Greg Berlanti : de Dawson à Supergirl, un conteur d'histoires moderne et créatif

Showrunner américain devenu incontournable, il est l'un des pères fondateurs de la pop culture sérielle et contemporaine sur le petit écran. Retour sur le parcours de Greg Berlanti, l'homme qui tire les ficelles derrière le succès d'Arrow & co. 

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Un trio de justiciers bien élégants. (©️Cody Pickens/Variety)

Greg Berlanti est sans doute le plus célèbre des showrunners dont vous n’avez jamais entendu parler. L’homme n’a pas le temps de faire la couverture des tabloïds, réciter des discours mielleux ou sortir avec des stars de la pop music.

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C'est un businessman à l'emploi du temps de ministre. Depuis 2012, il bosse sur les séries Arrow, The Flash, Legends of Tomorrow, Les mystères de Laura, Blindspot et Supergirl. Il produit ses propres programmes, est l'auteur d'une bonne partie des épisodes des séries citées, prépare Riverdale adaptée des BD de l’éditeur Archie Comics... La pause café/clope n'est pas un concept envisageable pour lui.

Comme Barry Allen, il semble avoir été frappé par la foudre. Rapide, efficace, créatif, la chaîne CW lui doit ses plus beaux jours. Tout ce qu’il touche semble se transformer en or. Le Midas du petit écran puise judicieusement la source de son talent dans une pop culture intarissable, quand il n'était pas en train de révolutionner les feuilletons familiaux 15 ans auparavant.

Le parcours de l’homme qui a fait des super-héros le nouveau fer de lance des programmes "young adults" à la télévision est jalonné d'anecdotes croustillantes, de narration innovante et d'une bonne humeur constante.

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Né dans les terres du divertissement

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Playland, un parc d'attractions historique. (©️ Mapio.net)

Rye, État de New York. Une petite ville de tout juste 15 000 habitants. C'est à cet endroit, le 24 mai 1972 précisément, qu'est né Greg Berlanti.

La bourgade de Rye est connue pour son parc d'attractions, surnommé Playland. Il accueille notamment un authentique Carrousel de chevaux, mais aussi le Kiddie Coaster, un manège de sensations fortes entièrement fait de bois. Il orne sa mascotte d'un dragon en 1929, symbole de son plus grand engin divertissant, le Dragon Coaster.

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Le Rye Playland a également servi de lieu de tournage à plusieurs films : Accords et Désaccords de Woody Allen, Liaison Fatale d'Adrian Lyne ou encore Le Come-Back de Marc Lawrence. Il est le terrain de jeux du petit Greg Berlanti, qui grandit dans une ville historique en terme de spectacle et de divertissement.

Depuis son plus jeune âge, Greg aime conter des histoires. Quand son voisinage organise des anniversaires, il en profite pour monter des spectacles de marionnettes, écrits et joués par ses soins. Adolescent, il déménage à Chicago, où il intègre la prestigieuse université de dramaturgie Northwestern.

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Le hall d'entrée de Northwestern, à Chicago, Illinois. (©️ Chris Walker/Chicago Tribune)

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C'est là qu'il rencontre une amie fidèle en la personne de Julie Plec. La jeune femme ne sait pas encore qu'elle sera à la tête d'une série de vampires "young adult" (The Vampire Diaries), qui va rendre la CW compétitive sur le marché des networks.

Lorsque le duo sort de Northwestern, Julie Plec introduit Berlanti auprès du scénariste Kevin Williamson, plume aguerrie du cinéma d'horreur (Scream et Souviens-toi... l'été dernier). L'homme se dit impressionné par les premières ébauches de Berlanti. Il le présente à Warner Bros., et lui propose d'intégrer l'équipe de scénaristes de son bébé de l'époque : Dawson.

Les premiers pas avec Dawson et Everwood

Greg Berlanti a tout juste 26 ans quand il fait ses premiers pas en tant que scénariste dans la deuxième saison de Dawson. Phénomène incontournable de la fin des 1990's, la série est appréciée pour ses jeunes personnages, qui traversent des épreuves réalistes. Toute une génération peut s'identifier à eux.

James Van Der Beek (Dawson), Joshua Jackson (Pacey), Katie Holmes (Joey) et Michelle Williams (Jennifer) ont tous débuté leur carrière dans la série. Berlanti a assisté en partie à leur explosion, une expérience qui les a fait mûrir. Il est revenu pour Entertainment Weekly sur les premiers inconvénients de la gloire :

"On était tous très jeunes. On a grandi ensemble, au même moment. C'était impossible d'aller manger quelque part [à Wilmington, en Caroline du Nord, le lieu de tournage principal de la série, ndlr] avec eux sans que des dizaines de fans se bousculent pour avoir un autographe. Ils voulaient qu'on signe parfois des parties intimes de leur corps, sans aucune pudeur."

À la fin de la deuxième saison, Kevin Williamson quitte son poste de superviseur pour se consacrer à Sream 3 et L'île de l'étrange. Les prétendants se succèdent, mais Williamson voit en Greg Berlanti le showrunner capable de faire perdurer son oeuvre.

Outre les affinités créées entre les deux hommes, ils partagent la même vision. C'est ainsi qu'à 27 ans, Berlanti devient un des plus jeunes showrunners de l'histoire de la télé américaine.

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#TeamJacey remporte finalement le triangle amoureux de Dawson, développé par Greg Berlanti en saison 3. (©️ The WB)

Les producteurs et les chaînes de télévision adhèrent à sa nouvelle manière d’écrire les drames de première partie de soirée. La plupart du temps, ces derniers suivaient le même fil rouge : une intrigue centrale, ponctuée par des événements mineurs qui venaient s'accoler à l'arc narratif principal. Berlanti modernise ce schéma. Il divise les épisodes à l’aide d’histoires parallèles qui se chevauchent dans le même acte.

Everwood, sa première création à seulement 30 ans, est l'illustration de ce changement de direction. Dans l'épisode 4 de la saison 2, le Dr Brown, veuf, préfère ne plus porter sa bague de fiançailles. Au même moment, son fils, Ephram, rédige une dissertation à l’école, au sujet de son incapacité d’abandonner ses sentiments pour une fille qu’il aime. Le parallèle est subtile, pertinent, intelligent. 

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On t'a vu : Chris Pratt dans le rôle de Bright Abbott. Des années avant Starlord. (©️ Richard Cartwright/Warner Bros)

Ces sujets intergénérationnels, montés de manière innovante, feront la gloire de la série Everwood pendant 4 saisons et 89 épisodes. La série fut également l'une de ses premières associations avec la Warner Bros.

À l'époque, le mastodonte américain avait encore sa propre chaîne de network, The WB. Le 24 janvier 2006, elle s'associe avec UPN, et de cette alliance naît la CW.

Une collaboration de longue date avec Warner Bros.

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Entre Jack et Bobby, qui deviendra président ? (©️ The WB)

En 2004, Greg Berlanti s’attaque à Jack et Bobby, un projet vendu à Warner Bros. À l'origine, la série avait été écrite par Brad Meltzer et Steve Cohen (le réalisateur des Goonies). Mais le script du pilote ne parvint pas à convaincre la chaîne.

Warner Bros. demande alors à Berlanti de reprendre les choses en main. Il s'entoure de sa collaboratrice Vanessa Taylor (productrice sur Alias et Everwood) pour remodeler le scénario. Ils inversent le destin des frères, et font de leur mère une accro à la marijuana, de sorte que la famille renvoie une image moderne.

Dans le pitch final de Jack et Bobby, les parents McCallister ont donné naissance à deux enfants. L'un voit son destin tout tracé : il deviendra Président des États-Unis en 2041. La mise en scène est ponctuée de nombreux allers retours entre la jeunesse des personnages, et leur futur. La série dessine des parallèles évidents entre enfants et adultes.

Cette manière originale de décrypter la personnalité des protagonistes permet de réunir autant les parents que les adolescents devant la télévision. C'est au final un drama tout ce qu'il y a de plus humain. Warner Bros. valide les changements du showrunner. Malheureusement, l'enthousiasme ne durera que le temps d'une saison.

NO ORDINARY FAMILY - "No Ordinary Beginning" - The Powells must join together to save JJ, who's been kidnapped, courtesy of Mrs. X (Lucy Lawless) and forced to solve an enigma that could lead to the permanence of the trilsettum's effects. Meanwhile, Joshua reconnects with Katie and discovers that he's about to become a father, and George's fate hangs in the balance as a prisoner aboard a plane that's quickly spiraling out of control and about to crash, on the Season Finale of "No Ordinary Family," TUESDAY, APRIL 5 (8:00-9:00 p.m., ET) on the ABC Television Network. (ABC/RICHARD CARTWRIGHT) MICHAEL CHIKLIS, JULIE BENZ, KAY PANABAKER, JIMMY BENNETT

Super Hero Family, un air des Indestructibles sans la magie de Pixar. (©️ ABC)

Entre 2006 et 2011, Greg Berlanti est sur tous les fronts. Il écrit quelques épisodes pour le drama Brothers and Sisters, puis crée avec le scénariste Marc Guggenheim (FlashForward, Legends of Tomorrow) la comédie procédurale Eli Stone pour ABC. La série tiendra deux saisons avant que Berlanti ne s'envole sur un autre projet.

Nouveau coup dur en 2011 : la comédie Super Hero Family, centrée sur la famille Powells, se casse la figure. Le mélange action/humour /famille ne tient qu'une saison. Berlanti décide alors de revenir à ses premiers amours : les comics.

Ses prochaines séries suivent trois mots d'ordre : du coeur, de l'humour et du spectacle.

De Arrow à Supergirl, le showrunner des super-héros

Depuis son plus jeune âge, Berlanti se décrit comme un nerd, adepte de comics qu'il dévorait pendant son enfance. Il joue avec ses créations comme un enfant s'amuserait avec ses figurines. Une innocence et une sincérité qui lui a permis de gagner le respect des fans et la confiance de la CW avec la série Arrow, lancée en 2012.

La force de Berlanti, outre de raconter des bonnes histoires, est de faire fonctionner ses personnages en un groupe soudé et crédible à l'écran. Il soigne la caractérisation de ses personnages, pour que les spectateurs puissent se les approprier.

Sa première idée est d'entourer Oliver Queen d'un sidekick à la fois ami et père. Sa relation avec Diggle (David Ramsey) est ainsi basée sur une bromance qui parle à chacun : l'un lui apprend l'art du combat, tandis que l'autre lui donne des leçons de sagesse et le conseille.

Berlanti ajoute à ce duo un personnage plus drôle, touchant, capable de dynamiser l'équipe : Felicity (Emily Bett Rickards). Une fille forte, geek, qui brise les codes d'une série à priori assez masculine. Elle est aussi courageuse qu'une Batgirl ou Wonder Woman.

Arrow -- "Dark Waters" -- Image AR409B_0224bc.jpg -- Pictured (L-R): Stephen Amell as Oliver Queen and Emily Bett Rickards as Felicity Smoak -- Photo: Diyah Pera/ The CW -- © 2015 The CW Network, LLC. All Rights Reserved.

Olicity, le vrai némésis d'Arrow ? (©️ The CW)

Surfant sur le succès du Green Arrow, Berlanti en profite pour intégrer Barry Allen, alias Flash, qui obtiendra sa propre série The Flash sur la même chaîne. L'univers DC Comics prend de l'ampleur à la télévision comme au cinéma.

Deux mois après son lancement en octobre 2014, The Flash est un succès. La série reprend certains codes d'Arrow, avec une team de personnages, et force sur la dose d'effets numériques pour les scènes de combats et d'action, Force Véloce et méta-humains obligent.

Preuve de la passion qui anime Berlanti, Grant Gustin, qui incarne le "speedster", parle "d'une énergie contagieuse" dans une interview d'Entertainment Weekly : "Si vous n'êtes pas convaincu par un projet de série, il saura vous convaincre avec sa manière si excitante de raconter des histoires. Pour lui, c'est toujours comme si un rêve devenait réalité".

Et le rêve prend une plus grande ampleur encore avec l'avènement des cross-overs. Ces épisodes qui mélangent les univers sériels d'Arrow et The Flash, permettent de réunir les fans des deux shows. Ils se retrouvent confrontés à deux histoires qui n'en forment plus qu'une, commencent dans Arrow puis finissent dans The Flash, ou inversement. Une fusion scénaristique qui ravit les geeks et fait parler des deux séries dans les médias.

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Berlanti et ses sidekicks Stephen "Arrow" Amell et Grant "Flash" Gustin. (©️ Chris McPherson/Entertainment Weekly)

L'architecte de l'univers DC Comics sur le petit écran ne s'arrête pas là. En 2015, il déploie une super-héroïne avec Supergirl. La première saison est diffusée sur la chaîne CBS. Cette année, la série a été récupérée par la CW, facilitant l'exploitation des cross-overs.

Un an plus tard, Berlanti assemble une "mini Justice League" avec Legends of Tomorrow. La série reprend des personnages et des vilains d'Arrow et The Flash comme Sarah Lance (Caity Lotz), Atom (Brandon Routh), Captain Cold (Wentworth Miller) ou encore Vandal Savage (Casper Crump), l'ennemi principal de la première saison.

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Legends of Tomorrow, une série cross-over à elle seule. (©️ The CW)

Les Upfronts de cette année ont montré la puissance de Greg Berlanti : toutes ses séries ont été renouvelées sur la CWUn mur de super-héros, qui pourrait pratiquement faire renommer la chaîne The GB. Ces séries se sont emparées ont en grande partie forger la nouvelle identité de la CW, aux côtés des vieillissants Supernatural et The Vampire Diaries.

L'homosexualité et la communauté LGBT

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Coup de foudre à l'hôpital dans Legends of Tomorrow. (©️ The CW)

Fils unique d’une famille italo-irlandaise, installée dans une communauté blanche protestante (les fameux WASP des années 60), Berlanti s’est forgé un sacré caractère.

Dès ses 13 ans, il ne pouvait s’empêcher de voler des copies du journal The Village Voice, un hebdomadaire new-yorkais comportant des articles d’enquête. Il finira par tomber sur des articles gay. Quelques années plus tard, il se passionne pour les films de l’acteur Montgomery Clift et Rock Hudson, deux comédiens homosexuels de l’Âge d’or du cinéma hollywoodien.

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Rock Hudson, qui a caché sa sexualité toute sa vie, avant qu'elle ne soit révélée au grand public 30 ans après sa mort. (©️ Inconnu)

À 23 ans, las de dissimuler son homosexualité dans les croquis de super-héros qu'il dessine, il fait son coming-out. Il trouve dans leur double vie une comparaison idéale à son secret : "Je refoulais mes sentiments, mon homosexualité" confie-t-il à Entertainment Weekly, "je me sentais esseulé".

Au début des années 80, il se met à regarder Dynastie sur ABC. Cette série raconte l'histoire d'une famille du Colorado, les Carrington. Au programme du soap : personnages riches et puissants, amourettes en surnombre, mais aussi protagonistes aux sexualités diverses. 

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Portrait de famille du soap Dynastie. (© ABC)

Intrigué, Greg Berlanti se dit intéressé par la communauté homosexuelle depuis son adolescence, comme il l'a révélé dans Advocate en 2015.

"Je me souviens des séries télévisées avec des personnages gay comme la série Dynastie. Je me disais : j’ai quelque chose en commun avec ces individus. C’était bien avant l’arrivée d’internet, et du potentiel de diffusion que les réseaux sociaux ont apporté. Je me sentais vraiment seul. Alors quand je voyais ces personnages à la télé, je savais que je ne l'étais pas."

Il est également devenu papa l'année dernière, annonçant sur son compte Instagram la naissance de son fils Caleb Gene Berlanti, avec le joueur de foot Robbie Rogers. Une révélation intime de sa vie comme il en fait rarement.

Depuis ses débuts, Berlanti apporte un soin particulier aux personnages LGBT dans ses productions. L'exemple le plus récent est le personnage de Sara Lance, la Black Canary des premières saisons d'Arrow. La super-héroïne incarnée par Caity Lotz est très éloignée de son homologue des comics de 1947.

On la voyait embrasser passionnément Nyssa Raatko dans l’épisode 13 de la saison 2, alors qu’elle avait été en relation avec Oliver Queen (Stephen Amell). Elle incarne une justicière badass et bisexuelle, une hypothèse qui se confirmait de nouveau dans Legends of Tomorrow, où elle s’éprenait d’une infirmière dans l’épisode 8.

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Hartley Rathaway, incarné par Andy Mientus, premier personnage gay de l'univers DC Comics. (©️ The CW)

The Flash comporte de nombreux personnages gays : David Singh, le directeur du commissariat de Central City, ou encore le flûtiste Hartley Rathaway (Andy Mientus), l’un des premiers personnages DC Comics à assumer son homosexualité.

Lors d’une interview pour Advocate l’année dernière, Berlanti est revenu sur le travail des showrunners et la possibilité de diffuser des messages auxquels ils tiennent :

"Il y a des gens qui font ça beaucoup mieux que moi dans les séries et je les salue. Mais je suis fier de jouer mon rôle et d’encourager ce genre d’histoires. C’est un environnement qui a énormément changé en 15 ans, depuis que j’ai commencé à faire ce job, et c’est plaisant d’avoir fait partie de cette évolution."

Le boss dont tout le monde rêve

Greg Berlanti à la cool, photographié dans son bureau à Glendale, Californie, le 23 septembre 2010 © Christina House pour le Times

Greg Berlanti à la cool, photographié dans son bureau à Glendale, Californie, le 23 septembre 2010. (© Christina House/The Times)

Greg Berlanti est décrit par ses collaborateurs comme une personne sensible, à l’écoute. Contrairement à Shonda Rhimes, Ryan Murphy ou Chuck Lorre qui cartonnent dans le monde des showrunners, il préfère rester en retrait, à l'abri derrière ses personnages.

"Je suis très, très prudent", révélait-il dans une interview accordée à Entertainment Weekly l'année dernière. "Je pense que je ressemble fortement aux personnages dont j'écris l'histoire. Mon credo, c'est que demain est un autre jour, un jour meilleur".

Le charme de Berlanti ne laisse aucun de ses collaborateurs insensibles. Élégant et souriant, il ressemble à Tom Cruise plus jeune, plus modeste aussi. Au cours d’une interview réalisée par le New York Times, plusieurs scénaristes qui ont travaillé avec Berlanti n'avaient que des compliments à partager.

"C’est un être humain, tout ce qu’il y a de plus humain. Je n’ai jamais eu autant d’affection pour un de mes patrons qu'envers lui" - Marc Guggenheim, scénariste pour Eli Stone, Arrow et Legends of Tomorrow

"Son énergie est contagieuse. La plupart des showrunners sont à l’inverse plus du genre ‘Je déteste ma vie, je déteste mon boulot, donc je te déteste' " - Barbie Kligman, scénariste pour Jack et Boby, Everwood et The Vampire Diaries

"Avec lui, vous ne ressentez pas cette culture de la peur qui a perverti Hollywood" - Jonathan Lisco, producteur sur Jack et Bobby

Porte-drapeau de la pop culture dans le monde des séries, grand amoureux des super-héros, Greg Berlanti en est devenu un dans la vraie vie. Ce super-showrunner a comme pouvoir de raconter des histoires universelles, et qui font de lui l'un des rois de l'entertainment sur le petit écran.

Par Adrien Delage, publié le 14/07/2016

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