Toutes ces raisons qui font de New Girl la digne héritière de Friends

Exit Megan Fox ! Welcome back, Zooey Deschanel ! Pour le 100ème épisode de New Girl, diffusé hier soir aux Etats-Unis, le gang était de nouveau au complet... et ça nous manquait.

Après une absence de quelques semaines pour cause de congé maternité, Zooey Deschanel a repris le rôle de Jess et a réintégré la colocation. Ce gang, dont chacun des membres a une personnalité bien distincte, on aimerait bien en faire partie... un peu comme Friends à son époque.

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Et la comparaison ne s'arrête pas là. On vous dit, gifs à l'appui, pourquoi New Girl est aux millennials ce que Friends était à la génération précédente.

C'est une ode à la colocation

Si nos Friends vivaient dans trois, voire quatre appartements différents, nos six amis étaient constamment fourrés chez l'un ou chez l'autre. New Girl, c'est un peu la réunification des clans. Tout le monde vit sous le même toit et c'est aussi un joyeux bordel.

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Et à propos de bordel justement, quand les colocs se relâchent, ils peuvent compter sur le côté maniaque et obsessionnel de Monica, chez les Friends, ou de de Schmidt, chez la New Girl.

Le titre de la série est d'ailleurs un bon indicateur de l'évolution de cette comédie de potes : ce qui devait, à la base, être l'histoire de cette nouvelle fille un peu fofolle qui débarquait dans une coloc de mecs pour être le centre de toutes les attentions, s'est rapidement muée en une sitcom de potes.

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Comme pour les Friends avant eux, Jess, Schmidt, Winston et Nick sont tous égaux. Puis Coach, temporairement, et Cece sont venus se greffer à ce gang déjà bien soudé. Cette dernière a d'ailleurs depuis totalement intégré l'ancien quatuor.

Et comme sa grande sœur, New Girl se paye quelques guest de derrière les fagots. En voyant Prince, on était un peu dans le même état que Jess et Nick.

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Bon et puis, on va pas se mentir, mais Friends, comme New Girl, avec leurs super apparts trop cosy, ont contribué à redorer l'image de la colocation. Pire, elles nous ont fait l'idéaliser. La réalité, pour beaucoup de ceux qui ont essayé, est sensiblement éloignée de la fiction... C'est à qui de sortir les poubelles déjà ?

Parce qu'on s'identifie forcément à eux

L'avantage d'un "ensemble cast", c'est la diversité. On ne parle pas ici de diversité à la manière de United Colors of Benetton, mais bel et bien d'un vaste spectre de personnalités. Chacun ses lubies dans la coloc, ses vieilles manies, ses angoisses, ses délires...

Devant Friends, on était "plutôt Monica, control freak et maniaque à l'extrême", ou "plutôt Chandler, le comique de service qui n'arrive pas à pécho", ou on laissait s'exprimer "notre côté Phoebe" en courant comme un(e) débile comme si personne ne regardait.

Ces traits de caractère, volontairement caricaturaux au début, on les retrouve évidemment dans New Girl. Dans cette joyeuse maisonnée, l'identification est immédiate, avec l'un ou l'autre de ses habitants. On emprunte à Schmidt son amour des cardigans, à Jess son optimisme à l'épreuve des balles ou à Nick son tempérament d'inadapté social.

Des personnages en phase avec leur époque

Comme eux, entre deux grosses déconnades, on est rattrapé par nos petites angoisses de trentenaires. Si Friends préférait le drama sentimental aux questionnements psychologiques, c'est aussi que l'époque a changé. Dans New Girl, on n'est jamais très loin de ces préoccupations.

Nos nouveaux adulescents sont juste un peu plus centrés sur eux-mêmes et leur bonheur, là où nos Friends s'inquiétaient surtout de ne jamais finir mariés avec une famille. Autres temps, autres mœurs.

Schmidt est en phase avec ses émotions et ne se cache jamais d'être sensible ou bouleversé. Winston oscille entre la confiance en lui que procure son uniforme de flic et la panique quand il doit se montrer vulnérable devant sa partenaire.

Nick, sous ses airs de p'tits vieux blasé de tout et cynique à souhait, est en fait un grand angoissé, résigné, un cabossé de l'amour. Jess, quant à elle, voit régulièrement son optimisme légendaire vaciller. Elle est tiraillée entre son naturel naïf et gentiment excentrique, et ce que la société réclame d'elle en tant que femme mature et responsable.

Parce que l'humour de New Girl est déjà culte

Qui n'a pas frôlé la fuite urinaire en voyant Nick esquiver une conversation gênante par un moonwalk ? Comment réprimer un fou rire quand Schmidt vous détaille ses standards en matière de mode ou ce qui est, selon lui, la fête la plus sexy de l'année (Independance Day, obviously) ? On vous met au défi de garder votre sérieux devant Winston et sa passion presque malsaine pour les puzzles.

Ce qui les rend uniques et si attachants à la fois, ce sont, bien sûr, leurs spécificités, mais aussi et surtout, leur côté décalé. Les héros de New Girl, leur humour et leur façon d'interagir les uns avec les autres, ne ressemblent à rien de ce que l'on connaît.

C'est comme s'ils avaient inventé leur propre langage, fait de mimiques, de grimaces, de répliques qui fusent comme dans un échange au ping pong. Ils parlent de façon étrange, bougent de façon étrange, s'aiment de façon étrange. Et nous, toute cette bizarrerie, on adore !

Par Delphine Rivet, publié le 09/03/2016

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