De Jesse Pinkman à Leslie Knope, on a testé un logiciel de reconnaissance d'émotions sur nos héros de séries

Avec Emotions, un logiciel qui décrypte nos expressions faciales, Microsoft a ouvert la boîte de Pandore. On n'a pas résisté à l'envie de tester ce nouveau jouet sur nos héros de séries.

Colère, satisfaction, dégoût, peur, bonheur, neutralité, tristesse, surprise... rien ne lui échappe, à la décimale près. Emotions, c'est le nom de ce software, dissèque nos expressions faciales pour en extraire la substantifique moelle : des données chiffrées et compilées afin de créer un algorithme capable de lire entre les lignes de notre visage.

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Nous nous sommes donc prêtés à une petite expérience avec quelques personnages bien connus de séries et le résultat est plutôt précis.

Jesse Pinkman

breaking-bad

Ahhh, le frisson de la liberté ! Jesse Pinkman peut enfin laisser Heisenberg loin derrière lui et tourner la page. Breaking Bad s'achève. Il exulte. Les chiffres ne mentent pas, il est heureux. Mais une autre émotion vient compléter cette dominante : la tristesse.

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Emotions tape dans le mille. Ce que le logiciel vient d’identifier, c’est le sentiment d’un extrême soulagement. Une joie d’être encore en vie, proportionnelle au degré de souffrance qui a mené à cet instant précis.

Leslie Knope

Leslie

Leslie est heureuse dans sa vie et épanouie au travail. La plupart du temps. Parfois, l’héroïne de Parks and Recreation se fout en rogne et s’obstine. Leslie Knope devient alors Leslie... Nope !

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Aucune ambiguïté possible dans son langage corporel, les signes extérieurs de colère affolent le compteur avec un score de 0,84. Leslie enrage, mais pas seulement. Le chiffre très faible de peur indique qu’elle ne craint rien ni personne en ce moment précis : elle est déterminée.

Jon Snow

Jon Snow

On a voulu trouver la faille, tromper la machine en lui tendant un piège. Jon Snow, le héros mono-expressif de Game of Thrones, allait nous servir de cobaye.

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Et on a eu beau multiplier les tests avec différentes photos du bâtard Stark, le résultat est toujours le même. L’expression dominante est : neutre. C’est le logiciel qui le dit, Jon Snow fait toujours la même tronche !

Michael Scott

Michael Scott

Le héros de The Office version US, un patron de PME en constante demande d’attention, est un savant mélange d’insécurité, de maladresse et de bêtise. Mais comme on dit, heureux les simples d’esprits !

C’est donc sur cet air benêt qu’Emotions s’est fait les dents. Une grimace que le logiciel interprète comme du bonheur, mêlé à un soupçon de colère.

Un zombie

Zombie

Ultime défi à relever pour notre super logiciel : saura-t-il interpréter les expressions faciales... d’un mort ? Par définition, le zombie n’a plus d’émotion (même s’il en suscite une flopée chez ceux, bien vivants, qui croisent sa route).

Ce corps en putréfaction, qui a eu son quart d’heure de gloire dans The Walking Dead, laisse notre algorithme perplexe. L’émotion dominante est la colère, avec un soupçon de surprise. Emotions n’est donc pas encore équipé pour déchiffrer l’envie furieuse de manger des gens.

Par Delphine Rivet, publié le 12/11/2015

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