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Station 19, le spin-off de Grey’s Anatomy, est exactement ce à quoi on s’attendait

Prévisible mais distrayante, la nouvelle série dérivée de l’écurie Grey’s débarque sans vraiment faire d’étincelles. Attention, spoilers.

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L’uniforme, ça fait toujours son petit effet. Flics, pompiers, militaires et j’en passe, les métiers en uniforme fascinent (et excitent parfois, mais là c’est une tout autre histoire). La preuve dans le monde des séries, tandis que les shows mettant en scène ces professions pullulent sur le petit écran depuis un bon moment. À cette joyeuse troupe de séries (souvent médiocres, on ne va pas se mentir) vient s’ajouter Station 19, le spin-off tout nouveau mais pas si frais de Grey’s Anatomy.

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On zappe les couloirs oppressants du Grey-Sloan Memorial Hospital, l’heure est venue de sillonner les rues de la métropole américaine avec les pompiers de la station 19. De leurs moments de détente au sein de la caserne jusqu’aux opérations de sauvetage, lance à incendie en main, cette série estampillée Shonda Rhimes nous immerge dans le quotidien de ces professionnels du danger. Et la personne qui nous ouvre les portes de ce milieu tout feu tout flamme n’est autre qu’Andy Herrera, une sorte de Meredith Grey 2.0 déjà présentée dans Grey’s Anatomy au cours de la saison 14 actuellement en diffusion.

À l’image de Meredith, l’héroïne de Station 19 est caractérielle, émotive et sait comment ne pas se faire marcher sur les pieds. Tout comme la star de Grey’s Anatomy aux débuts de la série, Andy se retrouve au cœur d’un triangle amoureux (trope du petit écran que les productions Shondaland maîtrisent comme pas deux), tiraillée entre son boyfriend de longue date avec qui elle bosse tous les jours et un policier charismatique qu’elle connaît depuis l’enfance. Grosso modo, si vous êtes friands de drama sentimental digne d’un soap opera, vous êtes au bon endroit.

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Si Station 19 peut paraître superficielle présentée ainsi, on peut s’attendre à ce qu’elle ait tout de même des choses à dire sur le fait de se retrouver avec une femme sûre d’elle dans un milieu à prédominance masculine. Après tout, à travers les multiples séries de sa maison de production, la toute-puissante Shonda Rhimes nous a habitué·e·s à des protagonistes féminins forts, souvent qualifiés de féministes à bien des égards. Après un premier épisode mitigé, nul doute que Station 19 devra accentuer davantage cet aspect-là si elle veut rester pertinente et ne pas sombrer dans le côté purement soapesque de Chicago Fire, elle aussi focalisée sur les pompiers et diffusée sur la chaîne concurrente NBC.

Au-delà de ça, le nouveau spin-off de Grey’s Anatomy (on n’oublie pas la regrettée Private Practice) peine à apporter quelque chose de nouveau. Avec ses dilemmes amoureux et ses séquences émotion surchargées de musique pop, Station 19 sent le réchauffé. Osera-t-on le dire ? Station 19, c’est purement et simplement une transposition de Grey’s Anatomy dans le monde des combattants du feu, ni plus ni moins.

Cela dit, est-ce si terrible que ça ? Après tout, Grey’s Anatomy n’a jamais brillé par son propos et a toujours été plus un soap dans le domaine hospitalier qu’une série censée bouleverser notre vision de la médecine moderne. De prime abord, Station 19 est tout aussi creuse que son aînée, mais cela ne veut pas dire qu’elle est mauvaise. Si l’on recherche du divertissement à l’état pur, sans second degré de lecture nécessaire, alors le show remplit toutes les cases nécessaires. Des pompiers pas déplaisants à regarder, de l’action, des moments touchants… Que demander de plus ?

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Station 19 est diffusée aux États-Unis depuis le 22 mars à raison d’un épisode par semaine sur ABC, et reste inédite en France.

Par Florian Ques, publié le 23/03/2018

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