Marco Polo : les leçons de l'empereur Kubilai Khan pour bien gouverner

L'arrivée de la saison 2 de Marco Polo sur Netflix nous donne l'occasion de revenir sur les méthodes musclées de l'empereur mongol pour s'imposer en Chine. 

Comme dirait ce bon vieux Frank Underwood, la démocratie, c'est très surfait comme concept. Alors qu'un bon vieil empire avec un souverain craint par tout le monde a toujours fait son petit effet. Si toi aussi, tu te rêves en Kubilai Khan des temps modernes, suis ces règles et les portes du pouvoir s'ouvriront à toi.

#1. Écouter les autres (ou faire semblant)

polo-7

Publicité

Un souverain doit être à l'écoute de ses sujets et des ses proches. Ou du moins faire semblant de l'être. À ce petit jeu-là, Kubilai Khan est très fort. Il prend ce qui l'intéresse – certains conseils avisés de sa femme Chabi ou de Marco Polo – et oublie instantanément ce qui ne lui convient pas.

Tout bon leader sait s'entourer et prendre les bonnes idées là où elles sont. Steve Jobs, Kubilai Khan, même combat.

#2. Inspirer la crainte

polo-2

Publicité

Souverain plutôt sympathique derrière ses airs bougons, le Kubilai Khan peut se montrer particulièrement magnanime – notamment avec son poto Marco – mais quand il s'agit de faire passer le message, il n'hésite pas à trancher dans le vif. Il ne semble pas retirer un plaisir particulier à user de la violence. Mais quand faut y aller, faut y aller... Ainsi, pour intimider l'ennemi, il coupe en rondelles des prisonniers chinois dont les membres seront ensuite envoyés à l'expéditeur. Classique mais efficace.

Pour punir un moine taoïste qui a tué l'un de ses généraux, le Grand Khan le prive de ses yeux avec du venin de serpent. Un point pour l'originalité. Au-delà même de la violence, on peut s'inspirer de son charisme imposant, de cette stature qui hurle "faites pas chier !". Pour cela, on suit les conseils food de La Montagne.

#3. Faire des sacrifices

polo-1

Publicité

Quand on demande à ses sujets de se serrer la ceinture ou de mourir au combat, il faut être capable de faire soi-même des sacrifices. Confronté à son frère, Ariq Böke, qui refuse de suivre ses plans, le Grand Khan n'a d'autre choix que de le défier en combat singulier pour restaurer son autorité.

Kubilai ne réfléchit pas à deux fois avant de décapiter un membre de sa famille. Fallait réfléchir avant, frérot !

#4. Avoir une arme fatale

polo-4

Publicité

En l'occurence,Kubilai en a deux. Un moine taoïste qu'il a réussi à dompter (pour le moment du moins) comme on l'apprend dans l'épisode spécial One Hundred Eyes et Marco Polo, le Latin malin qui va permettre à l'empereur mongol de faire tomber la dynastie Song. L'un maîtrise les secrets du kung-fu, l'autre ceux de la stratégie militaire. À eux deux, ils ouvrent enfin les portes de la forteresse chinoise en fin de saison 1, mettant à genoux le flippant Jia Sidao.

Mais attention, ces deux-là suivent le Kubilai par conviction et respect. Ils pourraient très bien lui tourner le dos en cas de déception...

#5. Ne pas lésiner sur le costume

marco-meme-feat

OK, il n'a pas la démarche la plus fluide du monde, mais avouez qu'il en impose, le Grand Khan, dans sa flamboyante armure dorée, avec son casque à pointe. BG.

#6. Avoir un objectif clair

polo-6

Comme Daenerys qui fantasme sur le trône de Fer depuis six ans, Kubilai Khan rêve de surpasser ses ancêtres, qui n'ont jamais réussi à s'imposer en Chine. Après plusieurs tentatives infructueuses, le Grand Khan a fait tomber la dynastie des Song à la fin de la première saison. Il a imposé son style, quitte à se fâcher avec une partie de ses alliés. Peu importe, lui seul a la "big picture" en tête.

Dans la saison 2, Kubilai Khan va devoir gérer un titre tout nouveau tout beau, empereur de Chine. Un bel objectif, clair, net et précis.

La saison 2 de Marco Polo, composée de dix épisodes, est à binge-watcher en intégralité depuis ce vendredi 1er juillet. 

Par Marion Olité, publié le 01/07/2016

Copié

Pour vous :