Jason Priestley : "Beverly Hills a changé la télévision américaine"

De passage au Festival de Télévision de Monte-Carlo en tant que jury, Jason Priestley aka l'iconique Brandon de Beverly Hills, s'est confié à Biiinge. 

FEBRUARY 19, 2012: SYDNEY, NSW. Canadian-American actor Jason Priestley poses during a photo shoot at the InterContinental Hotel in Sydney, New South Wales while in Australia to promote his new television show 'Call Me Fitz'. (Photo by Craig Greenhill / Newspix) Contact Email: newspix@newsltd.com.au Contact Web URL: www.newspix.com.au Contact Email: newspix@newsltd.com.au

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Vos deux dernières séries, Private Eyes et Raising Expectations, ont un ton plutôt léger. La comédie est-elle un genre que vous avez envie d’explorer en ce moment ?

J’ai découvert que j’aimais beaucoup jouer la comédie avec la série Call Me Fitz (2010-2013). Donc, j’ai sûrement orienté sans y faire vraiment attention ma carrière dans cette direction. C’est tellement plus fun ! Et je trouve plus d’opportunités en ce moment dans ce domaine.

Je suis impliqué dans Private Eyes depuis le début. J’ai aidé au développement du show, à son adaptation de roman en série. J’ai donc participé à la recherche du ton. On voulait rendre hommage aux séries de détectives des années 80 avec lesquelles ont a grandi. Des séries comme Clair de lune ou Les Enquêtes de Remington Steele.

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Vous avez réalisé la majorité de votre carrière sur le petit écran. Êtes-vous devenu sériphile ?

Oui, absolument ! Je pense d’ailleurs que c’est important de regarder des séries quand vous travaillez dans l’industrie télé. Je regarde Game of Thrones comme tout le monde (rires), House of Cards, Better Call Saul… J’aime aussi beaucoup Bloodline.

"Je regarde Game of Thrones, comme tout le monde !"

Avez-vous en tête des personnages que vous auriez aimé incarner à l’écran ?

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Oui, j’imagine. Mais j’essaie de ne pas trop jouer à ça, pour ne pas vivre dans la frustration.

Vous avez déclaré dans une interview qu’une série réussie a toujours un noyau familial. Pouvez-vous développer ?

Oui, la famille est au coeur de la plupart des grandes séries. Elle est le point commun de séries aussi différentes qu’All in the family, Call me Fitz ou Bloodline. Elle est une sorte de repère, moral ou non. Même dans les séries où la famille traditionnelle n’est pas présente,  les amis peuvent la représenter, comme Friends.

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Jason Priestley et ses petits camarades époque Beverly Hills (1990-2000).

Vous avez dirigé Tatiana Maslany dans votre film Cas & Dylan en 2013, juste avant qu’elle ne s’engage sur Orphan Black. Que pensez-vous de son ascension ?

J’adore Tatiana. Le succès qu’elle connait maintenant avec Orphan Black est complètement mérité. C’est une jeune actrice brillante. J’ai eu de la chance de l’avoir juste avant son explosion. Je me souviens que nous avions dû repousser le tournage d’une semaine pour qu’elle puisse passer les screentests d’Orphan Black.

Elle était sur le tournage de Cas & Dylan quand elle apprend qu’elle était prise dans la série. C’était très excitant pour elle. Je suis vraiment ravi de tout ce qui lui arrive !

"Ce que les jeunes vivaient il y a 20 ou 30 ans, ils le vivent toujours de nos jours"

On ne peut pas se quitter sans parler de Beverly Hills. À voir les évolutions de la mode et les papiers consacrés au show, Beverly Hills, c’est presque le nouveau cool.

(Étonné) Ah bon ?! (rires) Oh Mon Dieu ! Vous voulez dire que ces jeans reviennent à la mode ?

Entre autres, oui.

Ce n’est vraiment pas de chance (rires). Ne vous laissez pas séduire !

Mais pourquoi le show est devenu culte selon vous ?

Pour moi, Beverly Hills, c'est complètement kitsch aujourd’hui, mais cette série a changé la télévision de bien des façons à l’époque. Elle a changé la manière dont les producteurs faisaient de la télé, et pour qui ils la faisaient. Pour cette raison, Beverly Hills aura toujours une place dans l’histoire de la télévision.

Et puis c’était une série très universelle. Les thèmes évoqués à l’époque trouvent une résonance chez les jeunes d’aujourd’hui. Parce que ce que les jeunes vivaient il y a 20 ou 30 ans, ils le vivent toujours de nos jours, mais de façon un peu différente avec l’avènement des réseaux sociaux. On n’avait pas ça il y a 25 ans, mais les jeunes ont toujours les mêmes problèmes.

Par Marion Olité, publié le 04/08/2016

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