© Tina Rowden/Netflix

Malgré la polémique entourant son lancement, Netflix renouvelle Insatiable

Qu’importent les mauvaises critiques de la presse spécialisée ou les appels au boycott sur les réseaux sociaux…

© Tina Rowden/Netflix

Lors de la mise en ligne de son premier trailer en juillet dernier, la "revenge comedy" créée par Lauren Gussis, librement inspirée de sa propre adolescence, a fait un tollé sur les réseaux sociaux. Accusée de grossophobie et de renforcer certaines injonctions sexistes qui ont la vie dure (comme de mesurer la valeur des femmes à leur tour de taille), Insatiable a fait l’objet d’une pétition visant à empêcher sa diffusion. Certain·e·s craignaient en effet qu’elle soit préjudiciable à l’image de soi du jeune public, et des femmes en général. Qualifiée d’"irresponsable et dangereuse" Insatiable partait, croyait-on, avec un sérieux handicap.

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Mais à la surprise générale, Netflix a choisi de la renouveler pour une saison 2, risquant ainsi de réveiller à nouveau l’ire de pas mal d’internautes. Sur le site Rotten Tomatoes, agrégateur de critiques, Insatiable se paye un score ridicule de 11 % délivré par la presse spécialisée. Pourtant, quand on observe les chiffres du public, on réalise que son succès d’audience, ayant poussé Netflix à la renouveler, n’a pas été gonflé par le "hate watching" comme l’ont prétendu certaines personnes sur Twitter.

Le "hate watching" c’est, par exemple, ce qui avait valu à Marseille de décrocher une saison 2, au mépris du bon sens : plus le bad buzz enfle, plus les gens ont envie de savoir à quel point c’est nul, et se mettent à regarder pour participer à la moquerie générale. Pour Insatiable, qui hérite d’un score de 83 % auprès du public sur Rotten Tomatoes, il faut bien se rendre à l’évidence : la série divise, mais elle a bel et bien trouvé son public. Ce que redoutaient les associations militant contre la grossophobie. La saison 2 d’Insatiable devrait donc débarquer en 2019 sur la plateforme.

Par Delphine Rivet, publié le 13/09/2018

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