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Pour son ultime saison, The Walking Dead fait de son mieux

Publié le

par Anaïs Bordages

Ⓒ AMC

Dans son onzième et ultime volet, la série de zombies réutilise les mêmes recettes, avec plus ou moins de succès.

Sacrée "série la plus regardée du câble" à son apogée, The Walking Dead est, depuis quelques années déjà, en perte de vitesse créative. Pourtant, la franchise n’a pas l’intention de s’arrêter, avec plusieurs films et spin-off (dont un à venir sur Carol et Daryl) en production. Lancée le 22 août dernier sur OCS, cette dernière saison a la lourde tâche de conclure onze ans d’intrigues et de rebondissements, tout en suscitant assez d’intérêt pour la prochaine phase de la saga post-apocalyptique.

Pour sa conclusion, la série de zombies a vu les choses en grand : cet ultime volet sera composé d’un nombre exceptionnel de 24 épisodes, lentement égrainés jusqu’en 2022. Seulement les huit premiers seront diffusés cet automne. Au programme : un peu de changement, mais pas trop quand même.

Changement d’ambiance

Comme toutes les séries depuis plus d’un an, la production a dû surmonter les difficultés techniques liées à la pandémie, et elle en voit son look directement impacté. Alors que la série était traditionnellement filmée en 16 mm, tous les épisodes post-Covid ont été tournés en digital. Un processus moins lourd, qui permet de mieux respecter les règles sanitaires sur le plateau. Le grain caractéristique de The Walking Dead, censé évoquer les classiques de l’horreur, a donc disparu.

La saison 11 nous réserve d’autres surprises, avec, pour la première fois depuis la saison 1 et les gratte-ciel d’Atlanta, un retour à un environnement urbain. Les premiers épisodes situent ainsi leur action dans les tunnels du métro de Washington, où Maggie, Negan, Daryl et un petit groupe sont partis chercher des provisions. Ce volet marque en effet le retour longtemps attendu de Maggie, et surtout, sa cohabitation houleuse avec Negan, psychopathe plus ou moins réformé et responsable de la mort cruelle de son mari.

© AMC

Mais la partie la plus rafraîchissante de cette nouvelle saison se trouve ailleurs. En parallèle, on suit les aventures de Yumiko, Princess, Ezekiel et Eugene, prisonniers depuis la saison 10 d’une communauté mystérieuse. Yumiko, qui était jusqu’à présent un personnage secondaire très peu développé, a enfin l’occasion d’occuper un rôle plus central dans l’intrigue. Tout comme Princess, la nouvelle protagoniste la plus charmante de la série, et source principale d’humour et de légèreté de ces nouveaux épisodes.

Nihilisme à outrance

© AMC

Malgré ces quelques mutations, la nouvelle saison de The Walking Dead semble malheureusement toujours empêtrée dans ses vieux travers, comme l’apparition d’une énième menace humaine, alors que la survie matérielle et psychique du groupe a toujours été le thème le plus porteur de la série. Sans parler du nihilisme à outrance, ici sous la forme d’une anecdote sordide racontée par Maggie lors d’un monologue démesurément plombant.

Les fans qui ont persévéré jusqu’au bout ne seront sans doute pas déçus : nos personnages préférés sont toujours là, les séquences d’action restent toujours aussi tendues, et les cliffhangers de fin d’épisode sont assez bons pour nous tenir en haleine. Il reste encore à la série une petite vingtaine d’épisodes pour réussir l’atterrissage, et, surtout, prouver qu’il lui reste encore quelque chose à dire.

La saison 11 de The Walking Dead est diffusée sur OCS en France. 

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