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Les 5 meilleures séries feel good de 2021

Publié le

par Adrien Delage

Ⓒ Disney+/Apple TV+/Netflix

Parce qu’on a tous besoin de se réfugier dans une série doudou après une année morose et compliquée.

#1. Ted Lasso

Ted Lasso est un coach de football américain fraîchement débarqué en Angleterre pour mener une équipe de… football de Premier League, l’AFC Richmond, menacée d’être reléguée après des échecs sportifs et des déboires internes. Problème, Ted ne connaît absolument rien à ce sport hautement apprécié chez nos voisins d’outre-Manche, si bien que son arrivée est vue comme un sabordage par les joueurs et les fans de l’équipe. Mais l’entraîneur américain, avec ses méthodes de coaching basées sur la générosité, le don de soi et la bienveillance, va surprendre tout le monde, de sa directrice qui souhaite volontairement faire couler la baraque à ses stars du ballon rond, qui vont grandir et s’épanouir à ses côtés.

Rarement on a vu une série cathartique aussi juste et touchante dans le milieu du sport. Évoquant quelque part la nostalgie de Friday Night Lights, Ted Lasso est un cocon d’optimisme et d’espoir dans lequel se réfugier. Tous les personnages, de la pétillante assistante Keeley à la star grincheuse Roy en passant par la directrice en dépression Rebecca, qui ne cherche qu’à mettre des bâtons dans les roues de Ted, sont attachants et construits sur un modèle de revanche sur la vie écrit avec une sensibilité éclatante. Ted Lasso est une véritable cure contre le chagrin, la démotivation et toute forme de détresse émotionnelle, qui a de grandes chances de devenir votre série doudou préférée.

Taux de douceur : 100 %.

À voir sur : deux saisons sur Apple TV+.

#2. Love, Victor

Victor est un nouvel élève du lycée de Creekwood High School à Atlanta, qui vient d’emménager avec sa famille. Rapidement, il devient très populaire parmi ses nouveaux camarades : il est mignon, très doué au basket-ball et tape dans l’œil de la plus belle fille du lycée, Mia. Mais en réalité, Victor n’a d’yeux que pour Benji, l’un des rares étudiants qui assume pleinement son homosexualité. Pour se trouver et accepter qui il est vraiment, Victor va devoir se tester au risque de blesser ses proches et pourra compter sur Simon, un gay de New York avec qui il peut échanger en toute confiance et bienveillance.

Un teen drama plutôt réaliste et très émouvant sur la jeunesse gay américaine ne pouvait que faire du bien à la représentation de la communauté LGBTQ+. Mais ce serait une erreur de penser que le spin-off de Love, Simon s’adresse uniquement aux personnes homosexuelles. Love, Victor est une série douce et woke, qui touchera les spectateurs de tous les genres et identités de genre, grâce à sa justesse d’écriture et ses jeunes personnages profonds. Par ailleurs, la série ne fait pas l’erreur commune des teen dramas habituels, en évitant de jeter aux oubliettes les parents. Ici, ils apprennent à comprendre et accepter le coming out de leurs enfants, respecter leur identité et encourager leur épanouissement personnel, parfois dans la douleur mais toujours avec un amour contagieux.

Taux de douceur : 90 %.

À voir sur : deux saisons sur Disney+.

#3. Atypical

Sam Gardner vient d’atteindre sa majorité mais il n’est pas comme tous les adolescents de son âge. Il évolue sur le spectre de l’autisme, subissant parfois la violence d’un monde qui va trop vite et le bouscule. Mais pour apprendre à lutter contre son anxiété, Sam peut compter sur une famille chaleureuse quoique surprotectrice par moments, son meilleur pote séducteur et pétillant Zahid ou encore sa passion pour les pingouins, qui lui permet de se calmer en cas de crise d’angoisse. À l’approche de la fin du lycée, Sam va gagner une confiance en lui et une indépendance insoupçonnées, alors que son monde familial s’écroule petit à petit autour de lui.

Atypical est l’une des meilleures dramédies originales de Netflix, rien que pour l’interprétation bouleversante de Keir Gilchrist dans la peau de Sam. La série retrace avec brio, intelligence et émotion le parcours d’un adolescent sur le spectre de l’autisme, communauté encore trop peu présente sur le petit écran. Si Sam affronte et surmonte ses propres peurs, sa vie quotidienne est similaire à celle de n’importe quel jeune du même âge : les crises parentales à la maison, les peines de cœur et d’amitié, la rivalité parfois exaspérante avec sa sœur, les questions quant à son avenir professionnel… Une représentation très juste et sans hyperbole du TSA, qui offre du baume au cœur et à l’esprit.

Taux de douceur : 80 %.

À voir sur : quatre saisons sur Netflix.

#4. Mes premières fois

Devi Vishwakumar est une adolescente amérindienne de 15 ans qui se remet difficilement de la mort de son papa. Le traumatisme de cette disparition brusque et tragique lui cause des maux physiques, si bien que Devi perd l’usage de ses membres inférieurs pendant plusieurs mois. Au quotidien, elle doit donc se déplacer en chaise roulante, subissant le regard des autres voire une forme de discrimination au lycée. L’année d’après, elle revient en meilleure forme et sur ses deux jambes avec comme objectif de doper ses relations, sa popularité à l’école et son statut social pour le bien de sa santé mentale.

Après The Mindy Project et Champions, Mindy Kaling revient pour nous faire rire dans une série en partie inspirée de sa jeunesse. Mes premières fois fait beaucoup de bien à la communauté amérindienne en brisant les clichés raciaux et en proposant un cast inclusif, porté brillamment par la jeune actrice Maitreyi Ramakrishnan qui incarne Devi. Mindy Kaling et ses scénaristes modernisent le récit très classique du coming-of-age à travers le parcours inspirant de leur héroïne, qui découvre à la fois les difficultés du deuil, de l’handicap et d’une culture indienne invisibilisée aux États-Unis. Mes premières fois évite l’écueil du pathos mièvre et propose à l’inverse une histoire lumineuse et souvent tordante.

Taux de douceur : 70 %.

À voir sur : deux saisons sur Netflix.

#5. Last Chance U: Basketball

Après le football américain, les équipes de Last Chance U partent à la rencontre d’une équipe américaine de jeunes basketteurs proches de réaliser une prouesse : remporter le championnat régional. C’est une victoire qui n’a pas de prix pour les 12 joueurs de la team des Huskies, qui pourrait leur ouvrir les portes d’un avenir radieux voire de la NBA, alors que certains sont passés par la case prison. Car à East Los Angeles, l’un des quartiers les plus pauvres de la capitale californienne, les opportunités sont rares et la balle orange est peut-être leur unique chance de rêver à mieux et quitter cette terre promise de l’échec.

Sorti seulement quelques mois après The Last Dance, le documentaire consacré à la renommée des Bulls de Michael Jordan, Last Chance U: Basketball est l’exact opposé du récit sur l’athlète de légende. C’est l’histoire de David contre Goliath, des "cancres" versus les génies du playground, de comment se créer une place sur le terrain pour finalement s’imposer dans ce monde vaste et complexe. La série documentaire compte en plus dans ses rangs le meilleur héros sans cape du petit écran, le coach Mosley, un entraîneur passionné et passionnant qui beugle, discourt, transmet, sublime ses joueurs à travers sa rage de vaincre l’adversité. Et comme souvent dans le sport, le pire ennemi des jeunes basketteurs n’est pas l’équipe finaliste en face, mais eux-mêmes et leur peur de l’échec.

Taux de douceur : 60 %.

À voir sur : une saison sur Netflix.

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