Rob Zombie raconte la Révolution française dans un sanglant court d'animation

L'inénarrable Rob Zombie fait la paire avec Tony Moore, dessinateur du comic book The Walking Dead, pour réaliser un film d'animation sur la Révolution française. En toile de fond, la sortie d'Assassin's Creed Unity d'Ubisoft.

La promotion d'Assassin's Creed continue tambour battant. Après une vidéo de parkour qui a enflammé Internet la semaine dernière (près de 5 millions de vues en six jours à peine), le nouvel opus de la franchise d'Ubisoft se paye carrément Rob Zombie pour un court métrage de promotion qui raconte les grandes lignes de la Révolution française, dévoilé ce week-end au Comic-Con de San Diego.

Mais ce n'est pas tout : le musicien metal et réalisateur de films d'horreur est accompagné de Tony Moore, le dessinateur du célèbre comic book The Walking Dead. En fait, les deux hommes ont déjà travaillé ensemble sur Spookshow International, une incursion de l'univers démoniaque et peuplé de freaks du chanteur dans l'univers des comics. Pour l'occasion de ce court métrage sanglant et sans pitié, Tony Moore déclare à Spin :

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J'étais terriblement excité et me suis tout de suite plongé dans l'aventure. Ayant déjà travaillé à des couvertures de Spookshow International voilà quelques années, je savais que travailler à nouveau avec Rob serait fun. Et sur une histoire qui implique des personnages en costume qui se font couper la tête, qui pourrait refuser ?

Le script de Rob m'a tout de suite donné envie d'y mordre à pleines dents ; et il me laissait la place d'interpréter les choses comme je l'entendais. Je pense vraiment que le résultat reflète le plaisir que nous avons ressenti en travaillant là-dessus.

Si par plaisir, ces deux habitués du gore et de l'horreur entendent une réinterprétation de la Révolution française en braquant les projecteurs sur les détails les plus chargés en hémoglobine de son histoire, alors oui, c'est probablement réussi. À vous de juger.

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Si vous connaissez Rob Zombie, c'est sans doute pour son apport au rock industriel, d'abord avec le groupe White Zombie, puis sous son propre pseudonyme (c'est dommage, mais Rob Zombie n'est pas un nom de baptême). Mais le chanteur de "Dragula" est aussi passé derrière la caméra de cinéma le temps de plusieurs films dédiés au registre de l'horreur.

La Maison des 1000 MortsThe Devil's Rejects ou encore son remake du Halloween de Carpenter. Véritable artiste multimédia, il est l'un des seuls à faire encore vivre la culture freaks dans la musique, le cinéma et les comics.

Par Théo Chapuis, publié le 28/07/2014

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