De Stranger Things à 13 Reasons Why, ces talents qu’on a adoré découvrir en 2017

Ils nous ont fait rire, ils nous ont fait pleurer. Parce que la fin d’année approche, on a décidé de rendre hommage à ces acteurs, novices ou non, qui se sont démarqués.

2017, comme les années précédentes, a été riche en séries d’une qualité toujours croissante. Du drame larmoyant, de la comédie satirique, du surnaturel rétro… Avec les centaines de shows proposés durant ces derniers mois, clairement, tout le monde pouvait y trouver son compte. Et, parfois, se glissaient dans ces séries des comédiens débutants, ou alors tout bonnement méconnus. Certains ont marqué nos esprits et ont su prouver que la relève était pleinement assurée. Focus sur ces dix talents qu’on a adoré (re)découvrir cette année.

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DeWanda Wise (She’s Gotta Have It)

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© Netflix

Qui ? Après avoir squatté les planches comme bon nombre de comédiens à leurs débuts, DeWanda Wise s’est incrustée sur le petit écran avec des caméos dans des petites fictions qu’on connaît bien, de The Good Wife à New York, unité spéciale. Plus récemment, elle est apparue dans Underground sous les traits d’une esclave calculatrice avant de faire travailler nos glandes lacrymales dans Shots Fired, fiction policière où elle joue la mère endeuillée d’un ado de 17 ans.

Pourquoi on l’a kiffée : Dans la très pertinente She’s Gotta Have It, fraîchement rendue disponible sur Netflix, elle incarne Nola Darling, une jeune femme libérée qui ne veut appartenir à personne, et surtout pas aux trois hommes qu’elle fréquente. Par son féminisme sans équivoque et sa sexualité pleinement assumée, Nola est une héroïne de série comme on en croise rarement. Le joli minois de DeWanda Wise nous fait comprendre le magnétisme du personnage, tandis que son jeu d’actrice réussit à nous la rendre tantôt attachante, tantôt irritante. Et cette ambivalence, tout le monde ne peut pas la maîtriser.

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Keir Gilchrist (Atypical)

© Netflix

Qui ? Qu’on se le dise, Keir Gilchrist n’est pas un nobody complet. Les sériephiles les plus aguerris l’auront reconnu de sa fiction précédente, United States of Tara, où il incarnait Marshall, le fils homosexuel et introverti de l’héroïne souffrant d’un trouble dissociatif de la personnalité, interprétée par Toni Collette. Sur grand écran, Keir s’est principalement fait remarquer dans It Follows, long-métrage aussi horrifique que psychologique. En bref, beaucoup de productions indé peu connues, et c’est ce qui fait son charme.

Pourquoi on l’a kiffé : La magie des créations brandées Netflix, c’est qu’elles permettent à leurs comédiens de donner dans le mainstream et gagner en visibilité. Ce fut le cas pour Keir Gilchrist, qui s’est illustré durant la période estivale dans la touchante Atypical. Pendant les huit épisodes de cette dramédie singulière, il a prêté ses traits à Sam Gardner, un ado autiste travaillé par ses hormones en ébullition. Un challenge de taille, relevé haut la main !

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Sadie Sink (Stranger Things)

© Netflix

Qui ? Au rayon des carrières fulgurantes, la jeune Sadie Sink ne s’en sort pas trop mal. En 2015, les téléspectateurs d’ABC la découvrent à l’affiche d’American Odyssey, une sorte de série militaire édulcorée où elle est la fille d’Anna Friel (Pushing Daisies). Cette année, elle a décroché un rôle mineur dans le film indie The Glass Castle, aux côtés de Brie Larson et Naomi Watts.

Pourquoi on l’a kiffée : Pour la seconde saison ultraplébiscitée de Stranger Things, le gang des kids se voit contraint de faire de la place pour Max, une rouquine garçon manqué avec une situation familiale assez tordue. Si Eleven n’a pas vu son arrivée d’un très bon œil, ce n’est clairement pas notre cas. Sadie Sink s’est facilement fondue parmi les jeunes comédiens irréprochables de la série, à tel point qu’on regrette de ne pas l’avoir aperçue davantage.

DeRon Horton (Dear White People)

© Netflix

Qui ? Bien qu’il ait passé le plus clair de sa jeunesse en Arabie saoudite, c’est bien aux States que DeRon Horton a décidé de poser ses valises pour mieux se faire connaître. Au-delà d’une maigre poignée de courts-métrages inconnus au bataillon, il a participé au film Burning Sands, remarqué par la critique lors de l’édition 2017 du festival Sundance avant d’atterrir sur Netflix dans notre Hexagone.

Pourquoi on l’a kiffé : DeRon Horton se sent vraisemblablement à l’aise du côté de la plateforme de streaming puisqu’il a obtenu l’un des premiers rôles de Dear White People, dramédie engagée et piquante, adaptée du film éponyme de Justin Simien. Il joue Lionel Higgins, un étudiant afro-américain tiraillé entre son devoir journalistique, son attirance pour la gent masculine et son engagement pour défendre les étudiants noirs du campus. Avec justesse et sensibilité, l’acteur nous rend ce personnage irrémédiablement attachant, et peut-être davantage que son pendant ciné.

Frankie Shaw (SMILF)

© Showtime

Qui ? OK, Frankie Shaw a déjà pas mal de bouteille. Après une pléiade de rôles méconnus dans des productions qui l’ont été tout autant, elle démontre ses talents comiques dans la décalée Blue Mountain State. Puis, en 2014, on peut la retrouver à l’affiche de Mixology, une sitcom tristement annulée se déroulant le temps d’une seule et même nuit dans un bar dansant. Dernièrement, elle s’est surtout illustrée dans la première saison de Mr. Robot, incarnant le plan cul d’Elliot au destin funeste, et la prometteuse Good Girls Revolt, centrée sur la révolution féministe d’employées d’une rédaction dans les 60’s.

Pourquoi on l’a kiffée : Après des années à vagabonder en arrière-plan, il était grand temps pour Frankie Shaw de s’approprier le devant de la scène. C’est le cas avec SMILF, une dramédie irrévérencieuse inspirée par le court-métrage du même nom que l’actrice avait elle-même pensé et réalisé en 2015, et désormais devenu une série pour Showtime. Frankie se glisse dans la peau de Bridgette, une maman célibataire qui peine à joindre les deux bouts. Avec son visage atypique et son expression détachée, elle réussit aisément à augmenter le capital sympathie de son personnage.

Brandon Flynn (13 Reasons Why)

© Netflix

Qui ? Voilà un vrai débutant. En plus d’une dizaine de contributions à des pièces de théâtre çà et là, Brandon Flynn a fait un passage express dans la sous-estimée BrainDead le temps d’un épisode. Et… c’est à peu près tout.

Pourquoi on l’a kiffé : Soyons honnêtes, le casting de 13 Reasons Why envoie plutôt du lourd de tous les côtés, aussi bien chez les héros Hannah et Clay que leurs camarades. Parmi ces derniers se trouve Justin Foley, l’athlète du lycée qui est l’exemple parfait de la masculinité toxique. En un regard, Brandon Flynn parvient à faire de Justin, archétype en puissance, un personnage complexe et nuancé. Ajoutez à ça son engagement sans faille pour la cause LGBTQ+, et on tient là l’une des jeunes personnalités les plus intéressantes de 2017.

Aisha Dee (The Bold Type)

© Freeform

Qui ? D’origine australienne, Aisha Dee a propulsé sa carrière très jeune au pays des kangourous, apparaissant dans plusieurs épisodes de… Grand galop. Oui, oui, cette série sur des gamines et leurs compagnons équins. Elle a ensuite pris l’avion direction les États-Unis pour jouer les lycéennes pourries gâtées dans la sitcom annulée I Hate My Teenage Daughter. Plus récemment, l’actrice a joué les BFF attachantes dans Chasing Life et la regrettée Sweet/Vicious.

Pourquoi on l’a kiffée : Ce n’est un secret pour personne, The Bold Type fut l’une des révélations sérielles du dernier cru estival. Et ça, c’est en partie grâce à Aisha Dee et son personnage, la débrouillarde Kat. En une dizaine d’épisodes seulement, cette dernière explore aussi bien sa féminité que sa sexualité, sans jamais en faire tout un plat. Dans les mains d’une autre actrice, le rôle aurait pu être bâclé. Heureusement pour nous, Aisha Dee insuffle ce qu’il faut de spontanéité et de fraîcheur à sa prestation pour la rendre irremplaçable.

Iain Armitage (Big Little Lies)

© CBS

Qui ? Il a neuf ans et des yeux bleu océan. Ah, et il fait depuis un petit bout de temps des critiques de pièces de théâtre sur YouTube. Précoce, on vous dit !

Pourquoi on l’a kiffé : 2017 était une année prolifique pour Iain Armitage, qui a squatté le petit écran dans non pas une, mais deux séries. En février, il a côtoyé le casting cinq étoiles de Big Little Lies, se glissant dans la peau du troublant Ziggy, le fils de Jane Chapman (Shailene Woodley). Puis, à l’automne, il s’est attaqué à un sacré défi : incarner Sheldon Cooper, la star de The Big Bang Theory, dans ses années jeunesse. Donnant tantôt dans le drame pour Big Little Lies, tantôt dans l’humour pour Young Sheldon, le jeune Iain n’a pas peur de montrer toute sa palette de jeu. On crève d’envie de voir la tournure que va prendre sa carrière dans les années à venir.

Lyric Ross (This Is Us)

© NBC

Qui ? Outre des caméos à peine remarqués dans Sirens ou Chicago Fire, sa filmographie est essentiellement vierge… pour le moment.

Pourquoi on l’a kiffée : À l’image de sa première salve d’épisodes, la saison 2 de This Is Us est un grand huit émotionnel avec des bons sentiments et des larmes garanties à chaque looping. Lyric Ross a fait son arrivée au bout de quelques épisodes, avec (on suppose) la ferme volonté de nous émouvoir. Elle interprète Deja, l’ado que Randall et Beth accueillent après l’incarcération de sa mère biologique. Tel un animal à apprivoiser, elle reste sur ses gardes et paraît hostile face à sa nouvelle famille, avant de petit à petit s’attacher à eux. Pendant ce temps, nous aussi, on s’attache à Lyric Ross et son jeu d’actrice mesuré.

Madelaine Petsch (Riverdale)

© Netflix

Qui ? Aussi surprenant que ça puisse paraître, Madelaine Petsch débute à peine sa carrière et n’a pas beaucoup de projets à son actif. En revanche, la rouquine a une fanbase conséquente sur YouTube, où elle est particulièrement présente. Récemment, elle a pris position contre les violences sexuelles dans une campagne de sensibilisation qu’elle a inaugurée.

Pourquoi on l’a kiffée : Dans Riverdale, série pour ados méta et pas crédible pour un sou, Madelaine devient Cheryl Blossom, la queen bitch de la ville qui balance des punchlines (souvent gratuites). Peu d’actrices excellent dans le registre de la peste exécrable, et c’est pourtant son cas. Bien aidée par les scénaristes qui lui accordent des répliques gratinées, Madelaine a prouvé qu’elle n’était pas là pour faire de la figuration et fait sérieusement concurrence aux autres actrices principales du show.

Par Florian Ques, publié le 04/12/2017

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