Superstore, qui signe le retour d'America Ferrera, ne vend rien de nouveau

Techniquement, le lancement de Superstore est prévu pour le 4 janvier prochain. Mais NBC a choisi de donner un aperçu de sa prochaine comédie en diffusant les deux premiers épisodes ce lundi. Des débuts peu encourageants.

Pour son premier jour de travail chez Cloud 9, Jonah (Ben Feldman) fait, bien malgré lui, une très mauvaise impression sur Amy (America Ferrera), sa cheffe de rayon. S'il essaye de se rattraper en essayant de jouer les employés modèles, ce n'est pas seulement par conscience professionnelle mais parce qu'il en pince un peu pour elle. Il découvre au passage que Cloud 9 n'est pas seulement un supermarché qui voit défiler des clients anonymes à longueur de journée, c'est aussi une petite famille dont les membres sont aussi bizarres qu'attachants.

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Depuis la fin de The Office et 30 Rock, NBC a cherché à renouer avec les sitcoms à succès. Mais au lieu de regarder vers l'avenir, elle se retourne systématiquement sur elle-même, rêvant à ses précédentes réussites comme un vieil acteur ferait reluire les awards qu'il a eu quelques décennies auparavant. Les workplace comedies ont fait la gloire du network dans les années 2000 et Superstore entend se reposer là-dessus.

Sauf que Justin Spitzer, qui fut scénariste sur The Office et Scrubs notamment), nous offre, avec Superstore, une sitcom fadasse, ni totalement workplace comedy, ni tout à fait romance à la guimauve. Parce que oui, il y a une intrigue romantique sous-jacente entre ses deux inconnus que tout oppose, qui se découvrent, se détestent mais qui vont, à n'en pas douter, finir par tomber amoureux l'un de l'autre. Ça sent le réchauffé.

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Superstore ne sait pas sur quel pied danser. L'humour sur lequel elle espère fonder tout son charme est daté, fait de gags que l'on a déjà vus, de vannes que l'on a déjà entendues dans la bouche de personnages mille fois rencontrés.

Justin Spitzer avait pourtant la belle ambition de parler de cet endroit où toute l'Amérique se retrouve, un lieu où se croisent toutes les classes sociales, toutes les origines, dans un seul but : consommer. Voilà une promesse alléchante, raconter l'Amérique en observant un échantillon représentatif. A l'arrivée, Superstore passe complètement à côté du sujet et préfère se cacher derrière des situations comiques éculées.

En dépit de ses trois premiers épisodes peu engageants (le troisième a été mis en ligne par la suite), on aimerait lui laisser le bénéfice du doute. La comédie est une forme de séduction et bien souvent, ces séries prennent leur temps pour trouver leur rythme, leur ton et surtout, leur personnalité.

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Note : 2/5

Par Delphine Rivet, publié le 04/12/2015

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