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Rise, la rencontre prometteuse entre Glee et Friday Night Lights

Signée Jason Katims, à qui l’on doit notamment Roswell et Parenthood, la toute fraîche Rise met toutes les chances de son côté pour devenir un drama puissant et moderne.

Marié, père de famille et vraisemblablement épanoui, Lou Mazzucchelli est professeur d’anglais au lycée de Stanton, bourgade fictive plus-américaine-tu-meurs. Un beau jour, il se découvre une fibre dramaturgique et implore le directeur de son établissement de lui laisser les rênes de la troupe de théâtre. Des ados, venant d’horizons différents, qu’il espère apprivoiser pour mettre sur pied la meilleure représentation possible de L’Éveil du printemps de Frank Wedekind. Voilà, en quelques lignes, le point de départ de la très prometteuse Rise.

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Aux abonnés absents depuis les adieux de How I Met Your Mother (sauf pour ceux qui ont suivi la méconnue Mercy Street, soit approximativement… personne ?), Josh Radnor fait son come-back avec Rise, se glissant dans la peau dudit Lou Mazzucchelli. Dès le début du pilote, son personnage s’impose comme l’équivalent du coach Taylor dans Friday Night Lights, un homme de conviction guidé par une passion dévorante.

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Et si l’on fait ce parallèle, ce n’est pas pour rien, puisque Rise est le dernier bébé de Jason Katims, qui n’est autre que le producteur exécutif de Friday Night Lights évoquée plus haut. Les similitudes entre ses deux séries sont nombreuses : un professeur qui fait office de messie pour ados en perdition, de jeunes lycéens aux vies pas toujours réjouissantes et une thématique centrale. Ici, on oublie le football et son côté fédérateur, l’heure est à la comédie musicale.

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Alors, dans la suite logique des choses, on en vient à faire le rapprochement avec Glee, autre fiction phare du petit écran qui s’intéressait à des jeunes pubères aimant pousser la chansonnette. D’entrée de jeu, Rise n’a pas la folie insensée de son aînée, qui avait tendance à faire chanter ses personnages à la moindre occasion, qu’elle s’y prête ou non. Dans la nouvelle série de Jason Katims, chaque envolée lyrique a son importance et est partie intégrante de l’intrigue. Ici, rassurez-vous donc, pas de reprises pop indigestes : c’est déjà un bon point.

Au-delà du personnage de Josh Radnor, un tantinet antipathique par moments (il s’empare du job d’une de ses collègues sans vraiment s’en mordre les doigts), Rise fait les présentations avec plusieurs lycéens qui correspondent surtout à de sacrés archétypes, poncés par le genre de la série pour ados au fil des années. Il y a Lillette, la girl next door introvertie, Robbie, le quarterback au grand cœur, ou encore Gwen, qui s’impose a priori comme la peste vindicative du show. En définitive, rien de nouveau sous le soleil.

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Néanmoins, qu’importe ce qu’essaie de nous vendre Rise, on achète ! À l’image de Friday Night Lights, elle franchit les limites du teen drama grâce à une réalisation intimiste et une sincérité qui imprègne tous les personnages de la série. Pénibles dans certaines œuvres, les interludes musicaux sont ici particulièrement réussis (en plus d’être utiles, incroyable), avec une mention spéciale pour Auli’i Cravalho, la voix derrière Vaïana en VO, qui fait vibrer ses cordes vocales et nous donne de véritables frissons.

C’est bien simple. Si vous avez kiffé Glee et auriez souhaité voir ce que la série aurait donné avec un semblant de réalisme, vous aimerez Rise. Si vous vous revendiquiez membre honoraire des Dillon Panthers et vouiez un culte à Friday Night Lights, alors vous allez tomber raide dingue de Rise. D’une façon ou d’une autre, le nouveau drama de Jason Katims mérite qu’on lui donne sa chance.

Rise est diffusée sur NBC aux States depuis le 13 mars, et reste inédite en France.

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Par Florian Ques, publié le 16/03/2018

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