©NBCUniversal

Trailer : Emmy Rossum se glisse dans la peau de l'icône bimbo Angelyne

Bien avant les Hilton et les Kardashian, cette légende hollywoodienne s'est distinguée par son sens de l'autopromo.

On restait sans trop de nouvelles d’Emmy Rossum, une des actrices les plus douées de sa génération, qui nous a régalés pendant une décennie dans le rôle de Fiona Gallagher, l’aînée de la tribu attachante et bordélique de Shameless US. Après son départ du show, en 2019, elle s’est embarquée dans une nouvelle aventure sérielle, Angelyne, dans laquelle elle tient le rôle-titre.

Développée par Universal Content Productions, cette série limitée retracera la vie flamboyante d’une mystérieuse jeune femme, autobaptisée Angelyne (la vraie est productrice exécutive sur le show), qui a eu la brillante idée de s’afficher en tenue sexy et toute de rose vêtue, sur les panneaux géants de Los Angeles au milieu des années 1980. Elle devint la "billboard queen" de la Cité des Anges et inventa ce concept si méta d’être célèbre pour la beauté d’être célèbre, sans avoir autre chose à montrer qu’elle-même. C’est en devenant célèbre sur ces panneaux publicitaires que des millions de Californien·ne·s croisaient tous les jours qu’elle attira l’attention du milieu du show-biz.

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"Je suis une lumière rose éblouissante, explique Angelyne dans le trailer. Si tu veux attirer l’attention des gens, il faut les teaser."

Elle se servit de cette notoriété pour sortir des albums de musique, puis participa à des séries et des films. Des années plus tard, elle se présenta même à l’élection de rappel du gouverneur de Californie en 2003 ! Quoi de plus logique finalement dans un pays qui a élu Donald Trump – un entrepreneur star de sa propre téléréalité – ou des anciens acteurs hollywoodiens, tels que Ronald Reagan ou Arnold Schwarzenegger.

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La série se base sur un article du Hollywood Reporter, sorti en 2017, qui révéla les origines, l’âge et le vrai nom d’Angelyne, qui jouait à fond la carte de la self-made woman. La bombe blonde à la Corvette rose a changé plusieurs fois d’identité, ses origines ont été inconnues pendant 30 ans. Une origin story très américaine (se réinventer), une icône de L.A. dont les habitant·e·s se souviennent encore, qui a infusé la pop culture (elle est apparue dans Les Simpson ou dans BoJack Horseman) et permet de réfléchir à notre rapport aux célébrités et au statut de la "bimbo" (Nabilla ou Zahia, chez nous), qui se joue à sa façon du patriarcat en performant une ultraféminité burlesque… On sera clairement là pour découvrir cette mini-série dans laquelle une Emmy Rossum méconnaissable donne la réplique au toujours impeccable Martin Freeman.

Si la série subit un retard dans sa production, dû à la pandémie de coronavirus, elle devrait sortir plus tard dans l’année 2020. Son diffuseur, la plateforme Peacock, sera lancé par NBCUniversal le 15 juillet prochain. Elle a aussi dans son escarcelle des reboots de Sauvés par le gong et Punky Brewster.

Par Marion Olité, publié le 17/04/2020