Michael Haneke se lance dans le game des séries avec la dystopie Kelvin’s Book

Une nouvelle recrue dans le monde des séries.

(© TribecaFilmFestival)

La grande évasion des cinéastes vers l’univers merveilleux des séries, où l’on peut encore avoir carte blanche sur le contenu artistique, la forme et la durée, se poursuit. L’un des réalisateurs les plus prestigieux du grand écran, double Palme d’Or (pour Amour et Le Ruban blanc), oscarisé deux fois, a envie de raconter des histoires longues. Michael Haneke va en effet développer son premier projet sériel, une dystopie en dix épisodes appelée Kelvin’s Book.

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Cette série high-concept suit la trajectoire d’un groupe de jeunes gens dans un futur proche. Pendant un vol, ils se retrouvent dans l’obligation d’atterrir d’urgence loin de leurs habitations, et ils vont faire face pour la première fois au vrai visage de leur pays. Voilà pour le pitch officiel, plutôt mystérieux.

La série sera produite par UFA Fiction, à qui l’on doit l’excellente Deutschland 83. L’un de ses producteurs exécutifs, Nico Hofmann, a commenté cette annonce : "Aucun cinéaste contemporain ne m’a davantage inspiré et ému que Michael Haneke. Kelvin’s Book est une histoire incroyablement riche, accrocheuse et ambitieuse. Elle possède des thématiques contemporaines et une vraie réflexion autour de notre âge digital. Il n’y a pas de meilleur moment pour sortir ce projet."

De son côté, Michael Haneke est plus lapidaire mais tout aussi punchy dans ses propos : "Après dix téléfilms et douze films, j’ai envie de raconter une histoire plus longue pour une fois." Dont acte. L’histoire ne dit pas encore quelle sera l’implication exacte du réalisateur australien : s’il compte réaliser tous les épisodes, les écrire…

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UFA Fiction est une des divisions du géant FremantleMedia, dont les précédents projets comprennent The Young Pope ou American Gods. On peut dire qu’Haneke est plutôt entre de bonnes mains pour lancer sa première série. Pour le moment, aucun diffuseur n’est attaché au projet, mais vu la réputation de son créateur, aucun doute que la mini-série trouvera rapidement preneur.

Par Marion Olité, publié le 30/01/2018

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