Quand le visionnage de séries ressemble (trop) à votre vie sentimentale

Nous avons tous des histoires avec les séries. Elles durent quelques heures, quelques jours ou plusieurs années. Dans tous les cas, il est facile de faire un parallèle avec notre vie amoureuse. La preuve par sept.

Avec les séries, on vit et on rit. Souvent, on vibre et d’autres fois, on s’ennuie. The Big Bang Theory, The Walking Dead, The Leftovers… Les univers comme les saisons défilent. Le téléspectateur entretient une relation particulière avec ces histoires au long cours. Un rapport qui n’est pas sans rappeler ceux qui émaillent notre vie privée. Vous en doutez ? Voici sept enseignements tirés du visionnage de séries. Et des affres de la vie sentimentale, aussi.

#1 Découvrir un pilote, c’est comme… aller à un premier rendez-vous

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Qu'il se soit bien passé ou non, il ne faut jamais tirer de conclusion hâtive après un premier rendez-vous. Parfois, vous êtes particulièrement emballés ; parfois, c’était assez moyen. Dans tous les cas, il n’est pas toujours facile de bien commencer. A contrario, rien ne dit que la suite sera dans le même esprit. Comme face à un pilote.

Un premier rendez-vous peut prendre des airs de X-Files (plus ça avance, plus c’est compliqué) ou de Sense8 (très bonne surprise après un premier contact franchement bof). En partant de ce principe, vous apprenez à relativiser.

#2 Regarder un season premiere… c’est comme retrouver l’autre après une longue absence

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Vous avez attendu des jours (des mois !), et la perspective de le/la revoir ne fait penser qu’aux qualités de l’autre. Votre enthousiasme, assez naïf, est mignon. Mais la réalité se rappellera à vous bien vite.

Retrouver l’autre, en fait, c’est comme un début de saison de Game of Thrones : au fond, on sait que pleins de (longs) moments vont nous gonfler. Mais on est tellement content de remettre le couvert que l’on fait semblant de rien. Normal : les instants réussis sont nombreux, et vraiment marquants.

#3 Tomber sur une série que l’on a arrêté, c’est comme… revoir un(e) ex avec qui ça s’est mal terminé

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Dans votre histoire avec lui/elle, il y a eu de chouettes trucs. Mais pas seulement. Les retrouvailles ? De vraies montagnes russes. Au départ, on se rappelle pourquoi on était ensemble. Très vite arrive le moment où on se souvient pourquoi on ne l’est plus.

L’autre finit par ressembler au travail d’Aaron Sorkin. Son intelligence et son idéalisme période A la Maison Blanche nous ont séduit. Mais il est devenu franchement gonflant avec The Newsroom, à donner des leçons sur tout et tout le monde. Il a forcément changé. Ou alors c’est nous. Dans tous les cas, il faut se rendre à l'évidence, ça ne colle plus.

#4 Entendre le générique d’une série qui nous a marqués, c’est comme… croiser un(e) ex avec qui tout s’est bien fini

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Les histoires d’amour ne finissent pas toujours mal. Parfois, on croise quelqu’un avec qui on est passé à un autre type de relation. Il y a de la tendresse entre vous et vous êtes toujours heureux de le/la revoir. Vous deux, c’est de l’histoire ancienne, mais ça reste une période à part.

Un peu comme lorsque l’on entend le générique de Friends ou de Veronica Mars. Les notes entraînent avec elles les souvenirs. "A long time ago, we used to be friends"… et un peu plus.

#5 Continuer une série qu’on aurait dû arrêter, c’est comme… être dans un plan cul qui n’a plus aucun sens

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Arrêtez de mentir : vous savez que ça ne mène à rien. Vous l’avez su assez tôt, d’ailleurs. Aujourd’hui, vous en êtes au stade où vous n’en parlez plus aux autres (votre amour-propre n’est pas au top) mais vous avez la flemme d’assumer, pour mettre un terme à tout ça et avancer.

Cette histoire de fesses sans saveur, c’est votre American Horror Story à vous, votre Madam Secretary : quelque chose que vous ne lâchez pas, sans trop savoir pourquoi. Vous attendez donc que ça s’arrête tout seul. Vous avez un peu honte ? C’est normal.

#6 Commencer une série française, c’est comme… un date arrangé

Braquo

Ceux qui vous monté le coup vous ont dit que vous passeriez un bon moment. Vous avez des points communs et avec un peu de chance, ça pourrait le faire. Problème, l'autre en face de vous a des qualités, mais vous pensez à un(e) autre.

Pas de bol : ça vous empêche de voir ce qui fait de votre rencard quelqu’un à part. En gros, vous regardez Braquo et pensez à The Shield. Ca peut se comprendre mais c’est dommage. Un conseil (même si c’est loin de marcher à tous les coups) : prenez la rencontre pour ce qu’elle est, sans comparer tout le temps.

#7 Une session de binge watching, c’est comme… un week-end à deux hors du monde

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A la maison ou à l’hôtel, le week-end en amoureux, c’est un peu irréel. Vous oubliez le monde extérieur, vous portez une tenue dans laquelle vous ne voudriez pas que votre grand-mère vous voie, il faudrait bien revenir à la vraie vie un jour… mais à l’instant T, vous vous en contrebalancez.

Si vous trouvez que ça ressemble à la façon dont vous avez avalé la saison 3 d’Orange Is the New Black, ce n’est pas totalement incongru. Et ça n’a rien de honteux.

Par Nicolas Robert, publié le 10/02/2016

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