© Netflix

Liz Flahive (GLOW) : "Jenji Kohan a été notre parfaite marraine la bonne fée"

À l’occasion de la sortie de GLOW, Biiinge a rencontré sa showrunneuse, Liz Flahive, qui nous en dit plus sur l’origine du projet et sa collaboration avec Jenji Kohan.

© Netflix

© Netflix

Biiinge | Comment êtes-vous arrivée sur ce projet ?

Publicité

Liz Flahive | Avec Carly Mensch, la cocréatrice de la série, on a vu ce documentaire [GLOW : The Story of Gorgeous Ladies of Wrestling, sorti en 2012, ndlr] dans lequel des femmes revenaient sur l’époque où elles étaient dans ce show et combien il avait compté pour elles. On n’en avait jamais entendu parler avant, mais ça nous a immédiatement donné envie de nous lancer dans des recherches. On est tombées dans le terrier du lapin blanc, à regarder tous les épisodes du show et à se dire que ce serait génial de créer un univers similaire pour une série.

Après cela, on a envoyé un mail à Jenji Kohan. Il faisait deux lignes, je crois. On lui a demandé : "Est-ce que tu as envie de travailler sur un show sur du catch féminin à Los Angeles, dans les années 1980 ?" Elle a répondu : "Oui !" On s’est un peu exilées ensuite pour écrire le script et tout s’est bien goupillé.

De quelle façon Jenji Kohan a-t-elle été impliquée dans GLOW ?

Publicité

Jenji a été une parfaite marraine la bonne fée. Elle était vraiment impliquée au moment du casting. Elle a relu tous les scripts des épisodes et nous a fait des retours inestimables. Elle nous a aussi écrit tout un épisode ["This Is One of Those Moments", saison 1, épisode 6, ndlr], et évidemment c’est super excitant d’avoir une de vos auteures préférées pour écrire un épisode de votre série !

Elle était aussi présente sur le montage, mais ce qu’il y a de génial, c’est qu’elle nous a laissées développer notre vision du show, puis elle l’a protégée. Elle nous a montré le chemin pour produire la meilleure série possible. Pour nous, elle a été un incroyable soutien. C’est la première fois que je suis showrunneuse avec Carly, et c’est un job énorme ! C’est donc précieux d’avoir à ses côtés quelqu’un comme Jenji, qui nous a encouragées et soutenues, aussi bien créativement que psychologiquement.

Quand elle le sentait, elle nous disait : "Il faut que tu prennes une pause là, rentre chez toi, va te coucher et n’hésite pas à prendre un jour OFF !" Elle nous a vraiment aidées à rester concentrées sur notre travail, à être courageuses et à continuer à suivre notre vision. Ça a été immense cadeau.

Publicité

GLOW

©️ Netflix

Peut-on dire que GLOW est une série qui s’inscrit dans une volonté d’empowrement des femmes ?

Oui, je l’espère vivement en tout cas ! Ce qui est très intéressant dans l’histoire réelle de GLOW, et sur ce point on est restées très fidèles dans la série, c’est de voir ces femmes faire des choses incroyables dans un univers très masculin. Dans les années 1980, c’était quelque chose qu’on ne voyait pas avant. C’était le premier show de catch féminin. Il était clairement en avance sur son temps.

Publicité

S’il y a définitivement cette notion d’empowerment, on voulait aussi explorer l’aspect moins reluisant de l’exploitation. On parle quand même de femmes en petites tenues qui se battent devant une audience en majorité masculine. Donc ça nous mettait aussi mal à l’aise et on avait envie d’explorer cette tension. D’un côté, voir ces femmes se battre est puissant, excitant et exaltant ; de l’autre, quand on regardait comment elles étaient habillées, ce qu’elles faisaient et pour qui… C’est inconfortable.

Le look d’Alison Brie, avec ses boucles, sa minceur et ses justaucorps, fait irrémédiablement penser à Flashdance. Tout comme ce logo en néon rose. Ce film a-t-il été une source d’inspiration ?

En fait, pas vraiment, mais d’une manière ou d’une autre, son esprit flotte effectivement sur GLOW. L’inspiration du look d’Alison Brie était un mélange de Barbara Hershey dans Hannah et ses sœurs, un peu de Sigourney Weaver dans Alien avec sa permanente un peu bouclée, et évidemment Jennifer Beals dans Flashdance, qui est iconique.

Alison ne porte aucun maquillage dans la série avant de devenir son personnage de catch. D’ailleurs, elle a accepté de se couper les cheveux et de se faire une permanente, ce qui n’est pas rien en 2017 [rires] ! Elle était vraiment à fond avec nous sur l’idée qu’elle incarnait une actrice en galère. On n’était pas dans les années 1980 shiny mais plutôt dans les 80’s un peu sales, poussiéreuses. L’équilibre a été dur à trouver entre ne pas en faire trop et ne pas en faire assez. Nous avons beaucoup bossé sur le look d’Alison pour qu’il soit juste comme il le fallait.

La première saison de GLOW est disponible sur Netflix depuis le 23 juin.

Par Marion Olité, publié le 26/06/2017

Copié

Pour vous :