyoï Bo et le Kinto-un de Gokû sont exceptionnels) façon premières saisons des Power Rangers, évidemment.

D’ailleurs, le long-métrage est tellement officieux que les personnages ont des surnoms afin de ne pas faire référence directe au manga (Gokû devient le Monkey Boy, Oolong prend le nom de Piggy…) et ainsi éviter d’entrer en conflit avec la licence. Sur Internet, d’autres passages sont disponibles dont la rencontre malaisante entre Kamé Sennin et Bulma. Bref, c’est une magnifique opportunité de dédramatiser les adaptations en live action et d’oublier que Jamie Chung (Gotham, Sucker Punch) a incarné Chichi au risque de briser d’entrée de jeu sa jeune carrière.

Par Adrien Delage, publié le 20/09/2017

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